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BEUZEC-CAP-SIZUN

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La commune de Beuzec-Cap-Sizun (pucenoire.gif (870 octets) Beuzeg-ar-Hap) fait partie du canton de Pont-Croix. Beuzec-Cap-Sizun dépend de l'arrondissement de Quimper, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de BEUZEC-CAP-SIZUN

Beuzec-Cap-Sizun vient de saint Budoc. Budoc ou Beuzec ou Buzeuc était fils de la comtesse Azénor.

Beuzec-Cap-Sizun est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plogoff. Beuzec-Cap-Sizun porte le nom de son saint patron Budoc (Budmael). Budoc est avec saint Tudi un disciple de Saint-Maudez. Il est le fils de sainte Azénor, fille du roi de Brest. La paroisse de Beuzec-Cap-Sizun, qui dépendait autrefois de l'ancien évêché de Cornouaille, avait comme trève, la paroisse de Pont-Croix. 

Beuzec-Cap-Sizun est désignée par le nom de Budoc Cap Sidun dans la charte de donation, en 1030, d'Alain Cagnard à Loc-Maria de Quimper, du village de Kaerguen (Kerven) in Budoc Cap Sidun. Le même Comte de Cornouaille, est-il rapporté au Cartulaire de Quimper (56, fo 26), ayant fait voeu s'il repoussait les Léonnais qui avaient envahi ses frontières d'augmenter les revenus de Saint-Corentin, lui donna pour accomplir sa promesse la trefve de Lesbuzgar (Lesugar village) dans le plou de Buzoc au pou de Cabsizun. « Quamdam tribum nomine Lesbuzgar in pago Cabsizun in plebe que dicitur Buzoc ». Nous avons là un exemple de la division territoriale en pagus ou pou, plebs ou plou, paroisse et en tribus ou tref, dont parle M. de la Borderie (II, p. 174). Cette dernière donation fut faite pour servir de prébende commune aux chanoines. En 1145, Conan, duc de Bretagne et comte de Richemont, déclarait exemptes de taille et de tous les droits lui appartenant, les terres du Chapitre « in pago qui dicitur Cap-Sizun ». En 1270 (Cartulaire), le chanoine Droco présente au vicariat de Bozoc-Cap-Sizun. En 1283, le Cartulaire nous apprend que le Cap Sizun formait un doyenné comme le Cap Caval, et que tous deux furent supprimés à cette époque. 

Jusqu'à la Révolution, la paroisse de Beuzec-Cap-Sizun comprenait trois prébendes canoniales valant dans leur ensemble, au XVIIème siècle, 1.300 livres, sur lesquelles les chanoines devaient payer 1.000 livres à un recteur et deux vicaires ; restaient 300 livres sur lesquelles les chanoines devaient l'entretien de deux cancels, c'est-à-dire l'entretien du chœur des églises de Beuzec et de Pont-Croix, sa trève. Dans le pouillé de Cornouaille, extrait du Cartulaire de Quimper et publié à la suite du Cartulaire de Redon, il est, dit que le vicariat de Buzoc-Cap-Sizun, était à l'alternative dans le principe, mais qu'à la fin du XVIème siècle, il était présenté par les trois chanoines prébendés.

On rencontre les appellations suivantes : Buduc et Plebs Buzoc (au XIème siècle), Buzoc Cap Sizun (en 1368), Beuzec Cap Sizun (en 1535). 

Note 1 : Voici quelques noms de chanoines titulaires des trois prébendes précédemment mentionnées : - 1512 : Christophe Corre, chanoine, porte le titre de doyen de Cap-Sizun. - 1568 : Décès de René Gallyc. - 1568 : Pierre Goasguenou. - 1569 : Décès de Jean de Parcevaux. - 1569 : Alain Poulpry. - 1571 : Pierre Belyec, résigne. - 1571 : Yves Toulalen. - 1573-1596. Hervé du Haffont. - 1596-1617 : Jean Moreau, auteur de l'Histoire de la Ligue en Bretagne. - 1600 : Yves Rospiec, résigne au suivant. - 1600-1620 : Mathurin Rouillé. - 1610-1641 : Jacques L'Honoré. - 1617-1643 : Julien Texier. - 1641 : François Le Gall, nommé en régale, permute avec le suivant. - 1641-1674 : Guillaume Bocou, se démet. - 1674-1681 : Joseph-François de Coetlogon, se. démet. - 1671-1676 : Jean Boulon. - 1676 : Yves Lochou. - 1676 : Décès de Julien-Jean Guesdon. - 1676-1680 : Lucien Borzou, clerc de Paris, se démet. - 1680 : Jacques Lambert, clerc de Lisieux, qui ne prit point possession. - 1681 : Nicolas Hardouin, prêtre de Paris. - 1681 : Pierre Rogier du Crévy. - 1696 : Routier de la Forcade, résigne au suivant. - 1696 : François de Coetlogon, diocèse de Rennes, grand archidiacre, se démet pour devenir prébendé de Combrit. - 1697 : Maurice-Corentin de Kernaflen, clerc. - 1706 : M. Chiragay. - 1706 : Joachim de Guernisac. Derniers titulaires des trois prébendes de Beuzic-Cap-Sizun : Première prébende : - 1764-1765 : Grimaud Giraud. - 1766-1774 : Picol. - 1778-1783 : Raoult. - 1786-1790 : Cossoul. Seconde prébende : - 1764-1765 : Galois. - 1766-1767 : Grimaud Giraud. - 1771 : De la Pomélie. - 1774-1787 : Yves-Joseph Lesné de Penfantan, bachelier en Sorbonne, vicaire général de Saint-Brieuc, chanoine de Rennes, se démet le 27 Janvier. - 1787-1788 : De Boisberthelot. — A la mort de M. de Boisberthelot, en Août 1788, M. Joseph-Elisabeth Lanjuinais est promu, mais se démet de ses droits sur ce canonicat. Troisième prébende : - 1764 : Desnos Roussel. - 1764 : De Raymond. - 1765 : Picol. - 1766-1768 : De Raymond. - 1771-1787 : Pierre Benoît Adudonyn de la Restinaye, décédé. - 1788-1790 : Jerôme Thiberge, licencié in utroque du diocèse dé Léon, nommé official le 1er Février 1788. A noter que le vénérable P. Maunoir donna une mission à Beuzec, en 1652.

