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BEIGNON |
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La commune de Beignon ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de BEIGNON
Beignon est, semble-t-il, un démembrement de la paroisse primitive de Guer. Le pays de Beignon était surnommé autrefois Transylvanie (en breton Poutrecoët). Le nom de Porhoët est issu de ce nom.Bicloën (Beignon) est mentionné dans le cartulaire de Redon : "In pago Trans Silvam, in plebe nuncupante Bicloën" (page 83). En 869, le roi Salomon réside dans le "plou" de Bicloën. Bro-erech (Beignon) appartient au diocèse d'Aleth, l'actuel Saint-Malo, et à l'archidiaconé de Porhoët. Il se subdivise ensuite au XIème siècle en deux doyennés, celui de Beignon et de Lanouée.
Un manoir épiscopal existe dès le XIème siècle à Beignon (la baronnie de Beignon). C'était une baronnie unie à l'évêché de Saint-Malo. Beignon est érigé en commune du canton de Campénéac et du district de Ploërmel en 1790. Beignon passe dans le canton de Guer en 1800 et dans le diocèse de Vannes en 1801. Le territoire de Saint-Malo-de-Beignon fait partie de Beignon entre 1808 et 1813.
Nota : En 1820, l'abbé Desnayes crée à Beignon l'ordre des Surs de l'Instruction chrétienne (ordre enseignant). En 1912, l'armée exproprie 1640 hectares de terres qui sont rattachés au domaine militaire lors de l'extension du camp de Coëtquidan;
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PATRIMOINE de BEIGNON
| l'église Saint-Pierre (XIème ou XIIème siècle). Incendiée en 1483, elle est reconstruite au XVème ou XVIème siècle. Elle a été couverte en 1539 par le charpentier Iseul. Saccagée durant la Révolution, elle est reconstruite ou restaurée au début du XIXème siècle par les soins de Mgr Bécel. C'est un édifice en forme de croix latine avec deux bas-côtés dont les couvertures sont perpendiculaires à celle de la nef. Les grandes arcades en tiers-point reposent en pénétration sur des piles simples. La décoration des portails et des fenêtres est flamboyante. La porte Nord est datée 1689 au sommet du pignon et porte un écusson épiscopal. A l'extérieur, l'église présente de chaque côté une succession de pignons aigus décorés. Une tour carrée, avec flèche en ardoises plus récente, s'élève sur le portail occidental. Les sablières de la charpente sont finement sculptées, celles du choeur représentent des scènes de la Vie de saint Pierre, expliquées par des inscriptions en caractère gothique. L'église possède de nombreux éléments provenant de la chapelle de la Sainte-Vierge, notamment l'autel, des statues et la croix processionnelle. Les scènes de la Passion et de la vie de saint Pierre de la maîtresse vitre datent du XVIème siècle (vers 1540). Le vitrail du choeur présente les armes de Mgr François Bohier, évêque de Saint-Malo entre 1535 et 1567. La verrière de l'Arbre de Jessé, située dans le bras nord du transept, date de 1540 et présente l'écusson de Mgr François Bohier, évêque de Saint-Malo. Ces deux vitraux ont été restaurés, au milieu du XIXème siècle, grâce à Mgr Bécel, évêque de Vannes. A la base de la verrière du transept Nord apparaît la signature de l'atelier parisien A. Lusson et L. Lefèvre qui a procédé à sa restauration vers 1855-1859. Dans la sacristie, on trouve un beau calice, dont le pied ciselé est du XVème siècle, ainsi qu'une croix processionnelle (en argent plaqué sur bois) du XVIème siècle ; | |
la chapelle Sainte-Reine (XVIIème siècle), édifiée par ordre de Mgr de Guémadeuc (évêque de Saint-Malo) à l'emplacement d'un ancien sanctuaire ou oratoire du XVème siècle. Cette chapelle très simple, à décoration Renaissance, est bénite le 30 novembre 1665 par Mgr de Guémadeuc. A noter que sainte Reine est une vierge martyr du IIIème siècle. Une statue représentant sainte Reine enchaînée et décapitée se trouve aujourd'hui dans l'église paroissiale de Beignon ; | |
la chapelle Sainte-Vierge (1880), fondée par Monseigneur Becel ; | |
la chapelle de Saint-Méen (XVIème siècle), située au sud du bourg ; | |
la chapelle Saint-Mathurin, reconstruite en 1887 ; | |
la croix Danet (XIème ou XIIème siècle), située au Val ès Lan. Il s'agit d'une simple croix monolithique trilobée ; | |
la croix des Perrières (XVIème siècle). A la base du fût se trouvent deux personnages sculptés qui représentent les donateurs ; | |
la croix du Plessis (XVIème siècle) ; | |
l'ancien presbytère (XVIIIème siècle), situé rue du Pourpris ; | |
le moulin à eau de Tremourio, et les moulins à vent de l'Aiguillon, de Lanviel. En 1853, on construit un moulin à tan sur la petite rivière qui sépare Beignon de Paimpont ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de BEIGNON
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464 et du 4 septembre 1481, ainsi que dans le dictionnaire des feudataires des évêchés de Dol et Saint-Malo en 1480, on comptabilise la présence d'aucun noble de Beignon.
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