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BRAINS |
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La commune de
Brains ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de BRAINS
Brains vient du gaulois "bren" (coline, butte).
Au Moyen Age, le territoire de Brains relève de la châtellenie de Bougon, et la châtellenie de Briord (propriété de Joseph Charette de Briord en 1789, y possède quelques droits féodaux. La châtellenie de Briord était en fait composé de 3 seigneuries en 1783 : Briord, les Huguetières (en Port-Saint-Père) et Chappes (en Saint-Hilaire-de-Chaléons).
La seigneurie du Pesle est avec la seigneurie de Jasson le principal domaine seigneurial de Brains.
Brains subit de nombreux massacres et pillages entre 1793 et 1796 lors des guerres de Vendée.
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PATRIMOINE de BRAINS
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l'église Notre-Dame (1827) ; | |
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le calvaire de Jasson (vers le milieu du XIXème siècle). Edifié en souvenir de l'ancienne chapelle Saint-Marc ; | |
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le château du Plessis (XIXème siècle), propriété de Pierre Lucas-Championnière, maire de Brains de 1803 à 1828 et ancien lieutenant de Charrette (ou Charette) durant les guerres de Vendée en 1793 ; | |
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le château de La Guerche (XIXème siècle), ancienne propriété de Pierre de la Guerche en 1429. Propriété de Prudent Allotte de La Fuge ou Fuye, maire de Brains de 1828 à 1837 ; | |
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le manoir de la Cour du Pesle (début du XIXème siècle). Propriété de Pierre de La Guerche au XVème siècle (en 1430), Pierre de Cornulier au XVIIIème siècle, de la famille Boquien au XXème siècle ; | |
le manoir de La Sauvagerie. Propriété de la famille Ruays ; | |
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4 moulins dont le moulin du Breuil ; |
A signaler aussi :
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le petit oratoire (1934), situé rue des Cèdres (au cimetière) et édifié par l'abbé Bouchaud ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de BRAINS
La terre de La Guerche. Propriété de Pierre de la Guerche (en 1429), Marie de la Guerche, dame du Pesle, épouse de Jean Louër (en 1501). Cette terre est démembrée au XVIème siècle. Propriété de Allotte de la Füye en 1830.
La terre du Pesle. Propriété de Pierre de la Guerche (de 1429 à 1437), Jean de la Guerche (de 1442 à 1454), Marie de la Guerche, épouse de Jean Louër, seigneur de la Louërie (en 1499). Cette dernière vend le domaine du Pesle à Jean du Coing. Propriété de Catherine Vivien, épouse d'Hervé Lyrot, conseiller au Parlement et alloué de Nantes (en 1554), Bonaventure Bernard, épouse de Renaud, de Sévigné (en 1634), Jeanne Charette, épouse de Gilbert Chenu, seigneur du Bas-Plessis (en 1650), Pierre de Cornulier (en 1655), N. de Cornulier (en 1752), N. de la Rochefoucauld (en 1784). Le Pesle était, à l'origine, une juveignerie de Briord.
La terre de Lorière. Propriété de Louis du Plessier, seigneur de Genonville (en 1640), Françoise du Plessier, épouse de Pierre de Cornulier (en 1645), de Cornulier (en 1792).
La juridiction de La Moricière. Propriété de Thébaud de Saffré (en 1429), Guillaume Laurens, conseiller au Parlement (en 1552/1560), Roland du Bot, conseiller au Parlement (en 1596), de Cornulier (en 1657/1792).
La terre de La Patissière. Propriété d'Isabelle Giraud (en 1650) et de Louis Lespinay (en 1678).
La terre de La Sauvagerie. Propriété de Louis de Goulaine en 1678.
La terre du Plessis. Propriété de René Provost (en 1608), Jean Gazet, sieur de la Tour (en 1630), Jeanne Gazet, épouse de Lucas de Beauregard (en 1632), Jacques Lucas de la Championnière (en 1705), Pierre Lucas de la Championnière, conseiller en la chambre des comptes de Bretagne (en 1761/1792), Pierre Suzanne Lucas de la Championnière, conseiller général et député de la Loire-Inférieure (en 1799/1828), Paul Lucas de la Championnière, avocat à la Cour de cassation (en 1829/1851).
