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BOURG-BLANC

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La commune de Bourg-Blanc (pucenoire.gif (870 octets) Ar Vourc'h-Wenn) fait partie du canton de Plabennec. Bourg-Blanc dépend de l'arrondissement de Brest, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de BOURG-BLANC

Bourg-Blanc vient du breton « Bourh Wenn ». 

Bourg-Blanc est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plouvien. Au VIème siècle, l’ermite Urfold (ou Urfol ou Wlphroëdus ou Urphoed), oncle de Saint-Hervé, fonde un ermitage dans une vaste forêt surnommée Duna, dont le souvenir est perpétué par la chapelle Saint-Urfold. Bourg-Blanc dépendait autrefois de l'ancien évêché de Léon.

Un hôpital dédié à Saint-Yves y est construit vers 1363 pour accueillir les pèlerins et les infirmes. Bourg-Blanc était une ancienne trève de Plouvien, et devient une commune indépendante en 1790 (d’abord rattachée au canton de Lannilis puis à celui de Plabennec). 

On rencontre les appellations suivantes : Le Borg-Blanc (en 1318), Burgus Albus (en 1336 et en 1363). 

Note : liste non exhaustive des Prêtres du Bourg-Blanc (trève) : - 1711 : Guillaume Coat, curé. Tanguy Deude. Briand. - 1775-1789 : Hervé Kerriou, curé, né en 1737. Ambroise Monot. Auguste Le Hir, prêtre, confesseur depuis 1774. - 1789 : Vicaire François Richou, né en 1751 au Bourg-Blanc, prêtre en 1782, vicaire depuis 1784. Se montra courageux en face de la persécution ; il est signalé comme prêtre insoumis, 1798, dans le canton de Lannilis ; en 1804, il est recteur du Bourg-Blanc, et il écrit : « Les malheurs de la Révolution m'ont rendu infirme au point que je ne puis plus presque dire mon bréviaire ni aller aux malades, tant soit peu qu'ils soient éloignés de l'église ». - De 1812 à 1817 : M. Richou eut comme vicaire coadjuteur, M. J. Le Bléas, et de 1817 à 1821, époque de sa mort, il eut en qualité d'auxiliaire, M. Jean Cozian, qui lui succéda comme recteur, de 1821 à 1836. - 1836-1838 : Yves Coadou. - 1838-1840 : Jean-Marie Richou. - 1840-1851 : Joseph-Marie Miniou. - 1851-1875 : François Le Sann. - 1875-1894 : Jean-Marie Stricot. - 1894-1903 : Jean-Marie Richou, décédé subitement lorsqu'il sortait de chez un malade qu'il venait d'administrer, le 6 Novembre 1903. - 1903 : Pierre-Marie Souetre, .... Liste des vicaires du Bourg-Blanc (Vicariat créé en 1824) : - 1824-1825 : Javoa Gorez. - 1825-1833 : René Lamour. - 1833-1834 : Paul Kerbiriou. - 1834-1838 : Jean-Bernard Laurent. - 1838-1841 : Yves Prigent. - 1841-1847 : François Marec. - 1847-1849 : Divy Lety. - 1849-1859 : François-Marie Huguen. - 1859-1871 : Claude-Marie Boléat. - 1871-1876 : Auguste-Valentin Morvan. - 1876-1883 : Théodore Caroff. - 1883-1889 : François-Marie Cardinal. - 1889-1896 : Jean-Marie Burel. - 1896 : Auguste Stéphan, ...

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PATRIMOINE de BOURG-BLANC

l'église Notre-Dame (XVIIIème siècle), agrandie en 1862. Le clocher date de 1859. Du XVIIIème siècle, l'édifice comprend, précédée d'un clocher encastré à deux galeries, une nef avec bas-côtés de quatre travées, un transept et un choeur à chevet droit. A l'aplomb de la troisième travée, se trouve un porche au sud portant la date de 1770 et une chapelle au nord. On y trouve plusieurs statues : la Vierge-Mère (XVIIIème siècle) et saint Yves. Les fonts baptismaux sont du XVIIIème siècle. Les vitraux, qui sortent des ateliers Balmet à Grenoble, sont posés en 1912 ; 