Note 2 : Rôle des décimes de Beuzic-Cap-Sizun en 1789 : M. Billon, recteur (28 livres 5 sols), la fabrice (14 livres 10 sols), le Sacre (2 livres), le Rosaire (1 livre 15 sols), trève de Pont-Croix (6 livres 15 sols), Saint-Spé (2 livres), Saint-Conogan (1 livre 15 sols), Saint-Brieuc (2 livres 15 sols), Lochrist (3 livres 15 sols). En 1800 la population est de 1.500 habitants, et en 1900 de 2.254 habitants. Liste non exhaustive des Recteurs de Beuzec-Cap-Sizun : - 1512 : Christophe Corre, chanoine, doyen de Cap-Sizun. - 1569-1580 : Buzon. - 1580 : Emery Le Bihan. - 1592-1594 : Conan. - 1595 : Yves du Cleuziou. - 1602-1616 : Alain Guéguen (rector seu vicarius). - 1616-1636 : Jean Moreau le jeune. - 1639 : Julien Yves, nommé le 14 Juin et décédé le 4 Décembre de la même année, à Locmaria de Quimper, où il était précédemment vicaire. Il mourut de la peste qui désolait alors Quimper. - 1643-1656 : Jean Riou. - 1656-1660 : René Corre. - 1668-1672 : Thomas de la Boullaye. - 1673-1675 : N. Tournel. - 1675-1680 : Jean Mazéas. - 1680-1685 : Jean Le Meur. - 1686-1688 : François Audouyn. - 1690-1691 : François Le Corffman, décédé le 22 Novembre 1691 et enterré à Roscudon. - 1692-1721 : Alain Gargadennec, décédé le 18 Août. - 1721-1727 : Pierre Le Masson. - 1728-1737 : Simon-Olivier Kerlois Faget. - 1737-1768 : François-Joachim Chenau, décédé le 29 Janvier 1768. - 1768-1777 : Denis-Marie de Kerven de Kerlec'h, décédé le 6 Novembre 1777. - 1777-1779 : Louis Raoult. - 1780-1791 : Louis-Marie-Laurent Billon, originaire de Mur, qui devint curé constitutionnel de Pont-Croix. Curés et Prêtres de Beuzec-Cap-Sizun avant la Révolution : - 1603-1617 : P. Coublant. - 1603-1628 : Onneau Cabellic. - 1603-1629 : Yves Tanguy. - 1603-1628 : Guillaume Stéphan. - 1603-1614 : Jean Fily. - 1610-1622 : Henri Dalam. - 1614-1617 : Trividic. - 1631 : Guymarch. - 1633-1646 : M. Gouzien. - 1633 : J. Mauguen. - 1635-1642 : Jean le Louper. - 1635 : Fily. - 1637-1640 : Olivier le Sergent. - 1638-1645 : P. Bloch. - 1638-1645 : Alain Cabellic. - 1652-1674 : Glairan Guillou. - 1667-1689 : Jean Gounidec. - 1667-1682 : Olivier Loque. - 1667-1710 : Claude le Bailliff. - 1667-1674 : Jacques Sinou. - 1674 : Hervé le Cudennec. - 1674 : Joseph Kerisit. - 1682 : Jean Tretout. - 1682-1688 : Jean Pennanrun. - 1687 : Deschamp. - 1689-1731 : Jean le Pichon.- 1690-1729 : Hervé Gounidec. - 1703-1742 : Olivier Sergeant. - 1713-1729 : Corentin Cudennec. - 1738 : J. le Menez. - 1738-1754 : Olivier Fily. - 1748 : G. Breneol. - 1754-1777 : Pierre Gouzien. - 1754-1765 : J. Guezennec. - 1756-1777 : Henri Douarinou. - 1772-1774 : Clet Ansquer. En 1779, une grande mortalité est signalée ; par suite de « la dissenterie et de la fièvre pourpreuse » 75 hommes et 75 femmes sont décédés, alors que la moyenne des décès ne devait pas s'élever à plus de 40 à 50 personnes. En 1791, MM. Olivier Ansquer et Pierre Kerneis refusèrent le serment. M. Ansquer mourut pendant la Révolution. M. Kerneis fut arrêté et interné à bord du Washington en rade de l'Ile d'Aix. Liste non exhaustive des Recteurs depuis le Concordat : - 1804-1813 : Pierre Jaffry, d'Esquibien. - 1814-1815 : Louarn, mort le 20 Juin 1815. - 1815-1823 : Jean-Alain Abgrall, de Beuzec-Cap. - 1823-1829 : Alain Le Bars, d'Esquibien. - 1829-1858 : Jean Bannalec, de Plonévez-Porzay. - 1858-1861 : Yves Boutouiller, de Plougoulm. - 1861-1863 : Goulven Milin, de Guipavas. - 1863-1870 : François Coulm, de Bodilis. - 1879-1891 : Jean-Joseph David. - 1891-1901 : Henri Pellerin. - 1901 : Jean-Marie Le Bec, ..... Liste des vicaires de Beuzec-Cap-Sizun : - 1821-1829 : Jean Plassart, du Huelgoat. - 1829-1832 : Louis-Marie Le Gouezac, de Lanriec. - 1832-1833 : Victor Taburet, de Saint-Renan. - 1833-1834 : Louis-Marie Inisan, de Cléder. - 1834 : Philippe Le Rest, de Plougoulm. - 1834-1849 : Paul Michel, de Plouescat. - 1849-1850 : Hervé Le May, de Scaër. - 1850-1851 : François-Marie Morvan, de Plouzévédé. - 1851-1857 : Tudy Romégou, de Pont-l'Abbé. - 1857-1858 : Paul Le Priol, de Primelin. - 1858-1862 : Yves-Toussaint Danzé, de Ploaré. - 1862-1872 : Yves-Marie Le Guen, de Plouarzel. - 1872-1873 : Jean-Marie Maguet, de Saint-Thégonnec. - 1872-1873. François-Claude Vigouroux, de Loperhet. - 1873-1875 : Yves-Joseph Abgrall, de Guipavas. - 1875-1890 : Yves Pichon. - 1884-1885 : Jean-Louis Quintrec. - 1885-1888 : François-Marie Pichavant. - 1888-1894 : Louis Guéguen. - 1890 : Jean Le Roy. - 1894-1898 : Jean Morvan. - 1898-1902 : Jean-Louis 0llivier. - 1899-1902 : Joseph Perret. - 1902 : Alexandre Salaun. Prêtres originaires de Beuzec-Cap-Sizun de 1800 à 1900 : — Abgrall, Jean-Alain, prêtre le 19 Décembre 1812, mort en 1872, ancien recteur de Beuzec-Cap-Sizun, puis de Nizon. — Jannic, Henri, prêtre le 31 Mai 1817, mort recteur de Goulien en 1850. — Sergent, Jean, prêtre le 8 Août 1830, mort vicaire de Plogoff en 1842. — Gonidec, Mathieu, prêtre le 8 Août 1830, mort vicaire de Pluguffan en 1838. — Le Moign, Jean-Yves, prêtre le 21 Décembre 1844, mort vicaire de Kernével en 1854. — Cotonéa, Alain, prêtre le 1er Août 1847, mort recteur de l'Ile-Tudy en 1875. — Pérennou, François-Marie, prêtre le 31 Juillet 1853, mort vicaire de Plogonnec en 1859. — Sergent, Jean-Marie, prêtre le 9 Août 1868, mort vicaire de Plovan. — Cotonéa, Jacques-Henri, prêtre le 23 Décembre 1876, Père du Saint-Esprit. — Sergent, Jean, prêtre le 10 Août 1888, vicaire de Plogonnec à partir de 1895.

