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CALAN

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La commune de Calan (bzh.gif (80 octets) Kalann) fait partie du canton de Plouay. Calan dépend de l'arrondissement de Lorient, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de CALAN

Calan signifie, semble-t-il, « lande de la bataille ». 

Calan est, semble-t-il, un démembrement de l'ancienne paroisse primitive d'Inzinzac. Une communauté religieuse est probablement à l’origine de la création de Calan, lieu de culte important, vu l'âge de son église (XIème siècle). Calan, bien que commune, était jusqu'en 1841, comme Lomelec, une trève de Lanvaudan. 

On rencontre les appellations suivantes : Cathlan, puis Cazlan (en 1387, en 1427), Calzan (en 1514), Cazlan (en 1536).

Note : Calan est un petit territoire, resserré entre Plouay au nord, Cléguer à l'ouest, Inzinzac au sud, et Lanvaudan à l'est. Sa superficie est de 1227 hectares, partagés principalement entre champs, prairies et landes. En 1891, sa population est de 649 habitants. Le bourg est à 5 kilomètres de Plouay, à 15 de Lorient, et à 58 de Vannes. De la période celtique, on ne tonnait aucun monument. Pour la période romaine, on n'est pas plus heureux. Les émigrés bretons ont occupé ce territoire dès le VIème siècle et y ont maintenu leur langue jusqu'à nos jours. Il suffit de jeter un coup d'oeil attentif sur la carte de l'Etat-major, pour voir que Calan a été très probablement détaché de Plouay. — A quelle époque eut lieu la séparation ? — On l'ignore. L'église romane de Calan remonte au moins au XIIème siècle. Dans les titres du Chapitre de la cathédrale de Vannes, on trouve, en 1387, Cazlan, comme paroisse distincte. En 1422, la situation parait être la même ; mais avant 1516, Calan avait perdu son existence indépendante, et était uni, non à Plouay, mais à Lanvaudan. Ici, comme à Billio, à Bohal, à Buléon, etc... la plus petite des deux paroisses perdit l'avantage de loger le recteur, et finit par être considérée comme une simple trêve (Joseph-Marie Le Mené - 1891). 

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PATRIMOINE de CALAN

l'église Sainte-Trinité (XI-XIIème siècle). Construite dès le XI-XIIème siècle, l'église a subi d'importants remaniements au XVème siècle. Orientée, elle comprend une nef avec bas-côtés, un transept et un choeur à chevet plat, flanqué de collatéraux. Les bas-côtés communiquent avec la nef par des arcades en plein cintre reposant soit sur des piliers carrés, soit sur des colonnes. Au carré du transept, les arcades, à double rouleau, reposent sur des colonnes engagées à chapiteaux romans, décorés de crossettes, de palmettes, de rinceaux et de figures assez curieuses. Les grandes arcades à piliers carrés semblent remonter à la fin du Xème siècle ou au début du XIème siècle. La nef date du XIIème siècle. Le reste de l'église date du XV-XVIème siècle (la date de 1425 est inscrite sur une sablière). Le choeur, refait au XVème siècle, communique avec les collatéraux par des arcades brisées reposant, d'un côté sur des colonnes à chapiteaux décorés de feuillages, de l'autre sur des piliers polygonaux à simple tailloir. Les fenêtres du choeur et celles des croisillons, à réseau rayonnant, sont en partie bouchées. Une seule petite fenêtre romane a été conservée dans la nef, au Nord, à la hauteur de la deuxième travée. L'église est couverte d'une charpente lambrissées, à sablières et entraits sculptés et portant la date de 1425. Une tour carrée, percée de petites baies romanes, hautes et étroites, surmontée d'une flèche polygonale couverte d'ardoises, s'élève sur la carré du transept. Le long du mur Sud de la nef, depuis le pignon occidental jusqu'au croisillon, court une galerie, séparée de l'extérieur par un petit mur sur lequel s'élèvent des colonnettes cylindriques, à bases et chapiteaux simples ou grossièrement sculptés, montant jusqu'à la toiture. Ce mur laisse un passage devant la porte en plein cintre, moulurée d'un gros tore, qui donne accès dans l'église. A l'extrémité orientale de cette galerie, se dresse un petit autel sur lequel se voit un groupe de pierre du XVème siècle, représentant la Sainte Trinité. Le portail occidental, qui datait du XIIIème siècle, avait déjà été remanié au XVème siècle : il est surmonté d'une rose rayonnante et a été entièrement refait au XIXème siècle. A l'intérieur, on peut remarquer, outre des piscines du XVème siècle, un large bénitier monolithe à huit pans qui semble dater du XVIème siècle. On y voit aussi des vestiges de peintures murales romanes ; 

