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BENODET

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La commune de Bénodet (pucenoire.gif (870 octets) Benoded) fait partie du canton de Fouesnant. Bénodet dépend de l'arrondissement de Quimper, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de BENODET

Bénodet vient du breton « ben Odet » (l’embouchure de l’Odet). 

Bénodet faisait autrefois partie de la paroisse de Perguet (noté Berquet en 1426 et Perguet en 1442 et 1535) et dépendait de l'ancien évêché de Cornouaille. L’ancienne paroisse de Perguet semble être un démembrement de celle de Fouesnant, une partie de Perguet se trouve aujourd’hui dans celle-ci, l’autre partie dans celle de Bénodet.  

Le port de Bénodet remonte certainement au VIème siècle. C’est au XIIIème siècle que Euden de Fouesnant fait édifié la chapelle Saint-Thomas Becket, archevêque de Canterbury, assassiné en 1170 et canonisé en 1173. La chapelle est donnée en 1231 à l’évêque de Quimper. L’évêque de Quimper, Raynaud, donne Bénodet et toute la paroisse de Perguet à l’abbaye de Daoulas. Le territoire paroissial devient alors un prieuré desservi par les moines de Daoulas jusqu’en 1690, date où l'abbaye de Daoulas est annexée au séminaire des aumôniers de la Marine de Brest. Le prieuré devient ensuite indépendant et il est occupé par un prêtre séculier. Le revenu est alors estimé à 600 livres. La qualité de Prieur de Bénodet demeure rattaché à celle de recteur de Perguet jusqu'en 1802, date à laquelle la chapelle de Bénodet devient église paroissiale (c'est certainement à cette date qu'elle est dédiée à Notre-Dame de Bénodet). En juillet 1792, les édifices religieux de Perguet et de Bénodet sont fermés. En mars 1878, la commune du Perguet est rebaptisée Bénodet.

On rencontre l'appellation Benodet (en 1233 et vers 1330).

Note 1 : Ruines d'un village considérable à la pointe de Saint-Gildas, à l'embouchure et sur la rive gauche de l'Odet. Etablissement de bains comprenant douze chambres, dans l'une desquelles on a trouvé un petit bronze de Constance II. Tuiles, pierres de petit appareil, ciment, etc., au village de Keranscouet. Il existe dans cette commune plusieurs tumulus qui sont probablement d'origine moderne. Tuiles nombreuses et substructions dans l'anse du Groasquen. Tuiles et pierres de petit appareil provenant de constructions au village de Kerascoet, à droite de la route de Quimper à Bénodet. Un menhir peu élevé, dans le vallon du ruisseau qui descend au village du Poul-Ker. A 1 kilomètre de Bénodet, à gauche de la route de Perguet, près d'un penty, tumulus de forme arrondie dans lequel on a trouvé, en 1886, des débris d'urnes cinéraires en terre grise et brune. A 500 mètres plus loin, à droite de la même route, près d'une croix de pierre plantée sur une clôture dans l'ancien chemin de Keranscoat à Poul-Ker, grand tumulus de forme elliptique. La nouvelle édition d'Ogée mentionne un dolmen en Perguet (M. Abgrall - 1902).

