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CALAN

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La commune de Calan (bzh.gif (80 octets) Kalann) fait partie du canton de Plouay. Calan dépend de l'arrondissement de Lorient, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de CALAN

Calan signifie, semble-t-il, « lande de la bataille ». 

Calan est, semble-t-il, un démembrement de l'ancienne paroisse primitive d'Inzinzac. Une communauté religieuse est probablement à l’origine de la création de Calan, lieu de culte important, vu l'âge de son église (XIème siècle). Calan, bien que commune, était jusqu'en 1841, comme Lomelec, une trève de Lanvaudan. 

On rencontre les appellations suivantes : Cathlan, puis Cazlan (en 1387, en 1427), Calzan (en 1514), Cazlan (en 1536).  

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PATRIMOINE de CALAN

l'église Sainte-Trinité (XI-XIIème siècle). Construite dès le XI-XIIème siècle, l'église a subi d'importants remaniements au XVème siècle. Orientée, elle comprend une nef avec bas-côtés, un transept et un choeur à chevet plat, flanqué de collatéraux. Les bas-côtés communiquent avec la nef par des arcades en plein cintre reposant soit sur des piliers carrés, soit sur des colonnes. Au carré du transept, les arcades, à double rouleau, reposent sur des colonnes engagées à chapiteaux romans, décorés de crossettes, de palmettes, de rinceaux et de figures assez curieuses. Les grandes arcades à piliers carrés semblent remonter à la fin du Xème siècle ou au début du XIème siècle. La nef date du XIIème siècle. Le reste de l'église date du XV-XVIème siècle (la date de 1425 est inscrite sur une sablière). Le choeur, refait au XVème siècle, communique avec les collatéraux par des arcades brisées reposant, d'un côté sur des colonnes à chapiteaux décorés de feuillages, de l'autre sur des piliers polygonaux à simple tailloir. Les fenêtres du choeur et celles des croisillons, à réseau rayonnant, sont en partie bouchées. Une seule petite fenêtre romane a été conservée dans la nef, au Nord, à la hauteur de la deuxième travée. L'église est couverte d'une charpente lambrissées, à sablières et entraits sculptés et portant la date de 1425. Une tour carrée, percée de petites baies romanes, hautes et étroites, surmontée d'une flèche polygonale couverte d'ardoises, s'élève sur la carré du transept. Le long du mur Sud de la nef, depuis le pignon occidental jusqu'au croisillon, court une galerie, séparée de l'extérieur par un petit mur sur lequel s'élèvent des colonnettes cylindriques, à bases et chapiteaux simples ou grossièrement sculptés, montant jusqu'à la toiture. Ce mur laisse un passage devant la porte en plein cintre, moulurée d'un gros tore, qui donne accès dans l'église. A l'extrémité orientale de cette galerie, se dresse un petit autel sur lequel se voit un groupe de pierre du XVème siècle, représentant la Sainte Trinité. Le portail occidental, qui datait du XIIIème siècle, avait déjà été remanié au XVème siècle : il est surmonté d'une rose rayonnante et a été entièrement refait au XIXème siècle. A l'intérieur, on peut remarquer, outre des piscines du XVème siècle, un large bénitier monolithe à huit pans qui semble dater du XVIème siècle. On y voit aussi des vestiges de peintures murales romanes ; 

la croix ou le calvaire (XVIIIème siècle). Orné de moutons sculptés, ce calvaire est placé sous le signe de l'Evangile et de l'Agneau de Dieu ; 

la fontaine Sainte-Trinité. Cette fontaine jouxte un ancien lavoir ; 

le puits (XVIème siècle), situé au centre du bourg. Il possède des montants sculptés ; 

le four à pain (XVIème siècle), situé place de l'église ; 

A signaler aussi : 

les trois lech de Kerandiot (époque gauloise) ; 

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ANCIENNE NOBLESSE de CALAN

A la réformation de 1427, on comptabilise la présence de deux manoirs à Calan : celui de Kerleau appartenant à Nicolas Corappe, et celui de Kerguiris appartenant aux héritiers Alain de Kerguiris. 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464 et du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence d'aucun noble de Calan. Calan dépendait autrefois de Lanvaudan.

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