La châtellenie
Jasson-et-Malnoë
: Jasson en la paroisse de Brains et Malnoë en celle de Cheix étaient tout
d'abord deux seigneuries distinctes qui furent unies au commencement du XVème
siècle de façon à ne plus former qu'une seule et même châtellenie appelée
Jasson-et-Malnoë. Voici leurs origines et comment se fit cette union. La
seigneurie de Jasson appartenait en 1300 à Macée de la Haye femme de Guillaume
sire de Rougé ; Marguerite de Rougé, leur fille, épousa en 1339 Olivier
Tournemine, seigneur de la Hunaudaye, et reçut à cette occasion de ses père
et mère « la seigneurie de Jasson et
tout ce qu'ils avoient au delà de la Loire du costé du Pellerin » (Du Paz,
Histoire généalogique de plusieurs maisons de Bretagne 166). De cette union
sortit Pierre Tournemine, seigneur de la Hunaudaye et de Jasson, qui servit fidèlement
Charles de Blois et épousa Jeanne de Craon. Il en eut Jean Tournemine Ier sire
de la Hunaudaye et Pierre Tournemine qui reçut en partage la seigneurie de
Jasson. Ce Pierre Tournemine s'unit à Tiphaine du Guesclin mais mourut sans
enfants vers 1414. Sa succession fut recueillie par son neveu Jean Tournemine II
(Du Paz, Histoire généalogique de plusieurs maisons de Bretagne, 151 et 155).
Jean Tournemine II, seigneur de la Hunaudaye et de Jasson, s'allia à Jeanne de
Saffré, fille d'Alain sire de Saffré et d'Olive de Bourgon. Cet Alain de Saffré
mourut le 1er septembre 1407, laissant la seigneurie de Malnoë à sa fille, et
le mari de celle-ci Jean Tournemine II fournit au duc le minu de cette terre le
5 juillet 1419 (Archives de Loire Inférieure, v. Cheix). Jeanne de Saffré,
dame de la Hunaudaye, rendit elle-même un nouvel aveu au duc en 1447 pour sa
terre de Malnoë et mourut le 28 octobre 1459. Son fils aîné Gilles
Tournemine, sire de la Hunaudaye, reçut d'elle la terre de Malnoë, comme il
avait reçu de son père la terre de Jasson. Aussi le 8 septembre 1469 fit-il au
duc la déclaration de ces deux seigneuries de Jasson et de Malnoë qui dès
lors ne formèrent plus, comme nous l'avons dit, qu'une seule et même châtellenie.
Gilles Tournemine, seigneur de la Hunaudaye et de Jasson-et-Malnoë, laissa de
Marie de Villiers deux garçons qui possédèrent l'un après l'autre ses
seigneuries : François Tournemine décédé le 3 février 1500 sans postérité,
quoique marié deux fois — et Georges Tournemine qui fit en 1501 la déclaration
au duc de la châtellenie de Jasson-et-Malnoë provenant de la succession de son
frère. Georges Tournemine, sire de la Hunaudaye, mourut le 14 mai 1524, ne
laissant de son mariage avec Renée de Villeblanche qu'une fille nommée Françoise.
Mais il avait, de son vivant, donné la châtellenie de Jasson-et-Malnoë à son
cousin Raoul Tournemine, petit-fils comme lui de Jean Tournemine II et de Jeanne
de Saffré, né toutefois d'un cadet Jean Tournemine, seigneur de la Guerche.
