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CAMPENEAC |
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La commune de Campénéac ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de CAMPENEAC
Campénéac vient, semble-t-il, de Campanius, premier seigneur de Campénéac, ou fait référence aux camps romains situés près de la forêt de Brocéliande.
Campénéac est un fundus gallo-romain et peut à ce titre être considéré comme une paroisse primitive. Campénéac est citée comme paroisse dès le IXème siècle (Cartulaire de l'abbaye de Redon, Charte CVII). A signaler aussi que le lieu "Bernéan" ou "Brenéen" est connu dès l'an 480 sous les noms de Broon-Ewin ou Lis-Broniwin. La paroisse de Campénéac dépendait autrefois du diocèse de Saint-Malo.
Campénéac est érigé en commune en 1790 et en chef-lieu de canton. En 1802, Campénéac passe dans l'évêché de Vannes.
Nota : Campénéac est connu à la cour de Louis XIV grâce à la chanson des "Gars de Campénéac", composée en 1585.
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PATRIMOINE de CAMPENEAC
l'église de la Nativité de la Très Sainte-Vierge (vers 1870), édifiée en remplacement d'un édifice ancien détruit en 1860. La chaire date de la fin du XIXème siècle et elle est supportée par un diable agenouillé ; | |
la chapelle Saint-Jean (XVIIème siècle). Il s'agit du siège d'un ancien prieuré. D'abord dépendance de l'abbaye de Montfort, puis propriété du seigneur de Trécesson. Elle est édifiée à l'emplacement d'un ermitage datant du VIème siècle. Propriété de Nicolas Bourelle de Sivry en 1796. A l'intérieur se trouve la tombe de Nicolas Bourelle de Sivry (1756-1808), propriétaire du château de Trécesson en 1796 ; | |
la chapelle Saint-Laurent (1860), édifiée à l'emplacement d'un sanctuaire primitif et siège d'un prieuré dépendant jadis de Paimpont. Siège d'une frairie, la chapelle porte l'inscription "Entreprise selon les voeux pieux des paroissiens le 1er juin 1686" ; | |
l'abbaye de la Joie-Notre-Dame (XXème siècle), située près du château de La Ville-Aubert et édifiée par l'architecte Fauny. Les moniales s'y installent le 1er septembre 1953 et suivent la Règle de Saint-Benoît ; | |
la chapelle du château de Quejeau (XVIème siècle), vouée à sainte Anne ; | |
le calvaire du château de Trécesson (XVème siècle) ; | |
la croix Lucas, située dans la lande de Gurwan ; | |
le château de Trécesson (XIIème siècle), érigé par Jean de Trécesson (qui vivait en 1250), chambellan du duc Jean IV, puis propriété par alliance de Eon de Carné (vers 1440) qui repris le nom de Trécesson. Mentionné comme demeure des seigneurs de Ploërmel et Campénéac dès le VIIIème siècle. Restauré au XVème siècle par François, fils d'Eon de Carné. On mentionne Jehan de Mallecavelle en 1480. La seigneurie est érigée en comté en 1681. Propriété successive des familles Le Preste de Châteaugiron (en 1773), Bourelle de Sivry (en 1793), Perrien, Montesquieu et Prunelé. Il possède une chapelle privée et le porche est flanqué de deux tourelles. Dans la tour d'angle, une pièce a reçu au XVIIème siècle, un décor peint illustrant les amours de Renaud et d'Armide ; | |
le château de la Ville-Aubert (XVème siècle), propriété successive des familles Aubert (en 1400, Fouquet de la Villeaubert en 1480), Labbé (en 1513), Albret (en 1555), Brunet (en 1630), Perret (en 1690), Cornulier (en 1727), Du Dresnay (en 1770), Le Prestre (en 1780-1783). L'ancien château est détruit par un incendie en 1900, puis reconstruit peu après ; | |
le château de Quéjeau (XVIème siècle), encore surnommé Kerjeau. Propriété successive des familles Quéjeau ou Quéjau ou Kerjeau (Jacques de Quejau en 1480), Desgrée ou Des Grée (en 1567), Abillan (en 1619) et Tuault (depuis 1769). Le château possède une chapelle privée, vouée à sainte Anne et datée du XVIème siècle ; | |
le château de la Touche-Larcher (XVIème siècle), propriété des familles Larcher (en 1480 et jusqu'au XVIIème siècle), puis Boscher, La Souallaye, La Corbinière, France, Busnel (en 1890) et Coquereaumont. En 1831, ce château est la propriété de Henry Marie Joseph Annibal de Busnel. Le château possédait jadis une chapelle privée ; | |
l'ancien château de Bernéan ou Brénéhant ou Brénéen (XIV-XVème siècle). Siège d'une seigneurie ayant appartenu successivement aux familles Bernéan (de 1375 à 1480), Giffart de La Marzelière et Trécesson (au XVIème siècle) ; | |
l'ancien château de Guillerien. Siège d'une seigneurie ayant appartenu jadis à la famille Gillery (en 1580 et en 1608), puis à la famille Trécesson. Le château est pris en 1600 par les Ligueurs et démoli ; | |
l'ancien château de la Chastaigneraie. La seigneurie, connue dès le XIVème siècle, est la propriété successive des familles Châtaigneraie (en 1400 et en 1432), La Feuillée (en 1513), Trécesson (de 1550 à 1700), Ligner (en 1719) et des Grées (de 1767 à 1790) ; | |
