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BEIGNON

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La commune de Beignon (bzh.gif (80 octets) Benion) fait partie du canton de Guer. Beignon dépend de l'arrondissement de Vannes, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de BEIGNON 

Beignon est, semble-t-il, un démembrement de la paroisse primitive de Guer. Le pays de Beignon était surnommé autrefois Transylvanie (en breton Poutrecoët).  Le nom de Porhoët est issu de ce nom.

Bicloën (Beignon) est mentionné dans le cartulaire de Redon : "In pago Trans Silvam, in plebe nuncupante Bicloën" (page 83). En 869, le roi Salomon réside dans le "plou" de Bicloën. Bro-erech (Beignon) appartient au diocèse d'Aleth, l'actuel Saint-Malo, et à l'archidiaconé de Porhoët. Il se subdivise ensuite au XIème siècle en deux doyennés, celui de Beignon et de Lanouée. 

Un manoir épiscopal existe dès le XIème siècle à Beignon (la baronnie de Beignon). C'était une baronnie unie à l'évêché de Saint-Malo. Beignon est érigé en commune du canton de Campénéac et du district de Ploërmel en 1790. Beignon passe dans le canton de Guer en 1800 et dans le diocèse de Vannes en 1801. Le territoire de Saint-Malo-de-Beignon fait partie de Beignon entre 1808 et 1813. 

Note 1 : Ce territoire, traversé par la route de Ploërmel à Rennes, et arrosé par un petit affluent de l'Aff, est borné à l'ouest par Campénéac, au sud par Porcaro et Saint-Malo, à l'est et au nord par la rivière de l'Aff, qui le sépare de Plélan et de Paimpont. Sa superficie est de 2458 hectares, qui se partagent en champs, prairies et landes ; le défrichement y a fait de notables progrès depuis un certain nombre d'années. En 1891, la population est de 1391 habitants. Le bourg, à peu près central, est à 9 kilomètres de Guer, à 48 de Ploërmel et à 69 de Vannes. Les Celtes ont dû les premiers occuper ce pays ; mais on n'a pas encore signalé de traces de leur séjour. Les Romains, venus ensuite, ne paraissent pas avoir laissé plus de vestiges. Les Bretons ont à peine effleuré ce coin de terre, et le nom de Treslan ne rappelle qu'un vague souvenir de leur passage. Tout ce pays était jadis séparé du Bro-Erech par une immense forêt : ce qui l'avait fait appeler par les gens du sud la Transylvanie, en latin Pagus trans sylvam, et en breton Pou tré coet, dont on a fait plus tard Porhoet. Il fut englobé dans le diocèse d'Aleth ou de Saint-Malo, et dans l'archidiaconé de Porhoet ; puis il se subdivisa en deux doyennés : celui de Beignon et celui de Lanouée. Le doyenné de Beignon comprit, à partir du XIème siècle au moins : Augan, Beignon, Campénéac, Caro, Comblessac et les Brûlais, Guer et Monteneuf, Lieuron, Loutehel, Maure et Campel, Mauron, Maxent, Mernel, Néant, Paimpont et Saint-Péran, Plélan et Treffendel, Ploërmel et La Chapelle, Réminiac, Saint-Abraham et Monterrein, Saint-Brieuc-de-Mauron, Saint-Malo-de-Beignon, Saint-Séglin et Tréhorenteuc. Le choix de Beignon, comme chef-lieu du doyenné, semble devoir être attribué, moins à sa position centrale qu'à la présence de l'évêque sur son territoire. On constate, en effet, dés le XIème siècle, l'existence d'un manoir épiscopal à Saint-Malo-de-Beignon. Ce manoir était le centre d'un fief temporel ou régaire appartenant à l'évêque. Ce franc régaire se composait, suivant un aveu de 1682 : « 1° de la ville et paroisse de Saint-Malo-de-Beignon en entier, avec patronage et supériorité d'église, avec quelques rentes en deniers, et à devoir de faner et charroyer les foins des prairies de la seigneurie ; 2° du bourg et de la paroisse de Saint-Pierre de Beignon, en leur entier et sans aucune exception, n'y ayant pas un pouce de fief d'autre seigneurie, avec également patronage et supériorité d'église ; à devoir de rentes en deniers et avoines, comme minée, gallinée, crublée, devoir de fumage, charrois généraux et sepminaux, quintaine ou bouhours, dîmes à la douziesme, et droit de sergentise ». Cette seigneurie était qualifiée de Baronnie de Beignon. En 1790, elle était affermée 31,500 livres, dont il fallait déduire 3,428 livres pour charges diverses. Vers 1770, l'évêque de Saint-Malo, comme baron de Beignon, afféagea deux vastes enclos sur les communs, et les afféagistes y construisirent deux maisons de campagne. Le général de la paroisse assigna l'évêque, comme n'ayant pas le droit d'afféager avant partage. Le prélat gagna son procès à Ploërmel d'abord, à Rennes ensuite ; alors les habitants irrités détruisirent de fond en comble maisons et enclos, en sorte que le terrain redevint lande. La paroisse, de son côté, possédait les bois du Fœil et de Ténédos ; elle les vendit 32,000 livres, et plaça cette somme sur l'Etat ; mais la révolution vint et engloutit le capital (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

