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LA BERNERIE-EN-RETZ

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La commune de La Bernerie-en-Retz (bzh.gif (80 octets) Kerverner-Raez) fait partie du canton de Bourgneuf-en-Retz. La Bernerie-en-Retz dépend de l'arrondissement de Saint-Nazaire, du département de Loire-Atlantique. 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LA BERNERIE-EN-RETZ

La Bernerie-en-Retz est un ancien village de drapiers qui doit son nom au comte Pierre qui aurait, selon la légende, quitté ses armes au XIIIème siècle car épris de la demoiselle de Prigny. Il se serait alors mis à tisser des "bernes", c'est à dire des draps. On l'appela alors le "Bernier".

Au Moyen Age, le territoire de La Bernerie-en-Retz fait partie de la paroisse des Moutiers : il s'agit à l'origine d'un simple village de pêcheurs et de charpentiers de bateaux, protégé par le château de La Gressière. En 1670, le petit port est déjà important et on y construit alors une petite chapelle qui est remplacée vers 1800 par une plus grande, et en 1862 par l'église actuelle.

La Bernerie-en-Retz est érigée en commune indépendante en 1863 et le chemin de fer Nantes-Pornic dessert la station de La Bernerie-en-Retz en 1875. La Bernerie est renommée La Bernerie-en-Retz le 6 décembre 1949.

Note 1 : La vieille paroisse des Moutiers, après avoir absorbé celle de Prigny, a donné naissance, elle-même, à la nouvelle paroisse de la Bernerie. Pareille naissance est ordinairement précédée d'une longue série de faits qui la préparent. Ce fut le cas pour Notre-Dame-de-Bon-Secours de La Bernerie. Tendances séparatistes. Le XIXème siècle devait voir le triomphe de La Bernerie. Le Conseil municipal compte de plus en plus nombreux des habitants de La Bernerie, à mesure que ce village devenait plus populeux. En l'année 1839, on y transporte la mairie et l'école. Les archives municipales elles-mêmes y sont transférées : le centre communal s'est déplacé, malgré les protestations véhémentes des habitants des Moutiers. L'église, du moins, demeure à ceux-ci. Ils ne la lâcheront jamais. Toutefois, en haut lieu, l'on juge que cette situation tendue ne peut se prolonger. Il y a nécessité de diviser en deux parties la paroisse des Moutiers, de créer une nouvelle paroisse à La Bernerie. Mgr. de Hercé l'exige ; son vicaire général, M. Dandé, le fait savoir à qui de droit. Protestations. Naturellement, le curé des Moutiers, M. Coupry, et son Conseil de Fabrique se défendent de leur mieux : la paroisse des Moutiers n'est pas trop grande pour être administrée ; elle ne compte que 1.740 âmes. L'église n'est point trop petite : elle contient mille places assises. La distance entre La Bernerie et les Moutiers n'est pas un obstacle insurmontable : elle n'est que de 2.600 mètres, et les chemins sont praticables en toute saison entre les deux agglomérations. Au surplus, ajoutent-ils, comment la paroisse des Moutiers pourra-t-elle subsister, si ses revenus sont réduits de moitié ? Ses dépenses seront, en effet, sensiblement les mêmes, spé­cialement dans l'entretien de l'église exposée au vent de mer. Paroisse. Cette protestation, datée du 6 octobre 1839, n'obtint pas de succès : tout était arrêté d'avance. Le 31 mai 1840 fut rendue l'ordonnance royale qui créait la nouvelle paroisse. En l'apprenant, le Conseil des Moutiers se réunit de nouveau le 2 juillet 1840 : la nouvelle paroisse va donc s'établir dans la chapelle de La Bernerie ; mais, disaient les conseillers, cette chapelle appartient à la Fabrique des Moutiers. Celle-ci ne saurait l'abandonner qu'à titre onéreux. Cette difficulté, d'ailleurs secondaire, fut soumise à l'évêché de Nantes, qui la transmit au ministère des Cultes. Le ministre, en date du 17 septembre 1840, fit observer qu'en devenant paroisse La Bernerie avait acquis la propriété des églises et chapelles situées sur son territoire, selon les décrets du 30 mai 1806 et du 19 mars 1809. C'était donc affaire réglée. Pendant ce débat, les choses avaient marché. Le 17 août 1840, en effet, Mgr. de Hercé avait signé l'ordonnance qui donnait naissance canonique à la paroisse de La Bernerie. Celle-ci, délimitée soigneusement, jouirait de son autonomie à partir du 23 août. Le curé fondateur, M. Augustin Leroy, jusqu'alors vicaire à Saint-Nazaire, arriva le vendredi 21 août à La Bernerie ; il fut installé solennellement, le 23, par M. Esseau, curé de Bourgneuf, qui donna lecture officielle des ordonnances royale et épiscopale. Commune. La Bernerie était paroisse. Mais elle demeurait partie intégrante de la commune des Moutiers. Celle-ci contenait donc désormais deux paroisses : pareille situation suscite fatalement des heurts, des difficultés. Le Conseil municipal, étant en majorité de La Bernerie réservait à celle-ci ses bonnes grâces. D'où jalousies, mécontentement légitime des habitants des Moutiers. Ceux-ci virent bientôt que le remède à leur malaise serait l'érection de La Bernerie en commune distincte. Ce fut chose faite en 1863, par un décret impérial du 23 mars. Chose curieuse, le maire des Moutiers devint maire de La Bernerie ; il fallut nommer un nouveau maire aux Moutiers. Et, conséquence logique : les archives communales, qu'on avait transférées à la mairie, sise à La Bernerie, en 1839, durent faire retour à la mairie des Moutiers (J.B. Russon). 