Nota 1 : Cette église paroissiale, dédiée à la Sainte-Vierge, était autrefois une simple trève de Plouvien. Voici ce que nous en dit le R. P. Cyrille Pennec dans sa notice sur les églises dédiées à la Sainte-Vierge en Léon : « Dans Plouvien vous passerez près la belle chapelle du Bourgblanc ; elle est pour la structure gentille, bâtie sur un tertre au bord d'une rivière. La dévotion y a recommencé depuis peu (1646) à s'accroistre à mesure que l'on travaille à l'embellir ; elle est souvent hantée d'un grand peuple. Le Sgr. supérieur en ceste église, soubs le prince de Léon est le Sgr. Marquis du Tymeur à cause de son château du Breignou, non beaucoup éloigné du Bourg, soignée en l'honneur de N.-D. par le Sr. du Boys Kervastoué, prêtre et recteur de la dite paroisse (de Plouvien) ». L'église du Bourg-Blanc, rebâtie au XVIIIème siècle, n'offre aucun caractère architectural ; mais son clocher élancé et bien découpé à jour est d'un effet fort pittoresque. La fête patronale a lieu le 15 Août. La croix du cimetière est ancienne et d'excellent style. Aux côtés de Notre-Seigneur sont les statues de la Sainte-Vierge et saint Jean, puis la Madeleine à ses pieds. Il y a de plus un Ecce-Homo et un saint Yves entre le riche et le pauvre.

la chapelle Saint-Urfold (XVème siècle), Urfol, Urfot ou Urfoal-Ermite. L'édifice de plan rectangulaire comporte une nef de trois travées et un choeur profond. La chapelle renferme le tombeau de l'ermite Saint Urfold et les statues de Notre-Dame des Douleurs, saint Urfold, saint Jean et sainte Marguerite. On trouve une fontaine à proximité de la chapelle

Nota 2 : « A un kilomètre Nord-Ouest du bourg, on rencontre, à la droite sur la route de Coatméal, une jolie chapelle du XVème siècle, dédiée à Saint-Urfot. D'après les renseignements que nous avons pu recueillir dans les légendes et la tradition, ce vénérable solitaire, né au manoir de Lanriou, dans le territoire de Lanntuzan (Landouzan) (au Drennec) et formé à la vie religieuse au monastère d'Ack, vint, vers le milieu du VIème siècle, sanctifier ces bois de Dunan où il termina ses jours ». Ainsi s'exprime M. Le Guen dans le travail qu'il nous a laissé sur la paroisse de Plouvien (Bulletin Archéologique, XV, p. 147). Nous trouvons dans Albert Le Grand quelques autres détails sur ce saint oncle maternel de saint Hervé, s'appelant Wulphroëdus, « personnage de rare sainteté et doctrine lequel demeurait en un petit monastère en l'Archidiaconé d'Ackh ». Saint Hervé eut par révélation divine connaissance de la mort de son oncle Urfol, et se mit en route « pour visiter l'oratoire et le sépulchre de St Vulphroedus, mais ce lieu avait été tellement négligé, qu'il était tout tombé par terre, et ses ruines avaient tellement couvert le pavé qu'on ne pouvait discerner l'endroit où estait enterré le St corps. Sur ces entrefaites, St Hervé se pros­terna en oraison, pendant laquelle le sol trembla si fort, qu'elle jetta par terre tous ceux qui étaient dans l'oratoire, et en l'endroit où estait enseveli le Saint, la terre s'ouvrit et de cette ouverture sortit une odeur suave et odoriférante que rien plus, et dura un mois entier. St Hervé ayant par ce miracle conneu et trouvé le sépulchre de son maistre et oncle, l'accomoda de pierres et fut illustré de grands miracles ». M. de Kerdanet remarque que dom Lobineau place ce tombeau dans la forêt de Duna, comme le disait plus haut M. Le Guen ; mais à l'encontre de cette opinion il pense avec la tradition, que saint Urfol mourut dans le canton de Plouzévédé, dans cet endroit de la paroisse du Bourg-blanc où est la chapelle dédiée à son honneur. Dans une note, page 514 (voir Albert Le Grand, édition de Kerdanet), M. de Kerdanet dit que cette chapelle « renferme le tombeau de ce saint Ermite, qui consiste en un sarcophage uni, sans inscription, mais ayant dans son intérieur une arcade allongée, par laquelle passent et repassent les pèlerins ; ce sarcophage, élevé de terre de trois pieds, repose sur la pierre même dont St Hervé avait recouvert jadis le tombeau de son oncle ». Cette chapelle, vendue à la Révolution, fut cédée en 1825 par le Sr. Guena à la commune qui, en 1841, la donna, à titre gratuit, à la fabrique pour qu'elle fut ouverte au culte. « Le pardon de la chapelle se célèbre le lundi de la Pentecôte ; ce jour elle est fréquentée d'une foule considérable de pèlerins venus de toutes les paroisses voisines ; on invoque le Saint pour la guérison des rhumatismes » (Note du Recteur, enquête de 1882). La chapelle n'a qu'un autel, et les statues du saint Patron, de N.-D. des Douleurs, et de saint Jean l'Evangéliste. Le monument est du XVème siècle, on n'y voit ni armoiries ni inscriptions. Dans cette chapelle se desservait jusqu'à la Révolution, une chapellenie connue sous le nom de Gouvernement de Saint-Urfot. En 1780, le Sgr. de Coetivy le Chastel en était le présentateur, le titulaire était M. Guyomar de Saint-Laurent, curé de la Rondehaye, au diocèse de Coutance. Le revenu était de 300 livres, avec la charge de dire dans la chapelle une messe basse tous les dimanches et fêtes (M. Peyron).