Note 3 : M. Le Vot, dans son Dictionnaire biographique, nous donne une notice sur un personnage né à Beuzec-Cap-Sizun au village de Kerbuzec. « Yves Dalam (ou D'Alam) naquit en 1600 au mois d'Avril, il perdit sa mère presqu'en naissant, son père homme riche et considéré prit pour seconde épouse une femme qui devint aussitôt l'ennemie de ce jeune homme. Repoussé de la maison paternelle, il fut confié à l'un de ses oncles, Henri D'alam vénérable prêtre qui lui enseigna à lire et à écrire puis on l'envoya au collège de Quimper (note : c'est-à-dire à l'école qui précéda l'institution du collège par les Pères Jésuites en 1621) ; mais la haine de sa belle-mère le poursuivant dans cette maison, le priva des moyens d'achever ses études. Le pauvre élève quitta donc le collège. Heureusement un habitant de Morlaix le recueillit, et le chargea de commencer l'éducation de ses enfants : cette bonne fortune lui permit de continuer lui-même ses études. Chargé ensuite par un gentilhomme du Leonnais, M. de Kernaou, d'accompagner à Rennes ses deux fils, qui allaient étudier dans cette ville, le jeune Dalam y fit sa rhétorique sous le P. Labarre qui fut frappé de son aptitude pour la science en même temps que de son austère piété. Son intention était d'entrer chez les Carmes de Rennes, mais il fut détourné de ce projet par l'obligation où il se trouva d'accompagner à Paris les fils de M. de Kernaou. Ces jeunes gens et lui-même entrèrent au collège de Clermont, D'alam y passa une année à étudier la logique et immédiatement après il fit profession dans la maison des Carmes déchaussés, il avait alors 23 ans (il prit en religion le nom de Bruno de Saint-Yves). Peu d'années après, son mérite et son éminente piété le firent élever successivement sous-prieur et prieur de la maison des Carmes de Vannes, en 1634 il fut élu prieur de la maison de Pont-à-Mousson. Il exerça cette charge jusqu'en 1640, époque à laquelle il s'en démit pour entrer en qualité de simple religieux dans la maison de Paris. Il avait un ardent désir d'aller exercer l'apostolat dans les Missions étrangères ; il obtint bientôt d'y être envoyé et le 7 Avril 1644, il quitta Paris avec un autre religieux du même ordre pour aller s'embarquer à Marseille, d'où ils se rendirent à Malte et de là en Syrie. Après s'être entretenus avec l'Evêque de Babylone qu'ils trouvèrent à Seide (l'ancienne Tyr), ils allèrent en pèlerinage à Jérusalem, puis s'acheminèrent sur Alep, où ils furent accueillis avec grande joie par les chrétiens du pays. Avec son aptitude naturelle pour l'étude des langues, il ne fallut que peu de temps au Père Bruno pour entendre et parler arabe. Il commença alors ses prédications et obtint de très nombreuses conversions. Compatissant et charitable, jusqu'à se dépouiller de ses habits pour les donner aux pauvres, il parcourait le pays en bravant les mauvais traitements des soldats turcs, qui, plus d'une fois, l'accablèrent de coups, sans parvenir à l'empêcher d'accomplir son apostolique mission. Il passa ainsi dix-sept années, employant le jour à convertir des schismatiques ou des infidèles, à secourir les malheureux, à assister les malades, et une partie des nuits en actions de grâces et en prières. Son ardente charité lui faisait braver tous les dangers, et plus d'une fois il échappa au fléau de la peste, mais fut enfin atteint d'une fièvre pestilentielle, qui l'enleva en peu de jours. Il mourut à Alep le 5 Juillet 1661. Son convoi se fit avec une grande solennité, un capucin français prononça son oraison funèbre en langue arabe ; la population en larmes suivit le cercueil de son bienfaiteur, dont elle conserve religieusement la mémoire. Le Père Bruno avait composé, en langue arabe, un livre de controverse sur les hérésies de l'Orient, cet ouvrage n'a sans doute pas été imprimé. Il aurait aussi traduit dans la même langue l'Office de la Sainte-Vierge » (MM. Peyron et Abgrall, 1903).