Note 2 : liste non exhaustive des maires de la commune de La Bernerie-en-Retz : Nicolas Aucam, Pierre Louerat, Auguste Métiveau, Benjamin Lacroix (1896 à 1921), Louis Gautier, Mlle Yvonne Wilson, M. Turpeau, ....

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PATRIMOINE de LA BERNERIE-EN-RETZ

l'église Notre-Dame-de-Bon-Secours (1841-1862), située rue Jean-du-Plessis et œuvre des architectes Chaigneau et Chenantais. Cette église est édifiée à l'emplacement de l'ancienne chapelle Notre-Dame de Bon-Secours datant du XIXème siècle et remplaçant elle-même une chapelle du XVIIème siècle. La nouvelle église est bénie en 1841. Le clocher date de 1853. Après son agrandissement au XIXème siècle, l'église n'est ouverte au culte qu'en 1862. La tribune date de 1922. Le grand orgue, qui date de 1860, est acheté en 1922 par la commune de La Bernerie-en-Retz : il est modifié en 1939 (ajout d'un jeu de nasard) et en 1889 (modification de la console). La peinture intitulée "La Vierge à l'Enfant" date d'avant 1867. La peinture intitulée "Grignon de Montfort", œuvre de A. Ayloul, date de 1925. L'orgue polyphonique, œuvre du facteur Debierre, date de 1884 ;  