Note 2 : En 1820, l'abbé Desnayes crée à Beignon l'ordre des Sœurs de l'Instruction chrétienne (ordre enseignant). En 1912, l'armée exproprie 1640 hectares de terres qui sont rattachés au domaine militaire lors de l'extension du camp de Coëtquidan;

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PATRIMOINE de BEIGNON

l'église Saint-Pierre (XIème ou XIIème siècle). Incendiée en 1483, elle est reconstruite au XVème ou XVIème siècle. Elle a été couverte en 1539 par le charpentier Iseul. Saccagée durant la Révolution, elle est reconstruite ou restaurée au début du XIXème siècle par les soins de Mgr Bécel. C'est un édifice en forme de croix latine avec deux bas-côtés dont les couvertures sont perpendiculaires à celle de la nef. Les grandes arcades en tiers-point reposent en pénétration sur des piles simples. La décoration des portails et des fenêtres est flamboyante. La porte Nord est datée 1689 au sommet du pignon et porte un écusson épiscopal. A l'extérieur, l'église présente de chaque côté une succession de pignons aigus décorés. Une tour carrée, avec flèche en ardoises plus récente, s'élève sur le portail occidental. Les sablières de la charpente sont finement sculptées, celles du choeur représentent des scènes de la Vie de saint Pierre, expliquées par des inscriptions en caractère gothique. L'église possède de nombreux éléments provenant de la chapelle de la Sainte-Vierge, notamment l'autel, des statues et la croix processionnelle. Les scènes de la Passion et de la vie de saint Pierre de la maîtresse vitre datent du XVIème siècle (vers 1540). Le vitrail du choeur présente les armes de Mgr François Bohier, évêque de Saint-Malo entre 1535 et 1567. La verrière de l'Arbre de Jessé, située dans le bras nord du transept, date de 1540 et présente l'écusson de Mgr François Bohier, évêque de Saint-Malo. Ces deux vitraux ont été restaurés, au milieu du XIXème siècle, grâce à Mgr Bécel, évêque de Vannes. A la base de la verrière du transept Nord apparaît la signature de l'atelier parisien A. Lusson et L. Lefèvre qui a procédé à sa restauration vers 1855-1859. Dans la sacristie, on trouve un beau calice, dont le pied ciselé est du XVème siècle, ainsi qu'une croix processionnelle (en argent plaqué sur bois) du XVIème siècle ; 

