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CARDROC

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La commune de Cardroc (bzh.gif (80 octets) Kerdreg) fait partie du canton de Bécherel. Cardroc dépend de l'arrondissement de Rennes, du département d'Ille-et-Vilaine (Bretagne).      

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de CARDROC

Cardroc vient du breton "caer Deroc" (ville de Deroc). 

Cardroc est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Tinténiac. Cardroc était au commencement du XIIIème siècle une trève de Tinténiac et l'abbesse de Saint-Georges nommait le chapelain chargé de la desservir. Mais sur l'ordre de Raoul, évêque de Saint-Malo de 1218 à 1230, les religieuses de l'abbaye Saint-Georges firent un accord avec le recteur de Tinténiac au sujet des nombreuses chapelles tréviales relevant de lui. Par cet acte, le chapelain de Cardroc reçut la jouissance de tous les droits paroissiaux appartenant à son église « Capellanus de Cardroc omnia jura parrochialia ad ecclesiam suam pertinentia habebit » (Cartulaire de l'abbaye Saint-Georges, 236 ) ; les religieuses se réservèrent seulement toutes les dîmes de blé et de vin ; mais le chapelain s'obligea à payer chaque année, la veille de Pâques, 2 sols à l'abbesse de Saint-Georges. Il fut aussi réglé que ce même chapelain paierait la moitié de la procuration due à l'évêque de Saint-Malo, l'autre moitié restant à la charge du prieuré et de la cure de Tinténiac, et qu'il acquitterait seul les procurations dues à l'archidiacre et au doyen. Cette convention, à la suite de laquelle Cardroc devint paroisse distincte de Tinténiac, fut confirmée en 1233 par Geoffroy, évêque de Saint-Malo, et en 1442 par le pape Eugène IV (Cartulaire de l'abbaye Saint-Georges, 235, 280). 

C'est donc de la première moitié du XIIIème siècle que date la paroisse de Cardroc. L'abbesse de Saint-Georges conserva toujours le droit d'en nommer le recteur. Au XVIIème siècle elle y avait encore un fief appelé « le Bailliage de Cardroc, s'estendant en ladite paroisse et montant par deniers à 113 sols monnoie », plus un trait de dîme se levant à la douzième gerbe (Cartulaire de l'abbaye Saint-Georges, 366, 374). 

En 1790, M. Eveillard, recteur de Cardroc, déclara que la portion congrue que lui payait l'abbesse de Saint-Georges consistait en ce qui suit : 80 boisseaux de seigle, 120 boisseaux d'avoine (le tout mesure de Tinténiac), 60 livres en argent, toutes les dîmes vertes et novales, la jouissance du presbytère avec son jardin et un jour et demi de terre. Le recteur estimait le tout 800 livres de rente ; mais comme il donnait la pension à un vicaire que les religieuses, quoique décimatrices, refusaient de payer, et qu'il acquittait ses décimes, 3 livres 4 sols dus à l'abbesse de Saint-Georges, etc., il ne lui restait qu'à peine 600 livres de revenu net (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 V, 29, et Pouillé de Rennes).

On rencontre les appellations suivantes : Capella de Cardroc (en 1220), Cardreuc (au XVIème siècle).

Note : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Cardroc : Olivier Geffroy (résigna vers 1585). Jean Lemestaier (prit possession le 11 août 1585). Pierre Bédouin (décédé vers 1600). Louis Séguin (fut pourvu le 15 mars 1600, mais trouva un compétiteur dans Henri Jouin ; tous les deux résignèrent l'année suivante). Jean Pelé (fut pourvu le 23 juillet 1601 et fut destitué en 1603). Pierre Daguenel (prit possession le 2 février 1603 et résigna en 1606). Olivier Duhail (prit possession le 22 janvier 1606). Guillaume Bridel (en 1614, il résigna en 1623). Jean Lucas (fut pourvu le 8 août 1623). Jean Gervais (résigna vers 1632). Charles d'Olivet (prit possession le 4 avril 1632 et fit une fondation de messes dans son église). N... Laitre (décédé vers 1702). Augustin Hervé (fut nommé par l'abbesse de Saint-Georges le 22 mai 1702). Alexandre Baudet (résigna en 1707). François Métayer (nommé le 22 août 1707, décédé en 1709). Gilles de Bellouan (fut pourvu le 17 juin 1709 et résigna en 1732 en faveur du suivant). Charles Ferron (sieur de la Forest, fut pourvu le 10 septembre 1732 ; décédé en 1755). Yves Paillevé de Pontdenieu (pourvu le 22 avril 1755, résigna en 1767 en faveur du suivant). Pierre Eveillard (pourvu le 25 septembre 1767, gouverna jusqu'à la Révolution). Jullien Bellier du Verger (1803, décédé en 1824). Joseph Jolivet (1824, décédé en 1851). Julien Philouze (1851, décédé en 1871). Joseph Morin (1871-1873). Victor Derennes (1873-1880). Joseph Pépin (à partir de 1880), .....