Note 2 : Recteurs de Perguet : - 1672, Décembre : Décès du Sr Le Reun (R. G. 518). - 1678 : Jean Collin, recteur de Perguet (Nantes, B. 1243). - 1722-1742 : Pierre Millard, recteur de Perguet, prieur commandataire de Bénodet et chapelain du Sr de Kergarnadech (B. 8), mourut en 1742 (B. 351). - 1763 : Hervé Rivoal, recteur (B. 351). - 1763-1770 : Denis. - 1771-1787 : Le 25 Septembre, François Canaff, recteur, malade à l'auberge de la Croix-d'Or, à Quimper, se démet ; mais se sentant mieux, le 6 Octobre, il signe « un acte de regret de sa démission », qu'il n'a donnée, dit-il, qu'au fort de sa maladie et ne comptant pas se rétablir. Cependant, le 12 Octobre, il résigne définitivement entre les mains du Pape, en faveur de Guillaume Pellerin, curé de Locmaria, qui prend possession le 18 Décembre 1787. - 1787-1802 : Guillaume-Henri Pellerin. Liste non exhaustive des Recteurs de Bénodet : - 1802-1827 : Guillaume-Henri Pellerin. - 1827-1831 : Yves-Julien Cariou, de Lanriec. - 1831-1836 : Jean-Louis Masson, de Morlaix. - 1836-1842 : Jean-Marie Péron, de Plouégat-Moysan. - 1842-1875 : René Rospars, de Saint-Thois. - 1875-1883 : Clet-Marie Bériet, de Cléden-Cap-Sizun. - 1883-1889 : Laurent Rospars, de Laz. - 1889-1897 : Jean Hascouet, du Juch. - 1897 : Yves-Marie Grall, de Landivisiau, ..... Vicaires : - Féchant. - 1872-1875 : Auguste Desban, de Pont-l'Abbé. - 1896 : René-François Le Séac'h, d'Ergué-Gabéric. Rôle des décimes en 1789 : le recteur, M. Pellerin, était taxé de 42 livres 5 sols. La fabrice (9 livres), le Rosaire (2 livres), Notre-Dame de Bénodet (5 livres), Saint-Gildas (2 livres). Population en 1800 de 550 âmes, et en 1900 de 1094 habitants.

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PATRIMOINE de BENODET

l'église ou chapelle Sainte-Brigitte (XI-XIIème siècle), remaniée au XVIème siècle. Il s'agit de l'ancienne chapelle de Perguet (encore surnommé Berc'het ou Brec'hef ; c'est-à-dire Brigitte vivant au Vème siècle et abbesse de Kildare, en Irlande). En forme de Tau, l'édifice comprend une travée sans bas-côté accostée au sud d'un ossuaire d'attache et au nord de la chapelle des fonts, puis trois travées avec bas-côtés. Les trois travées de la nef remontent au XIème siècle. Les piliers des XIème et XIIème siècles ont des socles et des chapiteaux sculptés de personnages ou d'arabesques. Au nord, les grandes arcades sont à doubles rouleaux, ainsi que l'arc diaphragme, et datent du XIIème siècle. L'ossuaire, le porche sud, le transept et le choeur portent la marque du gothique tardif. Le clocheton posé sur l'arc-triomphal est daté de 1592 et 1595. Le retable date de la fin du XVIIème siècle ou du début du XVIIIème siècle. La maîtresse vitre représente Notre Seigneur en croix, entre la Sainte Vierge et saint Jean. On trouve, dans le tympan, les armes du Juch et celles de Botigneau (ou Bodigneau) sur la maîtresse vitre, et un ossuaire. De nombreuses statues ornent la chapelle : Notre-Dame de Pitié, la Vierge-Mère, saint Thomas, saint Jacques, saint Sébastien, sainte Brigitte (Berc'het), saint Patrice, saint Laurent, saint Herbot. On y voit aussi un tableau de la Sainte Famille, avec l'inscription "M. Cariou, recteur, Cassaigne, prêtre, 1831 " ; 

Nota 1 : Le nom de la paroisse s'écrivait autrefois Berchet, car sainte Berchet, ou sainte Brigitte, en était la patronne principale. Une statue, qui paraît dater du XVIIème siècle, représente la sainte vêtue en religieuse dans un costume qui se rapproche de celui de l'ordre de Saint-Benoît. Cette sainte serait sainte Brigitte, abbesse de Kildare, patronnesse de l'Irlande, dont on fait la fête au 1er Février. Voici ce que M. le commandant Faty a recueilli sur le culte de cette sainte dans ses notes manuscrites sur les saints honorés en Bretagne : « Sainte Brigitte, abbesse de Kildare, en Irlande, naquit au milieu du Vème siècle, dans le village de Fouchard, au diocèse d'Armach ; elle était fille d'un homme de qualité qui voulait la marier, mais elle préféra l'état de virginité et en fit profession entre les mains de saint Melde, disciple de saint Patrice, dans la province de Meath. Elle fonda plusieurs communautés religieuses, dont la plus considérable était celle de Kildare, à sept ou huit lieues de Dublin, dans la province de Linster. Les nombreux miracles qu'elle opéra lui firent donner le nom de thaumaturge. Elle mourut à la fin du Vème ou au commencement du VIème siècle. Aussitôt qu'elle fut inhumée, une flamme s'éleva sur sa tombe, qu'on appela feu de Sainte-Brigitte, et qui fut entretenu par les religieuses de Kildare jusqu'à l'époque de la Réforme ». Voici ce que dit M. de la Villemarqué de cette sainte dans ses légendes celtiques : « Elle était fille de l'ancien druide Dubtak ; après avoir chanté sur la harpe les héros payens de l'Irlande, elle consacra ses chants au Seigneur ; cette sainte Thérèse barbare, par ses chants passionnés ravissait les rois et les peuples aux fêtes de Tara. Par son influence, elle fit abolir les tributs de chair humaine ». Elle est la patronne principale de Perguet, qui à deux patrons secondaires, saint Laurent et saint Herbot. Le pardon a lieu : pour sainte Brigitte, le dimanche qui suit la fête ; pour saint Laurent, le second dimanche d'Août ; pour saint Herbot, le dimanche de la Trinité. On invoque saint Laurent particulièrement pour la guérison des plaies. 