Nota : La première chapelle. Le 17 février 1670, fut contracté un mariage en la chapelle de La Bernerie : c'est le vicaire Colin qui le bénit au nom du recteur Olivier Ernaud. Etait-ce faveur accordée aux mariés, lesquels étaient de modeste condition ? C'est peu probable. La mauvaise saison pouvait en avoir fait une néces­sité. Quoi qu'il en soit, une chapelle existait au XVIIème siècle, à La Bernerie ; ex-voto d'un marin sauvé d'un naufrage ? ou chapelle élevée par la piété des habitants du village ? Qui le dira ? Semblable cérémonie y fut faite le 27 novembre 1727 par le recteur lui-même, M. Pierre Aubin. Il s'agissait, cette fois, de messire l'écuyer Jean de Biré, seigneur de la Jahétière, qui épousait Mlle Anne de Saffré, fille du seigneur de la Gressière. La messe dominicale. En 1756, un grand pas est fait en avant : La Bernerie a pris de l'importance ; les « chattes », chaloupes munies d'un pont, s'y arrêtaient désormais ; la population nombreuse, riche aussi, contenant même des capitaines au long-cours, obtint de Mgr. Mauclerc de la Muzanchère que, chaque dimanche et fête chômée, une messe basse fût dite dans la chapelle du village. Le recteur Rivet dut se plier à l'ordre reçu. Des difficultés étant survenues dans la suite, pour assurer l'envoi d'un vicaire à La Bernerie, une prieure de l'église Madame permit, ou voulut, que les fondations de son prieuré y fussent acquittées par un prêtre de la paroisse. Ayant ainsi assuré les honoraires suffisants, elle arrangea toute chose à ce sujet. Désormais, les cérémonies se firent à la chapelle de La Bernerie sans trop d'opposition ; c'est ainsi que, 17 janvier 1766, y fut célébré le mariage d'honorable homme Julien Marchesse avec demoiselle Jeanne Muguet dont la mère était une Vincente Ernaud.  L'église. Tandis que se créait ainsi la commune, la paroisse de La Bernerie ne demeurait pas inactive. La chapelle devenue église s'avérait de beaucoup trop petite : on décida, dès l'été de 1840, de bâtir une église neuve. Celle-ci, commencée le 12 octobre de la même année, put être bénite et inaugurée le 9 juin 1841, sous le titre de Notre-Dame de Bon-Secours. M. le chanoine Dandé, vicaire général du diocèse, procéda à cette bénédiction ; la messe fut dite, et le discours prononcé par M. l'abbé Bonnot, curé de Saint-Aignan. M. Legras, curé des Moutiers, était présent. Et ceci n'était pourtant que du provisoire. La paroisse grandissait ; l'église ne fut bientôt plus de sa taille. Dès 1859, le second curé de La Bernerie, M. François Perrion, entreprit de bâtir une nouvelle église. Celle-ci n'est autre que l'église actuelle. Elle fut bénite, le 4 septembre 1862, par M. l'abbé 0llivier, vicaire au Pallet. Le sermon fut donné par M. le chanoine Cahours, aumônier du Lycée de Nantes. Etaient présents M. Maillard, curé des Moutiers, et M. Legras, devenu curé de Chéméré. Une seule cloche se balançait dans le clocher ; elle avait été bénite en 1847. En l'année 1865, l'église de La Bernerie se monta de deux autres cloches, qui furent baptisées par M. Guillet, curé de Paimbœuf et futur curé de Saint-Nicolas de Nantes. Les nouvelles reines furent chantées, dans un vibrant discours, par M. Félix Fournier, curé de Saint-Nicolas et futur évêque de Nantes. Le même actif curé, M. Perrion, bâtit aussi la cure, monument modeste, mais bien adapté à sa fonction. Et, pour lors, la fille de la paroisse des Moutiers se trouva devenue grande personne, entrée dans sa majorité (J.B. Russon).

la croix de la Gressière (1707) ;

le château de la Gressière (1879), situé rue de La Noue-Fleurie. Le seigneur de la Gressière est mentionné dès le XIème siècle. L'ancienne forteresse médiévale, aujourd'hui disparue, possédait quelques fortifications et son seigneur était vassal de celui de Prigny. Le premier que l'on connaisse, est Pierre Grimaud en 1460. On trouve ensuite Charles Besnard, Jacques Leborgne (en 1589), et en 1609, René de Saffré. En 1620, on trouve un Bonnaventure de Saffré. Le château reste la propriété des de Saffré jusqu'en 1724. En 1744, naît au château, Catherine Le Ray, fille du sieur Jean Le Ray, officier de navire, et de Catherine Pédeau (signent, sur l'acte de naissance, Dudoit, Longépée, Joys, Pédeau, Dosset et Ernaud). En 1745, Julien Chesneau épouse Jacquette Le Ray, fille de Pierre Le Ray (capitaine de navire) et de Jeanne Marcesse (signent : Chesneau, Le Ray, Marchesse, Lucas, Dosset, de Genneville, Forcin du Baussais, et de La Crétinière). Le château passe ensuite aux Charette de Boisfoucault en 1751. Le second de cette famille, Arthur qui mourut sans héritier, fait construire la demeure actuelle. Elle appartient ensuite à la famille Guignard de Saintours, puis à Roger de Boüard de Laforest jusqu'en 1984 ;

l'ancienne ferme de la Rogère (XVII-XVIIIème siècle), située rue de  Pornic à la Rogère ;

le moulin Dousset (XVIIème siècle), situé rue René Guy Cadou. Ce moulin est mentionné dès 1696. La date de 1728 est gravée sur l'une de ses poutres. Propriété de la famille Laurent en 1832 et de François Dousset en 1893 ;  

A signaler aussi :

le mégalithe christianisé du Poteau (vers 2500 avant Jésus-Christ - 1950). On mentionne aussi deux autres mégalithes, aujourd'hui disparus : un au Chantail et l'autre à La Roche-Bourdin ;  

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ANCIENNE NOBLESSE de LA BERNERIE-EN-RETZ

(à compléter)

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