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LE BIGNON

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La commune du Bignon (bzh.gif (80 octets) Bignon) fait partie du canton d'Aigrefeuille-sur-Maine. Le Bignon dépend de l'arrondissement de Nantes, du département de Loire-Atlantique. 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE du BIGNON

Bignon vient du gaulois "bugnon" (tronc d'arbre) ou de "burria" (source jaillissante).

Durant le Moyen Age, le territoire de Bignon dépend de la châtellenie de Touffou (propriété des ducs de Bretagne) et de l'abbaye de Villeneuve (fondée en 1201 par la duchesse Constance de Bretagne). La seigneurie de Touffou devient en 1343 la propriété de Jeanne de Belleville, veuve d'Olivier de Clisson, et passe sous l'autorité royale en 1499. En 1420, un Goheau, favori du duc Jean V, commandait les officiers forestiers du Duché et résidait à La Forêt. L'abbaye de Villeneuve, possédait en plus de la maison conventuelle, des jardins et du parc, plusieurs métairies au Bignon : La Bouche-Benoît (louée 600 livres), Le Chalonge (loué 350 livres), les dépendances de La Courneuve (louées 800 livres), Les Granges de Villeneuve (louées 2400 livres) et le champ de foire dont le revenu était important.

Le château de Touffou est démantelé en 1614 et l'abbaye de Villeneuve disparaît sous la Révolution. Les seigneuries, au Moyen Age, sont : Champcartier, l'Epinay, les Bouteilles, La Courneuve et surtout la châtellenie de Touffou, siège d'une importante juridiction. La commune de Bignon est incendiée en 1794 par les troupes républicaines du général Crouzat. Les Sorinières se séparent de Bignon en 1865.

Note 1 : liste non exhaustive des recteurs du Bignon : Jean Gouin, Jean Périer et Gouffier au XVIème siècle. Du Breil et Drouet au XVIIème siècle, Gervier, Joseph Odéa (1743-1812), Julien Mazureau, Guillaume Guillard (de 1823 à 1855), Guillomard (jusqu'en 1889), François Baranger, ....

Note 2 : liste non exhaustive des maires du Bignon : Jacques Muller (sous le Ier Empire), Louis Joseph Mélient (en 1815), Blanchard de Villeneuve (en 1830), Hupé, Jean Léauté, J. J. Garet, Pierre Laisant (de 1870 à 1871), Benjamin Laisant (en 1871), du Ternay (depuis 1872), ...;

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PATRIMOINE du BIGNON

l'église Saint-Martin (1895-1897), édifiée par l'architecte Liberge. Cette église, qui est bénie le 11 juillet 1897, remplace une ancienne église datée de 1730 et détruite durant la Révolution. Les anciennes cloches avaient été offertes par la famille de Mélient ;

la chapelle de La Censive (XVII-XVIIIème siècle). Les vitraux datent du XVII-XVIIIème siècle. Le bénitier date du XVIIIème siècle ;

les anciennes chapelles, aujourd'hui disparue : la chapelle de Champcartier, la chapelle des Bouteilles (où l'on se mariait) ;

la croix (XIXème siècle), située au lieu-dit La Forêt ;

la croix du Temple (XXème siècle), située route de la Brosse ;

l'ancien manoir de La Censive (XVIIème siècle). Il n'en subsiste que le portail (XVII-XVIIIème siècle). Propriété de Jean Pierre Brée (1725-1781), puis de la famille Corbe de La Corbière (alliée aux Cossin de Maubreuil) et de la famille Laisant vers 1850. A noter que Pierre Laisant est maire du Bignon de 1870 à 1871 ;

le château de l'Epinay (1815-1830), situé non loin de l'abbaye de Villeneuve et reconstruit par Louis Joseph de Mélient (seigneur de l'Augeoire et du Vigneau) à l'emplacement d'un château détruit en 1794. Les héritiers de la famille Mélient sont les d'Aviau de Ternay, alliés aux de La Roche Saint-André, Santo Domingo, Juchault des Jamonières et de Becdelièvre. Propriété de la famille de Ternay à partir de 1872. On y voit une chapelle privée édifiée en 1830 et le blason de la famille Mélient. Les écuries du château de l'Epinay datent de 1830 ;

le presbytère (XIXème siècle), situé place Saint-Martin. L'ancien presbytère, qui a été incendié en 1794, est reconstruit vers 1830 ;