Nota : L'église paroissiale de Beignon est dédiée à l'apôtre saint Pierre. Elle est en forme de croix latine, avec deux bas côtés. C'est un édifice du XVIème siècle, en style ogival ; les fenêtres, garnies de meneaux flamboyants, forment chacune un pignon à l'extérieur. Les sablières sont chargées de sculptures, de tableaux et d'inscriptions en lettres gothiques. Parmi plusieurs sentences morales, on lit : FAICT EN L'AN MIL Vcc XXXIX PAR ISEUL. Le vitrail du fond du choeur, bien conservé, porte la date de 1540, et les armes de Mgr François Bohier, évêque de Saint-Malo : d'or au Lyon d'azur et au chef de gueules. Il présente les principaux traits de la Passion du Sauveur et de la vie de saint Pierre. Il a été restauré par les soins de Monseigneur Bécel, dont les armes se voient au bas, du côté de l'épître. Un autre vitrail, qui éclaire le transept nord, offre l'arbre de Jessé ou la série généalogique des rois, ancêtres du Messie : on y voit encore l'écusson de Mgr Bohier. Une troisième verrière a été récemment posée dans le transept sud  aux frais de Mgr Bécel, évêque de Vannes, qui a aussi doté cette église d'une chaire, d'un chemin de croix, de la boiserie du chœur, d'une nouvelle sacristie, au sud, d'une tribune, de vases sacrés, d'ornements, etc. A la sacristie, on peut voir un calice dont la patte, terminée par des lobes arrondis, accuse le XVème siècle ; la coupe toutefois est moderne. On y voit aussi une belle croix processionnelle, de la même époque, en argent plaqué sur bois, ayant aux extrémités les symboles des évangélistes. Les chapelles de la paroisse sont : — 1. La Sainte-Vierge, au bourg affectée à la congrégation des jeunes filles, construite en 1880, aux frais de Mgr Bécel ; — 2. Saint-Méen, au sud du bourg, ancienne construction, mentionnée dans les vieux registres ; — 3. Sainte-Reine, au sud-ouest, construite par ordre de Mgr de Guémadeuc et bénite le 30 novembre 1695. « La dépense de la construction et ornements de la dite chapelle a été faite des oblations données en ce lieu, depuis six ans que la dévotion s'y est excitée ». Il y a assemblée les trois premiers dimanches de septembre. — 4. Saint-Mathurin, chapelle isolée, reconstruite en 1887. En fait de chapellenies, il y avait celle du Pont-Hamon, dont la dotation fut vendue à la révolution. Il y avait en outre de nombreuses fondations, dont les biens furent aliénés à la même époque comme propriétés de la fabrique. Relevons, en passant, la note suivante : « Le 17 avril 1764,  fondation, au profit de la chapelle de Sainte-Reine, d'une rente de 860 livres de principal, payée en liards, à Joseph et Raoul Bécel, et provenant des oblations de cette chapelle ». Le recteur, à la nomination du pape ou de l'évêque, n'avait qu'une partie de la dîme de sa paroisse : en 1730, son revenu net était évalué seulement à 285 livres. En 1790, Beignon fut érigée en commune, du canton de Campénéac, du district de Ploërmel, et du département du Morbihan. Son recteur, Christophe Janvier, refusa le serment schismatique en 1791, et vit bientôt vendre nationalement divers immeubles, situés aux Perrières, à Valélan, à la Rivière... Beignon passa dans l'arrondissement de Ploërmel en 1800, dans le canton de Guer et le nouveau diocèse de Vannes en 1801. Il recueillit Saint-Malo-de-Beignon en 1808, et le perdit en 1843. Il se glorifie d'avoir donné à l'Eglise deux serviteurs illustres : M. Gabriel Deshayes, né en 1767, curé d'Auray en 1805, supérieur général de Saint-Laurent en 1821, mort en 1841 ; et Mgr Jean-Marie Bécel, né en 1825, évêque de Vannes en 1866 (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

la chapelle Sainte-Reine (XVIIème siècle), édifiée par ordre de Mgr de Guémadeuc (évêque de Saint-Malo) à l'emplacement d'un ancien sanctuaire ou oratoire du XVème siècle. Cette chapelle très simple, à décoration Renaissance, est bénite le 30 novembre 1665 par Mgr de Guémadeuc. A noter que sainte Reine est une vierge martyr du IIIème siècle. Une statue représentant sainte Reine enchaînée et décapitée se trouve aujourd'hui dans l'église paroissiale de Beignon ; 

la chapelle Sainte-Vierge (1880), fondée par Monseigneur Becel ; 

la chapelle de Saint-Méen (XVIème siècle), située au sud du bourg ; 

la chapelle Saint-Mathurin, reconstruite en 1887 ; 

la croix Danet (XIème ou XIIème siècle), située au Val ès Lan. Il s'agit d'une simple croix monolithique trilobée ; 

la croix des Perrières (XVIème siècle). A la base du fût se trouvent deux personnages sculptés qui représentent les donateurs ; 

la croix du Plessis (XVIème siècle) ; 

l'ancien presbytère (XVIIIème siècle), situé rue du Pourpris ; 

le moulin à eau de Tremourio, et les moulins à vent de l'Aiguillon, de Lanviel. En 1853, on construit un moulin à tan sur la petite rivière qui sépare Beignon de Paimpont ; 

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ANCIENNE NOBLESSE de BEIGNON

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464 et du 4 septembre 1481, ainsi que dans le dictionnaire des feudataires des évêchés de Dol et Saint-Malo en 1480, on comptabilise la présence d'aucun noble de Beignon.

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