Nota 2 : Voici une description datant de 1902 : L'église de Perguet remonte en partie au XIIème siècle. Extérieurement, on peut reconnaître, du moins du côté Nord, une vieille construction romane, fort bien indiquée par le petit appareil et surtout par les petites fenêtres très hautes taillées en meurtrières. Ce caractère apparaît moins dans la façade Ouest, d'autant plus qu'elle est dépourvue d'ouvertures, sauf la porte centrale, qui a été refaite à la fin de la période gothique. Quant au côté Midi, il a été complètement remanié par l'adjonction d'un joli ossuaire, un porche et une branche de transept, au XVIème siècle. Le petit clocher central doit être de la même époque, et on peut y lire cette inscription : 1595 — D : IAN : RISTEN : CVR — CARADEC. Dans le cimetière est une croix de granit, avec la statue de saint Laurent adossée au fût. Tout cela forme un ensemble pittoresque, avec les grands arbres qui encadrent et surtout un vieil if tout tordu et tout bossué, âgé au moins de trois ou quatre siècles. En pénétrant à l'intérieur de l'église, on trouve une architecture réellement saisissante, dans les arcades de la nef et l'arc triomphal formant l'entrée du choeur. Les trois travées du Nord sont imposantes et correctes, mais rustiques, avec leurs piles carrées dépourvues de tailloirs, leurs arcades à claveaux serrés et réguliers ; au côté Midi on retrouve le même tracé, mais sur les piles prennent naissance des colonnettes à bases et chapiteaux sculptés, et de ces chapiteaux partent des arcs formerets encadrant fort élégamment les petites baies percées dans le mur. Dans l'arc triomphal on voit l'alliance du plein-cintre et de l'arcade ogivale, particularité qui semble se rencontrer de bonne heure dans notre architecture. Au delà, c'est-à-dire dans le choeur, on est en plein style flamboyant, sans caractère spécial, et par conséquent offrant moins d'intérêt. Il ne faut pas manquer d'observer, dans le bas-côté Nord, un petit foyer pratiqué au XVIème siècle tout près des anciens fonts baptismaux. En la maîtresse-vitre on voit un crucifiement avec une Sainte-Face et les armes suivantes : 1°- De sable à l'aigle éployé d'argent, qui est Fouesnant ; 2°- D'azur au griffon d'argent. Trois autels. Près du maître-autel, une statue de saint Patrice, désigné, fautivement sous le nom de saint Patern, fait vis-à-vis à celle de sainte Brigitte. Côté de l'Evangile, l'autel est surmonté d'un tableau représentant la Sainte-Famille ; au-dessus de l'Enfant-Jésus figurent le Père Eternel et le Saint-Esprit. De chaque côté de l'autel, Notre-Dame de Pitié et une Vierge mère. Côté de l'Epître, autel ayant de chaque côté les statues de saint Laurent et de saint Herbot. En plus, les statues de saint Sébastien, saint Jacques et un saint évêque (MM. Abgrall et Grall, recteur de Bénodet - 1902).