13 moulins dont le moulin à vent de la Rousselière (XXème siècle), Guenégaud, des Saures, du Champ-Selier, de l'Hommeau, des Landes,... ;

A signaler aussi :

le puits situé au lieu-dit La Forêt ;

le puits (XIXème siècle), situé à La Basse-Rue ;

le pont Buchet (XIXème siècle) ;

le bourg est sur un emplacement gallo-romain. Il était traversé par la voie Nantes à Montaigu ;

le lieu-dit Gros-Caillou serait le centre d'habitation d'une tribu celtique ;

l'ancien château de Touffou, détruit vers 1614 (la démolition est décidée par les Etats assemblés à Nantes le 18 août 1614). Les ducs de Bretagne tenaient à Touffou (qui occupait le centre de la forêt de Touffou), comme forteresse et pour la chasse. Pierre Mauclerc emprisonna en 1222 en ce lieu Amaury de Craon et Jean de Montoir, faits prisonniers à la bataille de Châteaubriand. Plus tard, Gilles de Bretagne est enfermé en la forteresse avant d'être transféré à Châteaubriant, puis à La Hardouinaye. En 1501, la duchesse Anne de Bretagne, donne la seigneurie de Touffou aux princes d'Orange. Touffou est donné à la dame d'Avaugour, châtelaine de Clisson, mais au XIVème siècle le roi Charles IX rentra en possession de cet héritage où l'on trouve les villages de l'Arbaletterie et de La Chasse. Le 12 août 1546, un mandement du roi François Ier indique que la seigneurie de Touffou appartient à dame d'Avaugour. La juridiction et la châtellenie de Touffou sont unies au siège présidial de Nantes par un édit du roi Charles IX daté du 29 mars 1564. Le château est donné à Pierre de Chalonge en 1639. Les ruines du château sont acquises par la famille Bousseau en 1817 ;

l'ancien logis de La Courneuve. Propriété, jadis, des familles Cadou du Verger et Lasnier ;

l'ancien logis des Bouteilles. Propriété, jadis, de Bertrand de Coeuvres, dont les héritiers sont les Bouteiller et Lemoyne de Beaumarchais ; 

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ANCIENNE NOBLESSE du BIGNON

La châtellenie de Touffou : De toute antiquité féodale, les comtes de Nantes possédèrent non loin de leur ville, dans la paroisse du Bignon, une forêt appelée Touffou où ils aimaient à venir chasser. Ils y construisirent une forteresse qui servit de prison d'Etat maintes fois aux ducs de Bretagne, leurs successeurs à Nantes. C'est dans ce château de Touffou que Pierre Mauclerc fit enfermer en 1223 Amaury de Craon et Jean de Montoir faits prisonniers à la bataille de Châteaubriant. Là fut aussi incarcéré en 1446 l'infortuné prince Gilles de Bretagne. Le château de Touffou était le chef-lieu de la seigneurie du même nom qui fut souvent donnée en viager par les ducs de Bretagne : ce fut ainsi le douaire en 1399 de la duchesse Jeanne de Navarre, veuve de Jean IV, et en 1458 de Catherine de Luxembourg veuve du duc Arthur III. Anne de Bretagne donna à son tour la châtellenie de Touffou, en 1490, à Odet d'Aydie, comte de Comminges, puis en 1498 à Jean de Chatons, prince d'Orange (Archives de Loire Inférieure, B12).