Raoul Tournemine, seigneur de la Guerche lui-même, rendit aveu au roi pour
Jasson-et-Malnoë en 1521 (Archives de Loire Inférieure, E 351). Il épousa
Marguerite Caillon et mourut vers 1535. Leur fils René Tournemine Ier, sire de
la Guerche, prêta hommage au roi en 1558 et lui fit aveu deux ans plus tard
pour la châtellenie de Jasson-et-Malnoë. Il eut pour successeur vers 1572 René
Tournemine II, seigneur de la Guerche, décédé en 1594, laissant de son union
avec Françoise de Coëtlogon un fils unique René Tournemine III, baron de la
Hunaudaye. Ce dernier, encore jeune, rendit hommage au roi pour sa châtellenie
de Jasson-et-Malnoë, le 14 mai 1600, par l'entremise d'un procureur nommé par
la Cour des comptes (Archives de Loire Inférieure, E 1008). Mais à cette époque
la seigneurie de Jasson-et-Malnoë se trouvait amoindrie d'une portion située
en la paroisse de Saint-Aignan et vendue dès 1590 à Jean Morin, premier président
à la Chambre des comptes de Bretagne, puis revendue par André Morin, en 1602,
à Philippe Biré seigneur de la Senaigerie, mari d'Elisabeth de Brenezay. Leur
fils Jean Biré, également seigneur de la Senaigerie (Dictionnaire des terres
nobles du comté nantais), rendit hommage au roi en 1638 pour cette partie de
Jasson-et-Malnoë, que posséda Thomas Biré, seigneur de la Grève en 1678. Ce
dernier fit alors au roi la déclaration d'un fief et d'une juridiction en
Saint-Aignan qui constituaient, sans domaine, tout ce qu'il possédait de la
seigneurie de Jasson-et-Malnoë (Archives de Loire Inférieure, B 1009). Ses
successeurs à Saint-Aignan furent René Biré époux do Marie Beaudoin, décédé
en 1749, et autre René Biré son fils marié en 1753 à Rosalie de Cornulier,
l'un et l'autre seigneurs de la Senaigerie (Archives de Loire Inférieure, B
1053).
La
vieille châtellenie de Jasson-et-Malnoë subsistait donc presqu'entière en
1600, lorsqu'elle fut vendue elle-même, vraisemblablement par les héritiers de
René Tournemine III, baron de la Hunaudaye, décédé sans postérité en 1609.
L'acquéreur fut Michel Gazet, seigneur de la Tour, conseiller au Parlement de
Bretagne, qui en fit hommage au roi le 30 janvier 1619 (Archives de Loire Inférieure,
B 1009). La châtellenie passa ensuite à Jean Gazet, seigneur de la Tour
(1638), — Michel d'Espinoze et Jeanne Gazet son épouse, seigneur et dame des
Renaudières, qui prêtèrent en 1652 hommage au roi pour Jasson-et-Malnoë, —
et Charles de Conigan et Claude Gazet, sa femme, seigneur et dame de Cangé. Les
créanciers de ces derniers firent vendre judiciairement la châtellenie de
Jasson-et-Malnoë ; elle fut achetée de la sorte, par contrat du 9 janvier
1677, par Sainte du Pé, veuve : -1° de N... Binet ; - 2° de Jean Fourché,
seigneur de Quéhillac, et par Louis Binet, seigneur de la Blottière, son
fils, qui en firent l'année suivante la déclaration au roi (Archives de
Loire Inférieure, B, Nantes, 13e vol. 415). Le
28 juin 1686, Louis Binet et Françoise de la Tullaye, sa femme, vendirent à
leur tour à Jean-Baptiste de Cornulier et Louise Raguideau son épouse,
seigneur et dame du Pesle, les terres et seigneuries de Jasson-et-Malnoë pour
70 000 livres. Mais cette somme ne fut point payée, et le 24 novembre 1709,
Jean-Baptiste de Cornulier, seigneur de Lorière, frère et héritier du défunt
seigneur du Pesle, rendit cette châtellenie à Jean Binet, fils de feu Louis
Binet (Généalogie de la maison de Cornulier -1847, p. 108). Ce
Jean Binet, qualifié comte de la Blottière, époux d'Anne Le Borgne, avait été
pourvu en 1699 de la charge de grand bailli d'épée du Comté nantais,
judicature dont le ressort se composait des sénéchaussées et barres royales
de Nantes et Guérande. Il fut remplacé dans cet office en 1728 par son fils
Salomon-Victor Binet (Archives de Loire Inférieure, B 100), mais il ne mourut
que dix ans plus tard et fut inhumé le 29 juin 1738 à Notre-Dame de Nantes
dans l'enfeu de ses ancêtres. Salomon-Victor
Binet, seigneur de Jasson-et-Malnoë et grand bailli d'épée du Comté nantais,
épousa Jeanne-Françoise Boux. Ce fut le père de Jean-Marie-Victor Binet,
seigneur de Jasson-et-Malnoë, marié à Françoise-Marie Le Long et installé
en 1710 comme grand bailli d'épée du Comté nantais (Archives de Loire Inférieure,
E 457). Il fit
hommage au roi en 1774 pour sa châtellenie (Archives de Loire Inférieure, B
1004) et maria à Couëron, le 12 juin 1781, son fils Jean-Marie-Philippe Binet
avec Marie-Angélique Le Long de Ranlieu (Du Bois de la Patellière, Notices
historiques sur quelques paroisses, I, 3087). Ce
dernier, qualifié marquis de Jasson, page du roi, puis lieutenant-colonel
d'infanterie, fut le dernier seigneur de Jasson-et-Malnoë et mourut en 1799 (Kerviler,
Bio-Bibi. Bretagne III, 288).