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PATRIMOINE de BEUZEC-CAP-SIZUN

l'église Notre-Dame-de-la-Clarté ou Saint-Budoc (XV-XVIIème siècle). Elle a été totalement incendiée le 13 décembre 1936 et restaurée en utilisant les maçonneries anciennes. L'édifice de plan irrégulier, comprend, précédée du massif de la tour, une nef de cinq travées avec bas-côtés et un choeur polygonal : la première arcade sud a été subdivisée. Au droit de la seconde travée, également au sud, se trouve le porche latéral, au droit de la troisième, deux chapelles en ailes, au droit de la quatrième et cinquième travées, toujours au sud, une grande chapelle en aile avec bas-côté ouest, et au droit de la cinquième travée, au nord, la sacristie. En dehors du chevet et de la sacristie modernes, l'édifice remonte à la fin du XVème siècle, mais a été modifié au XVIIème siècle, ainsi que l'indiquent les inscriptions et les dates sur l'un des pignons sud (date de 1632), sur la porte de la sacristie (la date de 1648) et sur l'un des arcs (la date de 1648). Le tour-clocher date de 1552 : le beffroi abrite une cloche de 1756. Le porche sud date de 1648 : il a les voussures de sa porte extérieure reposant sur des colonnes baguées à la Philibert Delorme. Cette porte est encadrée de deux colonnes ioniques supportant un entablement surmonté d'un gable décoré d'une niche. Les retables datent du XVIIème siècle (dont l'un de 1684) ; 