l'église Saint-Thomas (XIIIème siècle), léguée par le comte Eude ou Eudon de Fouesnant et ses frères, en 1231, à l'évêque de Quimper. Depuis sa fondation, l'église a été romaine à diverses époques : d'abord au XVème siècle, où elle est légèrement rallongée (la partie qui sert de sacristie daterait de cette époque). L'église est remaniée au XVIème siècle et en 1873. L'édifice comprend une nef de trois travées sans bas-côtés avec chapelle au nord. La chapelle nord date du XVème siècle. Le chœur date de 1231. L'église de Bénodet a conservé de l'ancien édifice les deux travées de l'abside qui remontent au XIIIème siècle, époque à laquelle Eudon de Fouesnant fonda cet édifice, sous le vocable de Saint-Thomas de Cantorbéry. Le 28 mars 1836, une tempête renverse le clocher dont la chute provoque l'effondrement de la toiture. Une ordonnance royale du 21 novembre 1836, permet, grâce à un financement spécial de la commune, de restaurer l'église. Le roi Louis-Philippe y aide par un don de 200 f et la reine un don de 100 f. La sacristie est reconstruite en 1840. L'église menace ruine en 1870. Une vente des arbres entourant l'église a lieu en 1873. La nef et ses bas-côtés ont été reconstruites en 1873, suivant projet de l'architecte Bigot du 12 octobre 1871, avec remploi de quelques éléments anciens, notamment de la porte ouest (le choeur qui date du XIIIème siècle a été conservé et l'ancienne nef fut démolie). Un nouveau clocher est ensuite édifié à l'Ouest de la construction. A noter que les travaux s'éternisent jusqu'en 1887. L'édifice actuel n'a donc d'ancien que les deux travées de l'abside (ces parties datent de 1231). On y trouve des statues anciennes (la Sainte Vierge et la Trinité) et une statue moderne de saint Thomas Becket. Le Père Eternel tient sur ses genoux le cadavre de son fils (XVIème siècle). La Vierge de Bénodet (du moins ce qu'il en reste) est placée dans une arcade basse. Des bateaux ex-voto ornent les bas-côtés. Le pignon porte à l'extérieur l'écusson des seigneurs de Fouesnant ou celui de Bodinio (?). Cette église devient plus tard prieuré de l'abbaye de Daoulas. Noms des prieurs de Bénodet (Inventaire des titres de l'abbaye de Daoulas) : - 1506, 31 Décembre. Guillaume Kervéou, prieur commendataire, donne sa démission à l'Ordinaire. - 1507, 6 Septembre. Sur résignation de frère Guillaume de la Lande, frère Louis Le Louet est pourvu. - 1524, 31 Décembre. Louis Le Louet permute le prieuré de Bénodet pour celui de Saint-Thomas de Landerneau, avec Guillaume la Lande. - 1535, 23 Février. Guillaume Jehan permute Bénodet contre Saint-Thomas avec François Deduier. - 1541, 30 Septembre. Jehan résigne Bénodet en faveur de frère Jean Lotz, qui prend possession le 20 Mai 1543. - 1552. Frère Hervé le Cann reçoit provision, le 12 Août, sur présentation de l'abbé Jean Prédour. - 1564, 23 Février. Frère Alain le Maucazre, pourvu, prend possession le 28 Janvier 1565. Y était encore en 1577 (voir lettre de lui E. 128). - 1581, 4 Avril. Frère Hervé Rodellec, pourvu. - 1583, 2 Juin. Frère Olivier Coetaudon, pourvu. - 1601, 18 Août. Frère Guillaume Kerouartz, pourvu sur résignation de Frère Olivier Coataudon ; 

Nota 3 : L'église de Bénodet, qui doit son nom à sa position à l'embouchure do la rivière Odet, était une chapelle dépendante de la paroisse de Perguet, et fut construite, à la fin du XIIème ou au commencement du XIIIème siècle, en l'honneur de saint Thomas de Cantorbéry, canonisé par Alexandre III le 21 Février 1173. Un acte de l'évêque Rainaud (1219-1245), conservé au cartulaire de l'abbaye de Daoulas et daté de l'an 1231, nous apprend que Eude de Fouesnant et toute sa famille, à savoir ses frères Rivallon et Alain, ses neveux Morvan Robert et ses soeurs, Eude Grallon, Guy et Daniel, fils de Geoffroy Guy, Grallon Kerscoed et son épouse, ayant donné à l'église du bienheureux Thomas martyr, de Bénodet, toutes les dîmes qu'ils possédaient dans la paroisse de Perguet, l'Evêque do Quimper, à son tour, donnait, du consentement de son Chapitre, l'église de Saint-Thomas de Bénodet et toute la paroisse de Perguet aux Abbé et couvent de Notre-Dame de Daoulas, à condition que les dits religieux prieraient pour leurs bienfaiteurs, et se chargeraient du service religieux dans l'église de Bénodet. Telle fut la fondation du prieuré de Bénodet qui, pendant fort longtemps, fut desservi par un religieux de Daoulas ; mais en 1690, lors de l'annexion de Daoulas au Séminaire de la Marine, à Brest, ce prieuré était possédé par un séculier, et il semble que, depuis cette époque jusqu'à la Révolution, la qualité de prieur de Bénodet fut annexée à celle de recteur de Perguet. Le revenu de ce prieuré était estimé 600 livres en 1690. Ce fut probablement au XVIIIème siècle que fut changé le vocable de la chapelle, qui est ensuite dédiée à Notre-Dame (M. Abgrall).