la chapelle des Trépassés (XVIème siècle), restaurée au XIX-XXème siècle. Edifice rectangulaire à une porte et sept arcades. Il s’agit d’un ancien ossuaire datant de la fin du XVIème siècle ou du début du XVIIème siècle. Il a été restauré en 1842 par les soins du recteur qui y plaça un autel dédié à saint Eloi et saint Herbot ; 

l'ancienne chapelle Saint-Yvi, aujourd'hui disparue. C'était jadis un ancien hôpital fondé en 1328 par Gralon Le Fevre. La chapelle existait encore en 1863. La fontaine de Saint-Yvi subsiste ;

Nota 3 : M. Le Guen nous dit que, « 130 ans environ après que saint Urfot eut cessé de vivre, un jeune diacre nommé Yvi, fuyant la Grande-Bretagne, vint sanctifier de nouveau le bois de Dunan. Son ermitage était à 1 kilomètre Nord-Ouest de celui de Saint-Urfot. Le modeste solitaire fut inhumé dans son oratoire, qui ne tarda pas à être remplacé par une vaste chapelle dont nous retrouvions encore les vestiges en 1863. La fontaine, bien qu'elle soit totalement négligée, reste en grande vénération, parce qu'on attribue à ses eaux une vertu surnaturelle ». « En l'an 1328, ajoute M. Le Guen, Grallon Le Fèvre (Grallo fabri) (note : on pourrait peut être traduire "Grallon Le Goff") fondait au Bourgblanc sous le patronage de Sant-Yvi, un hôpital et une chapelle que Messire Hervé de Léon dota par acte testamentaire du 21 Août 1363 pour l'entretien de douze lits et d'un chapelain. Cet Hôpital avait pour gouverneur, en 1785, l'abbé Augustin Le Hir » (Tableau des bénéfices dé Léon).

le calvaire de Saint-Urfold (XVIème siècle), érigé sur le mur d'enclos et restauré en 1927 ; 

la croix d’Ar Groaz Hir (moyen âge) de Kerviliou ; 

le calvaire du cimetière de Bourg-Blanc (XVIème siècle). Le Crucifix se trouve entre la Vierge et saint Jean. On y voit aussi l'Ecce Homo, la Madeleine et saint Yves entre le riche et le pauvre ;

le calvaire de l'église de Bourg-Blanc (XVIème siècle). La croix supérieure a semble-t-il été restaurée ; 