Nota 1 : Au début du XXème siècle, l'église de Beuzec-Cap-Sizun se fait remarquer tout spécialement par son clocher, qui est une imitation en petit de celui de Pont-Croix. Deux autres clochers du voisinage, ceux de Plouhinec et de Cléden, sont bâtis un peu d'après le même modèle. Sur le côté Midi de la base est gravée cette inscription gothique Lan MVc LII Guifuron. Au-dessus de cette base un peu lourde s'élève une galerie ajourée, formée d'une balustrade à quatrefeuilles, d'une arcature haute et d'une seconde balustrade, d'où partent quatre clochetons élégants et une flèche très svelte qu'on aperçoit de loin, par delà la baie de Douarnenez, de Plonévez6Porzay, de Plomodiern, de Crozon, qui lui fait face au Nord. Ce clocher renferme deux cloches dont la plus grosse mesure 1 mètre de diamètre et porte cette inscription : LAN . 1756 . SANCTE . BVDOCE . ORA . PRO . NOBIS . SIT . NOMEN . DOMINI . BENEDICTVM. On y voit aussi un écusson timbré d'une couronne comtale, parti, portant à dextre 3 fasces ondées et à senestre une ancre. Au delà du porche s'élève un pignon de style ogival flamboyant, qui porte cette inscription : M : I : MOREAU : .R : 1632. Près de ce pignon, une jolie petite porte, ornée de colonnettes et de nervures prismatiques, donne accès dans le transept Sud qui forme la chapelle de Notre-Dame de la Clarté. Le porche, qui a été accolé postérieurement à l'édifice, et qui est d'un style différent, est d'un aspect très noble. L'arcade d'entrée repose sur des colonnes à tambours cannelés et bagues saillantes, telles qu'on en trouve dans beaucoup d'autres porches du pays, comme à Guimiliau, Landerneau, Saint-Thégonnec, Pleyben, Ploudiry, Comanna, etc., et qui semblent être une imitation de la colonne Française, inaugurée par Philibert Delorme au Palais des Tuileries. Puis deux colonnes en façade soutiennent un entablement dorique surmonte d'une niche. A l'intérieur de ce porche sont creusées douze niches, destinées à abriter les statues des Apôtres. La porte qui donne entrée dans l'église est accostée de deux colonnes doriques, surmontées d'un entablement. A la clef est suspendue une colombe sculptée dans la pierre, figurant le Saint-Esprit. A l'intérieur de l'église, la nef est séparée des bas-côtés, par des piliers octogonaux, qui soutiennent des arcades à moulures déliées, clans le genre de celles du commencement du XVIème siècle. Au-dessus de l'arcade transversale, ou arc-doubleau, qui domine l'entrée du chœur, on lit celle inscription : MI : I : RIOV : R : I : LOX . I . KNAET . 1655. Au-dessus de la porte de la sacristie : 1648 : M : I : RIOV : R : I : CLOREC. Cet arc-doubleau est orné de sculptures assez peu saillantes, représentant des poissons de diverses grandeurs et un homme poussant une charrue trainée par deux boeufs. Sur quelques-uns des piliers, on trouve gravées des marques de tâcherons, ou signes de tailleurs de pierre : ronds, carrés, losanges, croix, ancres, etc., analogues, à ceux que l'on voit aux ruines du château de Lézarscoët, près du Vieux-Châtel, en Plonévez-Porzay, et que Grégoire de Rostrenen disait être les caractères du vieil alphabet gothique. Pareilles marques se retrouvent à la sacristie de Locronan, à l'extérieur du transept Nord de la cathédrale de Quimper, et au bas du clocher de Plestin-les-Grèves. La branche de croix, qui forme comme un transept du côté Sud, renferme un autel sous le vocable de Notre-Dame de la Clarté, surmonté d'un retable à colonnes torses couvertes de pampres de vigne dans lesquels se jouent des anges et des oiseaux. Sur les bases des quatre colonnes sont quatre médaillons représentant en sculpture : 1° Le buste de saint Charles Borromée devant un crucifix. 2° Notre-Dame de Pitié, entourée d'une auréole formée par les sept glaives de douleur ; 3° La Sainte-Vierge assise, tenant l'Enfant-Jésus sur ses genoux ; 4° Saint Pierre pleurant son péché, avec le coq chantant. Au-dessus de ces médaillons est l'inscription suivante : Mre . IAN : LE : MEVR : R : — F : F : PAR : MATIEV : KERISITE : PLACE : DANS : LE : TANS : DOLIVIER : ANSQVER : F : 1684.  Au-dessus de la statue moderne de Notre-Dame de la Clarté, deux anges tiennent une couronne de roses. Plus haut, un très beau médaillon représente la Fuite en Egypte ; des anges voltigent dans les airs, au-dessus de la Sainte-Famille, et le Saint-Esprit plane sur le tout. Dans le fronton qui forme le couronnement, deux jolis petits anges semblent pleurer et s'essuient les yeux avec les draperies qui leur servent de vêtements. Tout cet autel est couvert d'ornements représentant des aigles, des pélicans, des têtes d'anges, des festons et des guirlandes de roses. Dans cette même chapelle, un beau tableau votif, témérairement retouché il y a vingt ans, représente la Sainte-Vierge assise dans les nuages, les bras étendus et la tête couronnée de douze étoiles. Elle est entourée d'une foule d'anges et de chérubins, dont trois portent ces inscriptions : AVE MARIS STELLA — OMNES ISTI VOVERE STELLA MATVTINA. Au bas, à gauche, une scène de naufrage : une mer démontée, et sur un vaisseau désemparé des matelots désespérés levant les bras vers le ciel. A droite, l'église et le bourg de Beuzec, et sur la baie d'autres navires ballottés par la tempête. Sur le rivage, deux hommes vêtus de rouge portent un naufragé sur un brancard, ils sont suivis de deux autres hommes, jambes nues, et vêtus de bleu. Au bas est une grande inscription : NOTRE DAME DE LA CLARTE SECOVREZ NOVS - V : Et : D. Missire Alain le Gargadennec. - Rr de Beuzec-Cap-Sizun. - St-Luc de Lannion Pinxit à Quimper. - Michel Le Cloarec, fabrique de Beuzec en 1713. Vers 1899, on refit le pavé de l'église et on en releva trois grandes dalles funéraires qui avaient été retournées et dont la face inférieure portait des écussons en relief : l'un ayant une croix pattée, le second, d'hermines à trois chevrons de gueules, qui est Ploeuc, et le troisième fascé de vair et de gueules, qui est du Louët. La Fabrique possède encore une jolie croix en argent de la fin du XVIIème siècle portant au revers du Christ l'image d'un évêque ; saint Budoc titulaire de la paroisse, ou peut-être saint Conogan si la croix provient de la chapelle dédiée à ce dernier. Non loin du bourg sont les deux fontaines de Notre-Dame de la Clarté et de Saint-Tudy. Sur le fronton de la fontaine de Notre-Dame de la Clarté on lit : CESTE : FONTAINE : FVST : FAICT 1624: I : M : KHO : F : (MM. Peyron et Abgrall - 1903).

la chapelle Saint-Conogan (XVIIème siècle). L'une des poutres porte la date de 1655. On y trouve les statues de saint Conogan, de saint Philibert et d'un saint évêque (saint Budoc ?). On trouve une fontaine à proximité ; 