Jasson-et-Malnoë,
châtellenie d'ancienneté, avait une haute juridiction s'étendant en dix
paroisses : Brains, Cheix, Saint-Pierre et Saint-Jean de Bouguenais, Saint-Léger,
Bouaye, le Pellerin, Rouans, Port-Saint-Père et Saint-Aignan (Déclarations de
Jasson-et-Malnoë en 1469, 1540 et 1501) ; elle relevait directement de la cour
de Nantes. Comme la châtellenie se composait de deux seigneuries séparées à
l'origine, parlons ici uniquement de Jasson.
Jasson.
— La haute justice de Jasson, avec fourches patibulaires à quatre piliers,
donnait à son possesseur les droits de supériorité et fondation dans l'église
de Brains, — un droit de pêche dans la rivière du Tenu, — le droit d'avoir
deux foires concédées par Louis XIII en 1626 à Michel Gazet, seigneur de
Jasson-et-Malnoë (Archives du Parlement de Bretagne, 17e reg. 17), l'une le
jour Saint-Marc près du manoir de Jasson et l'autre à la fête de saint
Laurent à la Noé-Blanche en Brains, — un droit de quintaine «
sur les nouveaux mariés de la paroisse de Brains qui couchent en la seigneurie
la nuit de leurs noces ; et doibvent quatre boisseaux d'avoine, mesure de Jasson,
en cas de deffault où s'ils ne frappent point la quintaine ; mais en cas de
course s'ils rompent leurs lances contre le posteau de la juridiction, en sont
quittes pour un sol que chacun d'eux doit au sergent de la chastellenie pour
leur avoir placé les esperons aux pieds » (Déclaration de Jasson-et-Malnoë
en 1678).
Le château
de Jasson fut détruit pendant la guerre de la succession de Bretagne, car
Jeanne de Penthièvre dédommagea en 1378 «
le seigneur de Jasson de la démolition de son chasteau » (Du Paz, Histoire
généalogique de plusieurs maisons de Bretagne, 152). Il s'élevait au bord du
Tenu et en 1678 on n'en voyait plus que «
l'emplacement avec de vieux fossés presque comblés de ses ruines ».
Non loin
de là on construisit un manoir appelé la Cour de Jasson et consistant en 1560
en une maison avec cour et jardin, colombier et chapelle. Celle-ci dédiée à
saint Julien était fondée de deux messes par semaine que devaient dire les curés
de Brains à. cause des dîmes que leur avait données le seigneur de Jasson ;
aussi étaient-ils tenus, avant de commencer ces messes, d'aller au manoir
savoir si le seigneur ou ses gens voulaient venir les entendre (Déclaration de
Jasson-et-Malnoë en 1560).
Le
domaine comprenait, en outre, les métairies de la Chapelle et de la Charonnerie
et (au XVIIIème siècle) celles des Duraudières et des Planchettes, —
beaucoup de vignes et de prairies — le moulin à. vent de la Gaudronnière —
des bois et des landes, etc.
Quand la Révolution eut éclaté, l'ensemble de la terre de Jasson-et-Malnoë, fut estimée valoir 86 000 livres de capital et 4 305 livres de revenu (Archives de Loire Inférieure, 17 S, 2076) ; mais il faut remarquer que les droits féodaux n'existant plus alors, ces sommes ne représentent point la valeur de la châtellenie telle que l'avait constituée le régime féodal (abbé Guillotin de Corson).
(à compléter)
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