d'autres croix ou vestiges de croix : la croix de l'église de Bourg-Blanc (XXème siècle), la croix mutilée du cimetière de Bourg-Blanc (XVème siècle), la croix située dans un petit enclos (XVIIème siècle), une croix brisée (XXème siècle), une croix de section carrée et de maçonnerie irrégulier (XXème siècle), le socle de croix de Coatanéa, la croix de Grande-Ile (1934), la croix de Kerfaugam, la croix de Lagaduzic (Haut Moyen Age, 1977), la croix de Leuré (Moyen Age), la croix de la Petite-Ile (XVIème et XXème siècle), la croix de Saint-Urfold (Moyen Age). A signaler également plusieurs croix aujourd'hui disparues : la croix de Parc-Croas (Prat-ar-Zap), la croix de Croas-Torret (Leuré), la croix Croas-Bot-Ognon (Leuré), la croix Croas-Sant Marc (Kervalanoc), la croix de Croas-Hent-an-Narret (Croas-Pengam), la croix de Croas-Ivin (Mezguen), la croix de Croas-Ru (Primel), la croix de Parc-ar-Groas (Coatanéa), la croix de Goarem-ar-Groas (Penfeunteun), la croix de Goarem-ar-Groas (Quillarnou), la croix de Liorz-ar-Groaz (Kerbéoc'h) ;   

le tombeau de Saint-Urfold (XVème siècle) ; 

le manoir de Pennanéac’h (XVIIème siècle) ; 

le manoir de Maner Glaz (1707) ; 

le manoir de Breignou (1864), édifié à l’emplacement d’une ancienne forteresse (Castel Gleb). On y trouve adossée une chapelle dédiée à Sainte Jullite. Il s'y desservait jadis une chapellenie de sainte Julitte ; 

Nota 4 : la chapelle du Breignou était la chapelle d'un château nommé Castel-Gleb ou Château mouillé, parce qu'il était situé au milieu d'un étang. Il appartenait autrefois à l'antique famille des Saint-Gouesnou ou Langouesnou, dont un membre, Jean de Langouesnou, abbé de Landévennec, écrivit l'histoire de Salaun le fou du bois, à l'époque même où l'événement eut lieu. Ce château du Breignou fut la dernière étape des religieuses Carmélites rebelles qui, poursuivies par le délégué apostolique, de Morlaix à l'Evêché de Saint-Pol, puis du château de Brest au château du Breignou, où elles s'étaient mises sous la protection de Mgr de Léon et de M. de Sourdéac, gouverneur de Brest, furent enfin obligées de se rembarquer pour la Flandre en 1625. Dans la chapelle du château se desservait une chapellenie dite de Sainte-Julitte, fondée par le prêtre Jean Le Daré ; les seigneurs du Breignou, dans le principe, puis ensuite les Recteurs de Plouvien en étaient les présentateurs. En 1892, le Recteur du Bourg-Blanc signale une ancienne chapelle dédiée à Saint-Julien, dont il ne reste plus de traces (M. Peyron).

la fontaine de Pennanéac’h (XVIIème siècle) ; 

5 moulins dont le moulin à eau de Kerbéoc’h (1847), de Pontalenec, Pont-Pren, Breignou, Tromeur ; 

A signaler aussi : 

une stèle de l'âge de fer ; 

la chambre sépulcrale du tumulus de Garem Vras (âge de bronze) ; 

la découverte monétaire (800 monnaies) de Kergone (IIIème siècle) ; 

la cave voûtée de Kergontes (XIXème siècle) ; 

le pont de Breignou (XVIIème siècle) ;

au village de Coativy-Bihan à 100 mètres au Nord-Ouest du village, enceinte quadrangulaire avec douves. On trouve au même lieu, dans la parcelle dite Parc-ar-Chapel, des fragments de poteries romaines et des tuiles à rebord ;

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ANCIENNE NOBLESSE de BOURG-BLANC

Le Breignou a été possédé d'abord par les Saint-Goueznou. Marie de Saint-Goueznou, dame du Breignou, épousa, vers 1568, Charles de Plœuc, sr. du Tymeur, et lui apporta cette terre, que Marie de Plœuc de Kerc'haro fit passer en 1653 dans la maison de Kerlech par son mariage avec Claude Kerlech de Langalla ; une vingtaine d'années ensuite, le Breignou appartenait à la famille Thépault.

- Saint-Goueznou : de gueules d la fasce d'or accompagné de 6 besants de même.

- De Plœuc : d'hermines à 3 chevrons de gueules

- Kerlech : d'azur à 5 (alias 10) grelots d'argent.

- Kerlech, juveigneurs de Duchastel, portaient : fascé d'or et de gueules brisé d'un lambel d'azur.

- Langalla : losangé d'argent et de sable à la bande d'argent chargée de 4 molettes de sable.

- Thépault du Breignou : de gueules à la croix alésée d'or adextrée d'une macle de même.

(à compléter)

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