Nota 2 : A quatre kilomètres, au Nord-Est, se trouve la chapelle de Lescogan ou Saint-Conogan, lequel y est représenté en chape, mitre, crosse avec livre en main. Le pardon de Saint-Conogan, qui avait lieu au mois de Juillet, a été supprimé, vers la fin du XIXème siècle (vers 1880). Saint Conogan est invoqué pour guérir la fièvre, et pour obtenir guérison on vide sa fontaine. Dans la chapelle se trouve une statue do saint Philibert, qu'on invoque pour obtenir la guérison des maux de ventre. Le seul pardon qui subsiste est celui de Saint-Herbot, le dimanche dans l'octave de l'Ascension. On lit sur une poutre de l'église la date de 1655. On y remarque un seul autel, sous le vocable de Saint-Conogan ; sa statue est d'un côté de l'autel, de l'autre est la statue d'un évêque, peut-être saint Budoc ; ce ne peut être saint Herbot, qui était solitaire et non évêque. A quelque distance de la chapelle au Nord, près du vieux moulin, est un immense bloc erratique d'une longueur de 8 mètres, posant par quelques points seulement sur une roche qui émerge du sol, et affectant la forme générale d'un navire, ce qui lui a fait donner par le peuple le nom de bateau de saint Conogan (M. Abgrall - 1903).

la chapelle Sainte-Espérance (XVIIème siècle, en breton San-Spe). On y trouve une statue de sainte Espèrance ; 

Nota 3 : Il est à remarquer, qu'en breton on n'emploie pas la forme féminine pour désigner, la patronne, et tous les papiers et registres, particulièrement le rôle des décimes du siècle dernier, écrivent en français saint Spé. Ce nom est porté, en 1712, comme nom de baptême : « le sieur St Spez Riou ». Mais il est certain que, actuellement, la statue du patron, placée au-dessus du maître-autel, représente une sainte vêtue d'une robe et d'un manteau, la tête couverte d'un voile blanc, avec une médaille pendue au cou, et tenant de la main droite un vase qui affecte la forme d'un calice. La chapelle, vendue au moment de la Révolution, a été rachetée par la fabrique en 1820. Le pardon de Sainte-Espérance se célèbre le premier dimanche d'Août, il est peu fréquenté. La chapelle semble dater du XVIIème siècle. On voit du côté de l'Evangile du seul autel de la chapelle, une statue de sainte Jeanne, couronnée, tenant une palme de la main droite, et de la gauche une sorte de ciboire, et contre le mur Nord, une seconde statue de sainte Espérance plus petite que celle qui domine l'autel (M. Abgrall, 1903).

l'ancienne chapelle de Lochrist, aujourd'hui disparue. Son clocher a été remployé à Goulien. Des fûts de colonnes sont à Trefrest en Pont-Croix ;

Nota 4 : A la pointe Sud-Est de la paroisse, se trouve le village de Lochrist, où l'on voit encore quelques restes d'un ancien prieuré appartenant aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Cet hôpital était justement situé au bord d'une ancienne route très importante par laquelle se faisait la communication de tout le pays intérieur avec Pont-Croix, Audierne et le Cap-Sizun, et qui n'était autre que la vieille voie romaine allant de Quimper et de Douarnenez à la Pointe du Raz et à l'établissement romain de Troguer, en Cléden. « Cette chapelle, qui dépendait, dit-on, autrefois d'une léproserie, a dû avoir une certaine importance, si l'on en juge par des fûts de colonnes conservés au château de Tréflez (Pont-Croix) et par le clocher qui surmonte maintenant l'église paroissiale de Goulien ». Nous pouvons ajouter à ces renseignements fournis par M. David, recteur de Beuzec, dans son étude si consciencieuse sur les chapelles de la paroisse, qu'il se trouve aux Archives départementales (G. 207), un bref d'indulgence à perpétuité accordé en 1674 pour « la confrérie de la Sainte-Famille de Jésus, érigée en l'église de Lochrist, paroisse de Beuzec-Cap-Sizun ». Ces indulgences pouvaient se gagner le jour de la Sainte-Anne, le 1er dimanche après l'exaltation de la Croix, le mardi de la Pentecôte, le jour de l'Assomption, et le premier dimanche après la Saint-Joseph. En 1757, une nouvelle cloche fut bénite pour cette chapelle ; voici le procès-verbal de cette cérémonie, qui nous donne le nom du seigneur, fondateur de la chapelle. « L'an 1757 ce jour, 11 Avril, a été bénite la principale cloche de la chapelle de Lochrist en la paroisse de Beuzec-Cap-Sizun, par le soussigné Missire Pierre Roulin, recteur de Poullan, docteur en théologie de la maison et société de Sorbonne, à quoy ont assisté en qualité de parrain et de maraine dame Louise-Renée de Billette, dame de Bailliff et de Porsaludem, et Messire Pierre-Jacques de Rospiec, chevalier, seigneur de Trevien, Kerergant, Quinic, Beuzec, fondateur et patron de la dite chapelle, qui lui ont donné les noms de Louise-Perrine, le tout suivant en considération de la délibération tenue à Pont-Croix le 20 Janvier dernier, où fut arrêté que le gouverneur de l'Hôpital de Pont-Croix actuellement en charge prirait, au nom du corps, et communauté du dit Hôpital, le dit seigneur de Trevien et la dite dame de Baillif de vouloir être patren et patrène de la dite cloche » (Extrait des registres paroissiaux de Beuzec-Cap-Sizun) ;

l'ancienne chapelle Saint-Brieuc, située jadis à Kerbriec et aujourd'hui disparue. Elle existait au XVIIème siècle et figure au rôle des décimes sous le nom de Saint-Brieuc. On n'en conserve plus le souvenir dans la paroisse, mais il est probable qu'elle devait être voisine du village aujourd'hui abandonné de Kerbriec, sur le bord de la mer, à l'Ouest de Coz-Castel ;