le manoir de la Bourdelaye. La seigneurie, mentionnée dès le XIIIème siècle, est la propriété successive des familles Coëtlogon (en 1300, Guillaume de Coetlogon en 1480), Audren (en 1490), Trévégat (en 1550), Polluche (en 1600), Bodoyer (en 1646), Givry (en 1730 et en 1780). Le manoir possédait jadis une chapelle privée ; | |
l'ancien manoir du Fil, propriété de la famille Lémo, puis de la famille Lézenet (en 1588) ; | |
le manoir du Marchix. Siège d'une ancienne seigneurie ayant appartenu successivement aux familles Marchix, Lézennet (vers 1400, Jehan de Lezennet en 1480), Kermeno (en 1627), Douarin (en 1667), Mouësan de La Villirouët (en 1824) et Fournier de Bellevue (en 1852). Le manoir possédait jadis une chapelle privée ; | |
le moulin à eau de la Rivière, et les moulins à vent de Rohonan, du Pont-Garnier, de Ville-Aubert, de Glévily, de Kerjean, de la Rivière, de Raule ; |
A signaler aussi :
le site mégalithique du Tombeau des Géants ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de CAMPENEAC
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464 et du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence d'aucun noble de Campénéac.
Dans le dictionnaire des feudataires des évêchés de Dol et Saint-Malo en 1480, on comptabilise la présence de 25 nobles de Campénéac :
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Guillaume BRUNART de Villermart (7 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ; | |
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Michel COETUZ (70 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ; | |
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Robert de BRENEEN (400 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
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François DE CARNE : défaillant ; | |
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Guillaume DE COETLOGON de Bourdelaye (140 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
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Guillaume DE LA RIPVIERE (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ; | |
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Fouquet DE LA VILLEAUBERT (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
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Guyon DE LEZENNET (20 livres de revenu) : défaillant ; | |
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Jehan DE LEZENNET de Marchix (50 livres de revenu), remplacé par son fils Guyon : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
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Jehan DE MALLECAVELLE de Trécesson (400 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ; | |
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Jacques DE QUEJAU de Quéjeau (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
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Jehan DU VERGIER (7 livres de revenu) : défaillant, représente Grégoire de Bellouan de Réminiac ; | |
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Guillaume FORFAICT (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
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Jehan FORFET (5 livres de revenu), remplacé par Pierre : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
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Guillaume HERNEL (25 livres de revenu), remplacé par son fils Jehan : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
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Jehan HERVEL (10 livres de revenu) : défaillant ; | |
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Maître Olivier JOUBINEAULX (10 livres de revenu) ; | |
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Pierre JOUBINEAUX (5 livres de revenu), remplacé par son fils Guillaume : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
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Maître Guillaume ou Guyon LARCHER (30 livres de revenu), remplacé par son fils Alain : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ; | |
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Olivier LARCHER (10 livres de revenu) : défaillant ; | |
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Pierre LARCHIER (25 livres de revenu), remplacé par son fils Olivier : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
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Guillaume LARCHIER de l'Abbaye (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
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Guillaume LE FEBVRE (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
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Henri PHELIPPOT (5 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît vêtu en archer ; | |
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Jehan ROGER : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; |
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