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BOUVRON |
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La commune
de Bouvron ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de BOUVRON
Bouvron vient de "bebar" (castor) et "onno" (eau).
Bouvron serait issu d'un démembrement de Fay (Fay-de-Bretagne). La première mention du nom de Bouvron date de 878, dans un acte du Cartulaire de l'abbaye de Redon. Alain Le Grand, comte de Nantes, donne le "plebs" Bouvron aux moines de l'abbaye de Redon, en rémission de ses péchés, tel que le rapporte la charte de donation du 3 mai 878. L'extrait suivant en latin est vraisemblablement le plus ancien document écrit concernant Bouvron : "donaui eis plebem quae uocatur buluuron". La paroisse de Bouvron est donnée plus tard à l'abbaye de Saint-Gildas-des-Bois (elle-même filiale des bénédictins de l'abbaye de Redon). L'église de Bouvron a pour origine un prieuré dépendant de l'abbaye de Saint-Gildas-des-Bois. Celle-ci avait jadis le droit de désigner le curé. Le prieuré était situé dans le village du Chastel et était dédié à saint André.
Le territoire de Bouvron était jadis divisé en trois juridictions : Quéhillac, Villefrégon et Vilhouin. Pendant la majeure partie du XVIIème siècle, la famille Cadaran possédait la terre et la maison noble de de Villehouin (ou Vilhouin), tandis que la famille Cybouault possédait celle de La Villefrégon. La seigneurie de Quéhillac absorbe plus tard les deux autres Villefrégon et Vilhouin. Ces seigneuries étaient vassales de celle de Blain. Nous savons qu'après avoir été, vers 1108, domaine propre du duc de Bretagne, Alain Fergent, la seigneurie de Blain passe entre les mains de la famille de Clisson et qu'après 1409, à la mort du connétable, sa fille aînée, Béatrice, épouse d'Alain de Rohan, reçoit en dot le château et les terres. Bouvron a donc relevé de l'importante famille de Rohan jusqu'à la Révolution et faisait partie de ce marquisat, créé par Louis XIV en 1660. Elle avait droit de haute justice et la première mention que l'on trouve aux Archives Départementales date de 1330. Guillaume de Rochefort en était le seigneur.
Sous l'Ancien Régime, en 17O0, Bouvron est peuplé d'environ 1500 habitants et possède une foire très ancienne qui se tient le lendemain de la Saint-André, au village du Chastel. Cette foire est transférée par la suite près de la Chapelle Saint-Mathurin où des marchés de bestiaux assez considérables auront lieu, les 10 mai, 7 août et 1er décembre. Bouvron était divisée en 8 frairies : le Grand Maumesson, Sordéac, Gavalais, Villée, Quéhillac, Borsac, le Bourg et Paribou.
Note 1 : le curé François Delamarre refuse de prêter le serment de la Constitution Civile du Clergé, mais continue à habiter la paroisse. Il est arrêté, conduit à Nantes et noyé en Loire le 16 novembre 1793. Son vicaire, qui prête d'abord le serment puis se rétracte, est arrêté lui aussi, conduit au cimetière et fusillé, un mois après. La paroisse sert de refuge à des Vendéens fuyant les massacres, et est administrée clandestinement par l'ancien chapelain du château de Quéhillac.
Note 2 : liste non exhaustive des maires de la commune de Bouvron : Jean Lemée (en 1792), G. Lebâtard (de 1792 à 1800), Mathurin Bretéché (de 1800 à 1807), Michel Ménard (de 1807 à 1813), Amaury Fourché de Quéhillac (de 1814 à 1830), Michel Letourneur (de 1830 à 1832), Maurice Dallibert (de 1832 à 1836), François Maillard (de 1836 à 1844), Jean Robin (de 1844 à 1852), Eugène Couëtoux du Tertre (de 1852 à 1883), Louis Waldeck-Rousseau (de 1833 à 1886), Walsh de Serrant (de 1886 à 1892), Louis Guihot (de 1892 à 1925), Pierre Hervy (de 1925 à 1942), François Leray (de 1942 à 1945), Patrice Walsh de Serrant, ....