Nota 4 : Voici une description datant de 1902 : L'église de Bénodet, autrefois dédiée à saint Thomas de Cantorbéry, est maintenant sous le vocable de Notre-Dame. Cet édifice, considérablement agrandi vers 1873, n'a conservé d'ancien que les deux travées de l'abside, qui datent des premières années du XIIIème siècle et qui nous fournissent une donnée précieuse sur l'architecture ogivale primitive dans notre pays. De forts pilastres, formés de groupes de colonnettes, prennent naissance sur un bandeau saillant et sur des cariatides ; les feuilles des chapiteaux ont toute la souplesse et le galbe élégant de la sculpture des autres provinces, les tailloirs, finement moulurés, portent les différents arcs qui soutiennent et découpent les voûtes. L'abside droite est percée de deux lancettes surmontées d'une rose à six lobes, au-dessous de laquelle sont trois petites têtes sculptées, dont une mitrée et une autre portant couronne royale. Les vieilles statues vénérées sont celles de Notre-Dame de Bénodet, la Sainte-Trinité et un groupe de Notre-Dame de Pitié. M. Dessaux écrivait en 1840, dans une note conservée aux Archives de l'Evêché, « qu'on possède à Bénodet des reliques, qu'on impose sur les têtes malades soit physiquement soit mentalement ». Cette même note signale « qu'au mois de Juillet 1840, en construisant la sacristie de Bénodet, adossée en appentis contre le vitrail Sud de l'église, on a voulu en établir les murs sur un fond solide qui ne s'est trouvé qu'à 3 m. 33 au-dessous du cimetière, entièrement formé de terres rapportées. En creusant ainsi, on est arrivé à un pavé en dalles brutes bordé par un mur en beaux matériaux ayant une épaisseur de 1 m. 30. Ce mur avait deux ouvertures, l'une servait de fenêtre montrant encore le plomb qui en scellait les gonds, l'autre était une sorte d'évier avec sa gargouille, qui versait les eaux sur le pavé incliné vers la mer. Ce mur, parallèle à l'église, servait à soutenir une voûte dont les amorces et quelques vestiges apparaissent au-dessous du vitrail. Ce local voûté devait être une petite sacristie de 2 m. 28 de large sur 3 m. 66, communiquant avec l'église par une porte dont on a retrouvé le seuil à 1 m. 20 au-dessous du pavé actuel du choeur. Les côtés du Levant et du Couchant de cette sacristie montrent encore chacun deux petites armoires accouplées qui ont eu des portes, puisqu'on y trouve l'emplacement des gonds ainsi que le trou des verroux. Ces armoires, construites en pierres parfaitement taillées, couvertes de trois voûtes superposées et ornées de petites colonnes à moitié engagées dans les cloisons qui les séparent, sont d'une belle construction. Elles ont 0 m. 82 de profondeur, 0 m. 70 de hauteur et 0 m. 52 de largeur ; elles ne s'élèvent guère que de 0 m. 30 au-dessus du sol. Cette chapelle, qui avait 10 mètres d'élévation sous poutres, a dû être desservie par des moines, dont l'habitation occupait l'enclos où se trouve actuellement l'auberge du Sr le Clinche ». Il paraîtrait que l'élévation successive du niveau des marées a obligé d'abandonner la sacristie, dont la voûte était pou élevée, et que, pour éloigner la mer qui envahissait l'église, on en a élevé le sol de plus d'un mètre, et principalement celui du cimetière, où il y a 3 et 4 mètres de terres rapportées. Par suite, la sacristie n'a été pendant longtemps qu'un caveau servant à la sépulture des moines, ce que la nature de la terre qui en a été extraite semble constater, et on a fini par en détruire la voûte et le combler. On s'est encore déterminé actuellement pour ce dernier parti, attendu qu'un caveau plus ou moins rempli d'eau ne serait d'aucune utilité pour l'église (M. Peyron).