Nota : L'église de Calan est dédiée à la Très-Sainte-Trinité. C'est un édifice en forme de croix latine, avec deux bas côtés, qui se prolongent jusqu'au fond du choeur ; ses dimensions sont de 30 mètres sur 8m,50 environ. L'ensemble est de style roman, avec quelques constructions postérieures. Les murs sont en grand et moyen appareil, sauf la longère du sud, qui est masquée par une galerie longeant la nef. Sur l'intertransept s'élève une tour carrée, à baies romanes, hautes et étroites, surmontée d'une flèche polygonale en ardoises. A l'intérieur de l'église, il y a neuf travées d'architecture jusqu'au choeur inclusivement. Les bas côtés sont séparés de la nef par des arcs plein cintre, portés sur des piliers, les uns carrés, les autres cylindriques. Au commencement du XVème siècle, on y fit d'importants travaux, comme le témoignent des portes ogivales et des fenêtres de même style, ornées de trilobes et de quatrefeuilles. Le lambris est sur arceaux à clefs pendantes ; sur la sablière du nord de la nef, on remarque un écusson à trois bandes et une inscription gothique en relief : LAN MIL IIIIc XXV. Auprès du cimetière se trouvent deux lechs bas arrondis, vestiges de deux antiques sépultures. Les chapelles étaient jadis : — 1. Notre-Dame, à Fontaine-Maria, vers le sud ; elle était en ruine, à la fin du XVIIIème siècle ; on y desservait antérieurement une chapellenie du même nom. — 2. Saint-N...?, au village de Kerandiot, vers le nord-est ; elle est détruite depuis des siècles, mais on y voit encore trois lechs arrondis, dont un est entré dans la construction d'un mur, un autre est renversé à côté, et le troisième est remarquable par ses dimensions, 2 mètres de diamètre sur 1m,50 de hauteur. Calan, qui possède des registres de baptêmes, mariages et sépultures depuis 1617, faisait partie du doyenné d'Héboé ou des Bois, et de la sénéchaussée d'Hennebont. En 1790, il fut érigé en commune, distincte de Lanvaudan, et compris dans le canton de Plouay et dans le district d'Hennebont. En 1791, son curé, G. Le Doussal, refusa le serment. A la suppression des districts en 1800, Calan entra dans l'arrondissement de Lorient, et fut maintenu en 1801 dans le canton de Plouay. A la réorganisation des paroisses en 1802, la commune de Calan conserva son maire, mais n'eut point de recteur : elle fut unie à Lanvaudan pour le service religieux. Une ordonnance royale, du 29 juin 1841, l'a enfin érigée en succursale, et un décret épiscopal a ratifié la séparation (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

la croix ou le calvaire (XVIIIème siècle). Orné de moutons sculptés, ce calvaire est placé sous le signe de l'Evangile et de l'Agneau de Dieu ; 

la fontaine Sainte-Trinité. Cette fontaine jouxte un ancien lavoir ; 

le puits (XVIème siècle), situé au centre du bourg. Il possède des montants sculptés ; 

le four à pain (XVIème siècle), situé place de l'église ; 

A signaler aussi : 

les trois lech de Kerandiot (époque gauloise) ; 

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ANCIENNE NOBLESSE de CALAN

Au point de vue féodal, Calan faisait partie de la seigneurie de Pontcallec, qui était un démembrement du Kemenet-Héboé. On ne connaissait ici qu'une seigneurie particulière, celle de Kerguiris.

A la réformation de 1427, on comptabilise la présence de deux manoirs à Calan : celui de Kerleau appartenant à Nicolas Corappe, et celui de Kerguiris appartenant aux héritiers Alain de Kerguiris. 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464 et du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence d'aucun noble de Calan. Calan dépendait autrefois de Lanvaudan.

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