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PATRIMOINE de CARDROC

l'église des Trois-Marie (XV-XVIème siècle). L'église, en forme de croix, est dédiée à Marie Madeleine, Marie Jacobé et Marie Salomé. Dédiée aux trois Maries, l'église de Cardroc offre peu d'intérêt ; c'est une construction des XVème et XVIème siècles. Toutefois l'on y voit sur la porte principale, à l'Ouest, un écusson portant une aigle et soutenu de deux palmes, qui semble bien être le blason d'une abbesse de Saint-Georges ; or, il faut remonter à Julienne Du Guesclin, décédée en 1405, pour trouver ces armoiries chez les abbesses de ce monastère. Ce pourrait donc bien être sous l'abbatiat de la soeur du grand connétable qu'eût été commencée la reconstruction de l'église actuelle de Cardroc. L'abbesse de Saint-Georges était, en effet, non-seulement présentatrice et décimatrice, mais encore dame supérieure et fondatrice de la paroisse. Il y avait jadis dans cette église une confrérie des Agonisants et quelques fondations produisant environ 200 livres de rente (Pouillé ms. de Saint-Malo, 1739-1767). On y voit encore un double tombeau seigneurial présentant les effigies en relief d'un chevalier et d'une dame, le tout usé et sans inscription (Pouillé de Rennes). La famille Robinault, seigneurs du Plessix, avait des prééminences dans cette église. Le portail date du XV-XVIème siècle. On y voit, semble-t-il sur un écusson, les armes de la famille de Châtillon de Colligny, seigneurs de Tinténiac et de Montmuran (du milieu du XVIème siècle au milieu du XVIIème siècle). Le tirant du croisillon nord porte la date de 1652. On y trouve des dalles funéraires qui datent du XV-XVIème siècle et qui représentent deux dames, mains jointes et têtes posées sur des coussins (l'une de ces pierres était jadis au bas du marchepied du maître-autel). L'église renferme aussi un tableau intitulé "Mort de sainte Cécile" et signé Mouraud (1677), un tableau intitulé "Saint Julien l'Hospitalier" et signé Mouraud (vers 1677), et une cloche datée de 1661 aux armes de Mathurin Robinault, seigneur du Plessis et d'Olive Riou, son épouse. La statue de la Vierge à l'Enfant, ainsi que celle de saint Dominique datent du XVIIème siècle ; 

le calvaire situé au lieu-dit La Croix-Boissée ; 

la croix située place de l'Eglise ; 

l'ancien manoir de Trédebert, situé route de Romillé ; 

l'ancien manoir de La Haie ou Haye, situé route de la Chapelle-Chaussée ; 

la maison à porche (XVIème siècle), située au lieu-dit La Croix-Boissée ; 

la maison (XVIIème siècle), située au lieu-dit La Croix-Boissée ; 

2 moulins à eau à Théloyer ; 

A signaler aussi : 

l'ancienne chapelle de Villeneuve, située jadis route de Romillé. Saint-Joseph de Villeneuve, considérée comme frairienne, fut bâtie au commencement du XVIIème siècle par Jean Guillot, demeurant au village de la Vallée-Cohan, qui y choisit sa sépulture. Peu après, Pierre Robert, prêtre, demeurant au village de Villeneuve, s'entendit en 1625 avec le fondateur, et tous deux dotèrent cette chapelle d'une rente qui était de 120 livres au XVIIIème siècle. Ils y fondèrent ainsi des messes, et Pierre Robert fut pourvu lui-même de la chapellenie nouvelle dont il prit possession le 4 juin 1628. Il eut pour successeurs comme chapelains Mathurin Guillot (1656), Mathurin Gondré, décédé en 1753, et Jean de Léon (Pouillé de Rennes) ;

l'ancien manoir de Villepéan, situé route de la Chapelle-Chaussée ;

l'ancien manoir de Saint-Léan, situé route de la Chapelle-Chaussée ;

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ANCIENNE NOBLESSE de CARDROC

Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 3 nobles de Cardroc :

Maître Michel DE LA HAYE (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

Olivier DE SAINT-PERN (10 livres de revenu) : comparaît vêtu de sa robe ;

Jehan GARREL de la Garde (2 livres de revenu) : défaillant ;

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