Nota 5 : L'église de Perguet a été fort mutilée. On y retrouve les mêmes caractères qu'à Fouesnant d'où elle est peu éloignée. Elle fut évidemment construite à la même époque. Extérieurement les murs de la partie la plus ancienne sont en petit appareil flanqués de contreforts droits. Le pignon ouest, où se trouve l'entrée principale, a conservé tout son caractère. Intérieurement elle a été remaniée fort malheureusement. La seule chose véritablement intéressante qu'on y trouve, et remontant à l'époque de la construction primitive, ce sont deux colonnes engagées surmontant les pieds droits de deux piliers de la nef. Ces piliers carrés présentent un saillant ou pied droit sur chacune de leurs faces. Ceux qui sont dans le plan des arcades de la nef, soutiennent celles-ci. Le saillant du côté intérieur dans la nef s'arrête à la hauteur de ces arcades et est surmonté par une colonne, qui supporte un second étage d'arcades pleines, dont l'archivolte aux claveaux réguliers a beaucoup de relief sur le mur. Il ne reste plus que deux de ces colonnes. L'une est fort mutilée. Nous avons pu à grand peine retrouver le dessin du chapiteau et de la base de l'autre noyés dans un affreux badigeon. Le chapiteau présente un entrelac assez compliqué et très soigné. La base est ornée de feuilles longues et parallèles formant une sorte de canelure. Elle est surmontée et soutenue par un tore. Celle du bas était accompagnée de griffes aux angles (E. Ducrest de Villeneuve).

Les chapiteaux de l'église de Perguet en Bénodet

l'ancienne chapelle Saint-Gildas. Elle se trouvait jadis sur un tumulus, dit placitre Saint-Gilles. M. Le Bourdellès a vu en 1890 de nombreux sarcophages en pierre autour de la chapelle en ruines de Saint-Gildas ou Saint-Gilles ; il a également recueilli la tradition que cette chapelle aurait servi de poste fortifié aux Anglais, lors de l'une de leurs descentes sur nos côtes ;

les deux calvaires situés sur le placitre de l’église Sainte-Brigitte (XVIème et XVIIIème siècle). Le calvaire du XVIème siècle comporte en haut, le Christ en croix entre la Vierge et saint Jean, et au-dessous, sur le fût, saint Laurent, et au revers, en haut, la sainte Trinité ; 

le calvaire (XVIème siècle), situé rue de l’église ; 

la croix du cimetière de Bénodet (1886) ;

la croix de Kergaouren ou Menez-Groas (XVème siècle) ; 

la ferme de Ruz-Conan (XVIIIème siècle). Cette ferme relevait de la seigneurie de Cheffontaines ; 

l'hôtel Ménez-Frost ou château de Levainville (second empire) ; 

l'hôtel du Minaret (1926-1928), édifié par Albert Laprade ; 

le mausolée du cimetière (1871) ; 

la chaumière du Petit Moulin de Kerveil (XVIIIème siècle) ; 

le Fort du Coq (1862) ; 

le phare du Coq (1848) ; 

le phare de la pyramide (XIXème siècle) ; 

A signaler aussi : 

le menhir de Poulker (époque néolithique) ; 

un balneum ; 

la nécropole de la pointe Saint-Gilles (avec sépultures à coffre) ; 

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ANCIENNE NOBLESSE de BENODET

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1481 qui s'est tenue à Carhaix les 4 et 5 septembre, revue militaire à laquelle tous les nobles devaient participer munis de l'équipement en rapport avec leur fortune, les nobles suivants de Perguet – Banodet [Note : Perguet se trouve aujourd'hui en partie en Bénodet et en Fouesnant] étaient présents :

Alain de Lesaudevez, en brigandine et vouge ;

Raoul le Gallay, en brigandine et vouge.

(à compléter)

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