l'ancienne chapelle Sainte-Brigitte, tombée en ruines à Lannuign, les matériaux furent transportés sur le territoire d'Esquibien, où la chapelle a été relevée ;

l'ancienne chapelle Saint-Tudy, située jadis au village de Trénaouer et aujourd'hui disparue. La fontaine subsiste et le saint y est invoqué pour la guérison des rhumatismes. Dans le voisinage, l'anse s'appelle Porz-Tudy ;

l'ancienne chapelle de Treffien, aujourd'hui disparue. Elle devait faire partie du château de Treffien, « édifice sans caractère servant de grange » (Note de M. David en 1888) ;

la croix de mission de du placitre de l'église de Beuzec-Cap-Sizun (1883) ; 

d'autres croix ou vestiges de croix : Croix-de-Bicêtre (1885, 1079), Croix-du-Pontigou (1923), la croix du cimetière de Beuzec-Cap-Sizun (1946), Kerlan ou Croix-de-Lesvignan (1872), Keroulou (1945) ;

la fontaine Notre-Dame-de-la-Clarté (1624). Notre-Dame de la Clarté est invoquée pour les maux de la vue ; 

la fontaine Saint-Budoc (1670). Ce petit édifice contient une belle statue d'évêque mitré ; 

la fontaine Lochrist (XVIIème siècle) ; 

le poste de garde, situé à la pointe de Luguénez ; 

la grotte de l’abbé Le Bis (à Kervigoudou) ; 

le phare du Millier (1881) ; 

12 moulins dont le moulin à eau de Kervelec, de Kérioual, Lesalguen, Trevien, Lescogan, Keriolet (1868) et le moulin à vent de Castel et de Leilsec’h, de Kerouan (1868),… 

A signaler aussi : 

l'oppidum gaulois de Kastel-Koz ; 

l'allée couverte de Ty ar C’horriket (époque néolithique) ; 

le menhir de Luguénez (époque néolithique) ; 

la stèle (500 avant Jésus-Christ) ; 