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PATRIMOINE de BOUVRON
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l'église Saint-Sauveur (1895), édifiée au Pré-Berranger et œuvre de l'architecte Mathurin Fraboulet. Cette église remplace un sanctuaire roman du XIIème siècle, remanié plusieurs fois et muni de colonnes engagées à tailloirs sculptés. Le 20 juin 1709, sur les 9 heures du soir, toute la charpente et la couverture de l'église s'effondrent d'un seul coup. Les matériaux nécessaires à la reconstruction de l'église sont pris dans le bois du presbytère, et en 1713, l'édifice est rendu au Culte. La nef de l'ancienne église désaffectée sert jusqu'en 1945 de mairie. Après bien des débats, une nouvelle église est construite sur le pré Berranger entre 1892 et 1895. L'édifice est béni par Mgr Laroche le 23 Avril 1895. L'église est endommagée entre août 1944 et mai 1945 : le clocher est détruit en 1944 par l'armée américaine lors des combats de Saint Nazaire. La reconstruction de l'église connaît plusieurs étapes : les murs, la toiture, les voûtes et les vitraux sont reconstruits entre mai 1946 et décembre 1948, les nouvelles orgues sont inaugurées le 24 avril 1949, le clocher est reconstruit vers 1952 et le baptême des cloches a lieu le 7 août 1955. Le haut-relief du Bon-Pasteur sur la façade est l'œuvre du sculpteur Jean Fréour. Le bénitier date du Moyen Age. La statue en bois de la Vierge à l'Enfant date du XVIème siècle. La statue Saint-Jean-l'Evangéliste, en bois polychrome, date du XVIIIème siècle. La statue de Saint-Jacques, en bois polychrome, date du XVIIIème siècle. La statue de Saint-Mathurin, en bois polychrome, date du XVIIIème siècle et provient de l'ancienne chapelle Saint-Mathurin, située autrefois à l'entrée du cimetière et aujourd'hui disparue. La croix, adossée au mur Sud et datée de la fin du siècle dernier, commémore le martyre de Nicolas Corbille (vicaire de la paroisse de Bouvron) : il est fusillé en ce lieu le 14 Avril 1794 sur l'ordre du Commandant Maret qui l'avait fait arrêter ; | |
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la chapelle Saint-Julien (XV-XXème siècle), dédiée à Saint-Julien l'Hospitalier. Cette chapelle est reconstruite vers 1963 à l'initiative de l'abbé Pierre Roberdel ; | |
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la chapelle Saint-André (1962), située à Le Châtel. Cette chapelle remplace un lieu de culte édifié en 1895 sur l'emplacement d'une ancienne chapelle primitive. On y voit une statue de Saint-André en bois polychrome et datée du XVIIIème siècle ; | |
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la croix de Beau-Soleil ; | |
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le château de Quéhillac (XVI-XVIIème siècle), édifié pour Jean Fourché, ancien maire de Nantes et maître à la Chambre des Comptes de Bretagne. En 1550, François, Comte de Maure, baron de Lohéac et maître de Quéhillac épouse une Rohan. Quéhillac passe par héritage dans les maisons de la famille de La Rochefoucauld-Mortenart pour échoir en 1666 à Jean Fourché, procureur général syndic des Etats de Bretagne, dont la famille se perpétua dans ce lieu longtemps. Louise Fourché, dame de Quéhillac, épouse en 1640 Nicolas Fouquet, surintendant des Finances qui fut arrêté à Nantes. La famille Fouché s'allie aux Fouquet (ou Foucquet) et aux Walsh de Sérant. Jadis, cette seigneurie comprenait Villefrégon, Le Verger et Vilhouin avec les chapelles de Saint-Julien et de Saint-André-du-Chatel. Le château possède un pigeonnier (XVI-XVIIème siècle), des écuries et une chapelle privée dédiée à Saint Guillaume. Propriété de Jean Fourché, seigneur du Bezou en 1653 ; | |
l'ancien manoir du Verger (XVIIème siècle). Ce manoir a souffert au temps de la Ligue à cause des troupes de Mercoeur. Propriété successive d'Adrien Massonneau, procureur fiscal de la cour et juridiction de la seigneurie de Quéhillac (en 1613), de la famille Bessard du Parc (en 1774) du comte Charles-Guillaume Walsh de Serrant (vers 1830). L' édifice était l'oeuvre d'un aïeul du comte de Serrant (ou Sérant), époux d'une Quéhillac. Le manoir actuel date de 1912 et il est édifié pour Edgar Walsh de Serrant ; | |
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la gentilhommière (XVI-XVIIème siècle) du Bois-Lesné. Cette demeure est mentionnée dès 1437. Il s'agit, semble-t-il, de la demeure des chapelains attachés à la chapelle Saint-Julien ; | |
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le manoir de Vilhouin (1950). Il s'agit du siège d'une seigneurie de haute, moyenne et basse justice s'étendant sur plusieurs paroisses : Bouvron, Fay et Campbon. Elle possédait jadis une chapelle privée, un étang et un moulin à eau. Propriété successive des familles Cadoran, Jacques Cassard et Fourché de Quéhillac. La demeure passe plus tard entre les mains de Jacob Pineau des Bois-Briand, puis de la famille Waldeck-Rousseau au XIXème siècle. Détruit sous l'occupation allemande, le manoir est reconstruit vers 1950 ; | |
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l'ancien presbytère (XIXème siècle), situé route de Fay-de-Bretagne. Ce presbytère, qui est mentionné dès 1630, sert de caserne sous la Révolution. Le bâtiment actuel est reconstruit au milieu du XIXème siècle ; | |
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l'ancien hôtel Guihot (1900), situé rue Louis-Guihot et édifié pour Louis Guihot. L'hôtel est ensuite transformé en maison de retraite tenue par les Sœurs de Saint-Philbert de Grandlieu ; | |
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l'ancienne école publique des filles (1912), œuvre de l'architecte F. Leray ; | |
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l'ancienne minoterie (1912), située rue Louis-Guihot et édifiée pour la famille Guihot. Ce moulin est restauré en 1912 et dépendra plus tard de la société des Grands Moulins. Elle cesse son activité en 1966 ; | |
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la fontaine Saint-Victor (vers 1955), située à Beurouéssieure et œuvre du sculpteur Jean Fréour ; | |
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7 moulins dont le moulin de l'Epinay, de Chaudemont, de la Clavelais, de Paribou, de Vilhouin, ... ; |
A signaler aussi :
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la découverte d'un trésor monétaire (XII-XIIIème siècle), au village des Aulnays en 1968. 1263 pièces dont 557 monnaies bretonnes ; | |
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le puits et le four à pain (XIXème siècle), situés à La Héridelais ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de BOUVRON
(à compléter)
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