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BENODET |
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La commune de Bénodet ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de BENODET
Bénodet vient du breton « ben Odet » (lembouchure de lOdet).
Bénodet faisait autrefois partie de la paroisse de Perguet (noté Berquet en 1426 et Perguet en 1442 et 1535) et dépendait de l'ancien évêché de Cornouaille. Lancienne paroisse de Perguet semble être un démembrement de celle de Fouesnant, une partie de Perguet se trouve aujourdhui dans celle-ci, lautre partie dans celle de Bénodet.
Le port de Bénodet remonte certainement au VIème siècle. Cest au XIIIème siècle que Euden de Fouesnant fait édifié la chapelle Saint-Thomas Becket, archevêque de Canterbury, assassiné en 1170 et canonisé en 1173. La chapelle est donnée en 1231 à lévêque de Quimper. Lévêque de Quimper, Raynaud, donne Bénodet et toute la paroisse de Perguet à labbaye de Daoulas. Le territoire paroissial devient alors un prieuré desservi par les moines de Daoulas jusquen 1690, date où l'abbaye de Daoulas est annexée au séminaire des aumôniers de la Marine de Brest. Le prieuré devient ensuite indépendant et il est occupé par un prêtre séculier. Le revenu est alors estimé à 600 livres. La qualité de Prieur de Bénodet demeure rattaché à celle de recteur de Perguet jusqu'en 1802, date à laquelle la chapelle de Bénodet devient église paroissiale (c'est certainement à cette date qu'elle est dédiée à Notre-Dame de Bénodet). En juillet 1792, les édifices religieux de Perguet et de Bénodet sont fermés. En mars 1878, la commune du Perguet est rebaptisée Bénodet.
On rencontre l'appellation Benodet (en 1233 et vers 1330).
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PATRIMOINE de BENODET
l'église ou chapelle Sainte-Brigitte (XI-XIIème siècle), remaniée au XVIème siècle. Il s'agit de l'ancienne chapelle de Perguet (encore surnommé Berc'het ou Brec'hef ; c'est-à-dire Brigitte vivant au Vème siècle et abbesse de Kildare, en Irlande). En forme de Tau, l'édifice comprend une travée sans bas-côté accostée au sud d'un ossuaire d'attache et au nord de la chapelle des fonts, puis trois travées avec bas-côtés. Les trois travées de la nef remontent au XIème siècle. Les piliers des XIème et XIIème siècles ont des socles et des chapiteaux sculptés de personnages ou d'arabesques. Au nord, les grandes arcades sont à doubles rouleaux, ainsi que l'arc diaphragme, et datent du XIIème siècle. L'ossuaire, le porche sud, le transept et le choeur portent la marque du gothique tardif. Le clocheton posé sur l'arc-triomphal est daté de 1592 et 1595. Le retable date de la fin du XVIIème siècle ou du début du XVIIIème siècle. La maîtresse vitre représente Notre Seigneur en croix, entre la Sainte Vierge et saint Jean. On trouve, dans le tympan, les armes du Juch et celles de Botigneau (ou Bodigneau) sur la maîtresse vitre, et un ossuaire. De nombreuses statues ornent la chapelle : Notre-Dame de Pitié, la Vierge-Mère, saint Thomas, saint Jacques, saint Sébastien, sainte Brigitte (Berc'het), saint Patrice, saint Laurent, saint Herbot. On y voit aussi un tableau de la Sainte Famille, avec l'inscription "M. Cariou, recteur, Cassaigne, prêtre, 1831" ; | |
l'église Saint-Thomas (XIIIème siècle), léguée par le comte Eude ou Eudon de Fouesnant et ses frères, en 1231, à lévêque de Quimper. Depuis sa fondation, l'église a été romaine à diverses époques : d'abord au XVème siècle, où elle est légèrement rallongée (la partie qui sert de sacristie daterait de cette époque). L'église est remaniée au XVIème siècle et en 1873. L'édifice comprend une nef de trois travées sans bas-côtés avec chapelle au nord. La chapelle nord date du XVème siècle. Le chur date de 1231. L'église de Bénodet a conservé de l'ancien édifice les deux travées de l'abside qui remontent au XIIIème siècle, époque à laquelle Eudon de Fouesnant fonda cet édifice, sous le vocable de Saint-Thomas de Cantorbéry. Le 28 mars 1836, une tempête renverse le clocher dont la chute provoque l'effondrement de la toiture. Une ordonnance royale du 21 novembre 1836, permet, grâce à un financement spécial de la commune, de restaurer l'église. Le roi Louis-Philippe y aide par un don de 200 f et la reine un don de 100 f. La sacristie est reconstruite en 1840. L'église menace ruine en 1870. Une vente des arbres entourant l'église a lieu en 1873. La nef et ses bas-côtés ont été reconstruites en 1873, suivant projet de l'architecte Bigot du 12 octobre 1871, avec remploi de quelques éléments anciens, notamment de la porte ouest (le choeur qui date du XIIIème siècle a été conservé et l'ancienne nef fut démolie). Un nouveau clocher est ensuite édifié à l'Ouest de la construction. A noter que les travaux s'éternisent jusqu'en 1887. L'édifice actuel n'a donc d'ancien que les deux travées de l'abside (ces parties datent de 1231). On y trouve des statues anciennes (la Sainte Vierge et la Trinité) et une statue moderne de saint Thomas Becket. Le Père Eternel tient sur ses genoux le cadavre de son fils (XVIème siècle). La Vierge de Bénodet (du moins ce qu'il en reste) est placée dans une arcade basse. Des bateaux ex-voto ornent les bas-côtés. Le pignon porte à l'extérieur l'écusson des seigneurs de Fouesnant ou celui de Bodinio (?). Cette église devient plus tard prieuré de l'abbaye de Daoulas ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Gildas. Elle se trouvait jadis sur un tumulus, dit placitre Saint-Gilles ; | |
les deux calvaires situés sur le placitre de léglise Sainte-Brigitte (XVIème et XVIIIème siècle). Le calvaire du XVIème siècle comporte en haut, le Christ en croix entre la Vierge et saint Jean, et au-dessous, sur le fût, saint Laurent, et au revers, en haut, la sainte Trinité ; | |
le calvaire (XVIème siècle), situé rue de léglise ; | |
la croix du cimetière de Bénodet (1886) ; | |
la croix de Kergaouren ou Menez-Groas (XVème siècle) ; | |
la ferme de Ruz-Conan (XVIIIème siècle). Cette ferme relevait de la seigneurie de Cheffontaines ; | |
l'hôtel Ménez-Frost ou château de Levainville (second empire) ; | |
l'hôtel du Minaret (1926-1928), édifié par Albert Laprade ; | |
le mausolée du cimetière (1871) ; | |
la chaumière du Petit Moulin de Kerveil (XVIIIème siècle) ; | |
le Fort du Coq (1862) ; | |
le phare du Coq (1848) ; | |
le phare de la pyramide (XIXème siècle) ; |
A signaler aussi :
le menhir de Poulker (époque néolithique) ; | |
un balneum ; | |
la nécropole de la pointe Saint-Gilles (avec sépultures à coffre) ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de BENODET
(à compléter)
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