Nota : Monuments anciens de Beuzec-Cap-Sizun : - Menhir de 3 mètres de haut, à 200 mètres de Luguénez. - Menhir près la mer, au Nord du bourg, à l'Ouest de Castel-Beuzec. - Menhir de 2 mètres de haut, renversé, à 25 mètres de la galerie de Kerbannalec. - Allée couverte de Kerbannalec, au Nord du village, mesurant intérieurement 10 m. 95 de long sur 2 m. 20 de large et 1 m. 90 de hauteur sous table ; fouillée en 1879, elle a donné des poteries dolméniques, des pendeloques en pierre, une hache de pierre polie et divers instruments en silex (musée de Kernuz). - Dolmen détruit à 20 mètres de l'allée de Kerbannalec. - Tumulus à 200 mètres au Sud-Est de Kerbannalec, d'un grand diamètre, il est très aplati. - Tumulus presque détruit, à 50 mètres au Nord de l'allée de Kerbannalec. - Tumulus dans un bois de pins maritimes au Sud-Est de Kerilsant, au bord de la route de Beuzec à Poullan, 100 mètres à gauche, à quatre kilomètres à l'Est du bourg. Il a 20 mètres de diamètre sur 1 mètre de haut. - Petit tumulus à Keranlay, à 5 kilomètres Est-Sud-Est du bourg. - Tumulus au pied Sud-Est de la montagne de Porspiron. - Retranchements, dits Castel-Coz, au bord de la mer, à 2 kilomètres au Nord, du bourg. Ce promontoire, défendu du côté de la terre par un double retranchement et du côté de la mer, par des roches inaccessibles, est le siège d'un établissement qui a été exploré par M. Le Men. Il contenait dans son enceinte plus de 200 habitations gauloises rondes et rectangulaires, dans lesquelles il recueillit une perle, une bague et un fragment de poignard en bronze, une monnaie gauloise en or, des fragments d'anneaux en verre et en terre, des fusaïoles en terre cuite, plusieurs haches brisées en pierre polie, des quantités d'éclats de silex. - Autres retranchements dits Castel-Beuzec sur le promontoire de ce nom, au bord de la mer, au Nord du bourg. - Camp très endommagé, sur la montagne, au Sud-Est de Porspiron, à 4 kilomètres à l'Est du bourg, enceinte à 500 mètres, à l'Ouest de Kergol. - Restes d'habitations à 200 mètres au Nord de Kerguien. Des urnes cinéraires ont été trouvées à 200 mètres au Sud-Ouest du bourg, près de la voie romaine se rendant à la pointe du Raz. - Voie romaine passant à Tremaria. - Des tuiles à rebord ont été recueillies près du sentier conduisant de Kerlavarec au bourg, à un demi-kilomètre à l'Est de Kerudoret ; et aussi à 100 mètres à l'Ouest du même lieu. Le Bulletin de la Société archéologique du Finistère, IV, p. 87, signale en outre : - Une allée couverte détruite à Lescogan, et sur une pointe à l'Ouest de l'oppidum de Castel-Coz, les « vestiges d'une tour carrée appelée Coz-Castel, dont les murs, à en juger par ce qui reste, étaient formés de gros blocs de pierres non taillées ».  En 1890, MM. les professeurs de Pont-Croix fouillèrent un tumulus au Rodou, sur la voie romaine ; on y trouva un fer de lance qui fait partie de la collection de Kernuz. M. Abgrall résume ainsi les fouilles de M. Le Men au Castel-Coz en 1869 : « Le Castel-Coz est une presqu'île étroite, haute de 47 mètres, présentant de tous côtés des bords escarpés, et ne se reliant au continent que par une langue de terre resserrée qui s'élève au Sud aussi brusquement qu'elle s'abaisse au Nord. Cinq retranchements et deux lignes de pierres, formant chevaux de frise, défendent l'entrée de ce rocher, dont la nature et l'homme avaient fait une citadelle imprenable. Le système de fortification commence au Sud de l'isthme par deux retranchements : la pente du terrain vers le Nord y est encore assez rapide. Ces deux lignes, partant d'un même point à l'Est, se dirigent vers le Sud6Ouest sans douves, et avec un angle très sensible. Le premier retranchement est formé de pierres et de terre, le second de blocs granitiques. A 100 mètres au Nord, le terrain commence à s'élever rapidement, couvert de deux lignes de pierres, plantées très près les unes des autres, et coupant l'isthme dans toute sa largeur ; ensuite viennent trois retranchements avec douves. Les deux premiers sont de pierres et de terre ; le dernier de pierres de taille, percé au milieu d'une porte et surmonté d'un mur épais, atteint, avec une hauteur de 6 mètres, la plate-forme du rocher. C'est sur cette plate-forme rectangulaire, et bordée d'un parapet, que s'élevaient les habitations, dont les traces nombreuses et très visibles permettent de fixer le nombre des habitants à 1.000. Ces maisons ont la forme triangulaire ou rectangulaire, l'âtre était au milieu, point de traces de portes ni d'escaliers : Presque toutes sont bâties en dedans du parapet, six seulement sont situées le long du mur au Sud, et sont les plus remarquables. Une est creusée dans le mur même, de chaque côté de la porte d'entrée ; les deux principales sont à l'Ouest de cette même porte, et reliées par une clôture. Quoique le système de fortification soit unique, il est cependant des rapports frappants entre le Castel-Coz et les oppidums élevés dans le Finistère au moyen-âge. D'un autre côté, il ressemble à certaines demeures d'Ecosse et de France, antérieures aux Romains. M. Le Men, le savant directeur du Musée départemental du Finistère, qui a le premier, en 1859, signalé l'oppidum de Castel-Coz, a hésité à trancher cette question d'âge. Néanmoins, les fouilles qu'il a pratiquées dans dix de ces maisons, lui ont permis de croire avec raison, ce qui est aujourd'hui reconnu, que c'était un oppidum gaulois, et que cet oppidum fut pris d'assaut, brûlé et saccagé par les Romains. Dans ces fouilles, M. Le Men a découvert : - Vingt meules différentes, en granit, - Une centaine de molettes, - Vingt pilons, - Huit lissoirs ou brunissoirs, - Soixante marteaux, - Dix-neuf pierres à aiguiser, - Huit boutons ou fusaïoles, - Un bouton en os, - Un anneau en verre blanc, - Une moitié de grain de collier en verre bleu, - Une bague en bronze, - Un grain de collier en bronze, - Un poinçon en bronze, - Douze fragments de haches en pierre, - Partie inférieure d'une épée en bronze, - Sept fragments de fer, - Plusieurs centaines d'éclats de silex, - Plusieurs centaines de pierres de fronde, - Des milliers de fragments de poterie, - Huit disques en terre cuite (vases), - Quelques centaines de pierres rondes et polies, - Quelques morceaux d'argile, - Assez grande quantité de patelles communes, - Ossements de mammifères, - Un fragment de poterie romaine.

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ANCIENNE NOBLESSE de BEUZEC-CAP-SIZUN

Kerharo : De gueules au massacre de cerf d'or.

Fily, Sr. de Kerneis : D'or à la fasce de gueule accompagné de 5 fleurs de lys de mesme. « Hec lilia tincta cruore ».

Ploeuc : D'hermines aux trois chevrons de gueules

Pontcroix : D'azur au lion morné d'argent. « Naturellement et bien sur ».

Rosmadec : Pallé d'argent et d'azur.

Tyvarlen : D'azur au château d'or.

 

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1481 qui s'est tenue à Carhaix les 4 et 5 septembre, revue militaire à laquelle tous les nobles devaient participer munis de l'équipement en rapport avec leur fortune, les nobles suivants de Beuzec-Cap-Sizun (Buzec-Cap-Sizun) étaient présents :

Glezian du Faou, pour lui et son père, archer en brigandine ;

Thomas Campion, archer en brigandine ;

Hervé Fidelys, archer en pal ;

Jehan Adam, archer en brigandine ;

Guillaume Kervasquet, représenté par Hervé son fils, archer en brigandine ;

Jehan Calvé, pour luy et pour son père, archer en brigandine ;

Jehan Gouzien, archer en brigandine ;

Marguerite du Faou, par Alain Doulec, archer en brigandine.

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1562 qui s'est tenue à Quimper les 15 et 16 mai, les nobles suivants de Beuzec-Cap-Sizun apparaissent :

Alain Rousseau, sr. de Kerygon, présent, dict qu'il est sous l'esdict ;

Glarin Filly, présent, dict qu'il est sous l'esdict ;

Bertrand Adam, présent, dict qu'il est sous l'esdict ;

Jehan Provost, sieur de Rostellien, présent, dict qu'il est sous l'esdict ;

Jehan Kerriou, default ;

(à compléter)

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