Au siècle suivant, Touffou devint la propriété des barons d'Avaugour, bâtards de Bretagne, et François de Bretagne, comte de Vertus et baron d'Avaugour, possédait cette seigneurie en 1534. On voit aussi par un mandement du roi François Ier, daté de 1545, que la seigneurie et la forêt de Touffou appartenaient alors à la dame d'Avaugour (Archives de Loire Inférieure, B571). Quelques années plus tard, en 1564, le roi Charles IX, rentré en possession de Touffou, unit et incorpora la juridiction seigneuriale de ce nom au siège présidial de Nantes. Les ducs de Bretagne entretenaient soigneusement aux XIVème et XVème siècles une bonne garnison dans leur château de Touffou ; nous voyons y figurer comme capitaines Jean de Ponthay (1402), Raoul Nader (1421) , Georges Lespervier et Guillaume Ballan.

Les Etats de Bretagne assemblés à Nantes en 1614 demandèrent au roi la démolition du château de Touffou, ce qui leur fut accordé. On envoya aussitôt des ouvriers pour exécuter cette décision. Une fois le château détruit, une partie du domaine de Touffou fut aliénée : l'emplacement de la forteresse, une moitié de l'étang, la borderie ou retenue et deux métairies appelées Gastines et l'Hommeau furent afféagés en 1637 à Claude Gouyon, seigneur de la Houdinière, moyennant une rente de 300 livres et à la charge de rebâtir de suite la chapelle du château et d'y faire célébrer chaque semaine une messe pour la prospérité de la famille royale. Mais Claude Gouyon ne tarda pas à céder sa propriété à Guillaume Landaz, seigneur des Bouteilles, en la paroisse de Bignon, qui, le 12 février 1643, fit hommage au roi pour cette partie du domaine de Touffou (Archives de Loire Inférieure, B 77 et 1009).

Les successeurs de ce dernier dans la terre des Bouteilles — dont le manoir fut brûlé en 1793 — René Guillocheau en 1680, Toussaint Barre en 1746 et François Berthrand de Coeuvres en 1774, continuèrent de jouir de cette partie de Touffou.

Une autre portion du domaine de Touffou — comprenant quelques dépendances du château, l'autre moitié de l'étang et les trois métairies de Chezleroy, la Cour-Neuve et le Chalonge — fut donnée ou vendue à Jean Mercier, receveur des domaines de Nantes, qui en rendit hommage au roi le 12 février 1643, en même temps que son voisin, le seigneur des Bouteilles. Mais cette partie de Touffou changea bientôt aussi de maître, car en 1668 elle était devenue la propriété de l'abbaye de Villeneuve fondée dans la paroisse du Bignon par la duchesse Constance. Le 11 mai 1668, en effet, frère Nicolas Paget, dernier abbé régulier de ce monastère, fit hommage au roi pour cette portion, du domaine de Touffou (Archives de Loire Inférieure, B 1009). Quant à la forêt de Touffou elle fit partie jusqu'en 1789 du domaine royal.

Châtellenie d'ancienneté, la seigneurie de Touffou comprenait la paroisse entière du Bignon et s'étendait dans quatre ou cinq paroisses voisines. Nous venons de voir qu'elle jouissait d'un important domaine proche : outre le château, son étang et ses moulins, une demi-douzaine de métairies et une vaste forêt le constituaient. Sa haute justice s'exerçait, en outre, dans plusieurs fiefs que conserva le roi après la cession dès ruines du château et des métairies. La forêt « de Touffou — écrivait Ogée vers 1778 — contient environ cinq cent trente arpents de terrain, planté en taillis de peu de valeur ; elle était en l'an 1200 d'une étendue considérable, puisque l'abbaye de Villeneuve fut bâtie au milieu de cette forêt, dont elle est aujourd'hui éloignée de deux tiers de lieue. En 1460, elle renfermait encore deux mille trois cent dix-huit journaux de terrain ». Actuellement les bois de Touffou ont encore moins d'importance qu'en 1778. Du vieux château ducal les ruines insignifiantes apparaissent au bord de la grande route de Nantes à la Rochelle : si l'on en croit Ogée, « la majeure partie des pierres qui composaient la forteresse a été employée à paver ce chemin » (abbé Guillotin de Corson).

(à compléter)

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