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LA BAULE-ESCOUBLAC

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La commune de La Baule-Escoublac (pucenoire.gif (870 octets) Ar Baol-Skoubleg) est chef lieu de canton. La Baule-Escoublac dépend de l'arrondissement de Saint-Nazaire, du département de Loire-Atlantique. 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LA BAULE-ESCOUBLAC

La Baule-Escoublac vient de "bôle" (zone d'alluvions côtières et marécageuses) et du latin "escubia" (poste de garde) et "aqua" (eau). Ainsi, au XIXème siècle (vers 1818), il n’y avait rien qu’une modeste caserne de douaniers, au "lieu dit La Bôle". La Baule n’était jadis qu’un lieu-dit rattaché à la commune d'Escoublac, et qui s’appellera ensuite Escoublac - La Baule. Escoublac viendrait d'après certains historiens de Episcopilus qui signifie "propriété de l'évêque".

L'histoire de La Baule commence à Escoublac. On attribue parfois au village de Beslon un passé digne des plus grandes cités de l'Antiquité. Une bataille navale aurait opposé les Vénètes aux Romains en l'an 54 avant Jésus-Christ à l'emplacement des marais salants actuels de La Baule-Escoublac. Ainsi le journal Atlantique du 19 octobre 1946 stipule : "... Beslon aurait été connu dans l'antiquité sous  le nom d'Emporium de Corbilo. Il fut un établissement fondé par les Egyptiens qui furent chassés par les Phéniciens, qui furent chassés à leur tour par les Phocéens au IVème siècle avant Jésus-Christ ; Beslon aurait rivalisé avec Narbonne et Marseille ... La mer touchait donc Beslon. Les Vénètes s'emparèrent du port, puis les Romains de Jules César, après la fameuse bataille opposant les bateaux vénètes naviguant à la voile, aux galères romaines naviguant à la rame ...". L'auteur avance encore que Corbilo, seul parmi les Gaulois, vouait un culte particulier à Bacchus et que le nom de Beslon viendrait de Apollon ou de Bel, petit cupidon phénicien.

Dom Morice, le savant bénédictin, nous apprend que l'église Saint-Pierre était la propriété du recteur, l'abbé Marie. Il la possédait en son nom personne. En 1050, l'évêque de Nantes fait appel à des moines de l'abbaye de Saint-Florent-le-Veil pour assister la population d'Escoublac et fonder un prieuré, avec cette clause : "que les religieuses devraient pourvoir de bénéfices les quatre fils du recteur", ce qu'ils ne firent jamais. Sous l'épiscopat de Quiriacus, une charte établie à Chantenay, datée de 1073, confirme cette disposition. Les moines construisent alors un petit monastère placé sous le vocable de Saint-Pierre et une église. De 1148 à 1184, Escoublac donne deux évêques successifs à Nantes : Bernard (évêque de 1148 à 1169) et son neveu Robert (évêque de 1170 à 1184). Le prieuré, qui dépendait de l'abbaye de Saint-Florent, était obligé de distribuer des aumônes et de fournir un maître d'école, dit le visiteur du climat de la Mée, en 1665 (Archives départementales, série G).

La châtellenie d'Escoublac appartient à Auffroy d'Escoublac en 1070, à Robert de Lesnerac en 1388. Au début du XVème siècle (en 1400), la châtellenie appartient à Jehan de Goyon, sieur de Matignon. En 1423, elle est à son frère Lancelot de Goyon, gentilhomme du duc Jehan V. Lancelot étant prisonnier des Anglais, le duc demande à son trésorier Pierre de l'Hospital, sieur de la Rouardais, sénéchal de Rennes et juge de Bretagne, de bien vouloir acheter la châtellenie pour payer la forte rançon et ainsi délivrer le prisonnier. Il le fait pour la somme de 1 800 écus d'or. Cette famille de l'Hospital reste seigneurs d'Escoublac de 1433 jusqu'en 1553 (Pierre de l'Hospital en 1433, François de l'Hospital en 1470, Poncet de l'Hospital, Christophe de l'Hospital et Gilles de l'Hospital en 1500), date à laquelle Gilles de l'Hospital échange sa châtellenie, contre la terre de la Seilleraie en Carquefou, laquelle est à son cousin Poncet du Dreiseuc (ou Drezuc ou du Dreizeuc), seigneur de Lesnerac. La bourgade d'Escoublac, qui connaît une certaine activité, est progressivement envahie par les sables. En 1527, l'ancien Escoublac manque de disparaître. Dans l'aveu de 1554, le château du bois d'Escoublac est dit "vieil, ruiné et caduc". Les habitants purent cependant continuer d'y vivre jusqu'en 1779, date à laquelle une nouvelle catastrophe se produit. En effet en 1779, une violente tempête ensevelit sous le sable le village d'Escoublac. Un nouveau bourg se crée alors à quelques centaines de mètres à l'intérieur des terres. A cette époque, les dunes très instables, ne sont occupées que par les douaniers (chargés de surveiller le trafic du sel) qui leur ont donné le nom de la Bôle, terme désignant une prairie maritime inondable. Pendant un demi-siècle encore, on vit la flèche du clocher de l'église s'élever au-dessus des sables. Elle ne disparut qu'en 1850. Le nouveau Escoublac fut bâti avec des débris de l'ancien. Son église date de 1786. La Bôle devient La Baule en 1896.

La Commune est organisée par la loi du 14 décembre 1789. A Escoublac, l'élection a lieu dans l'église d'Escoublac, le 1er février 1790 (1.645 habitants dont 40 présents dans l'église pour voter). Les résultats du premier tour des élection du Maire donnent les résultats suivants : De Beauregard, vicaire (32 sur 40 élus), Jacques Faugaret (5 sur 40 élus), Jean Bellorge (3 sur 40 élus). Le deuxième tour donne : De Beauregard, vicaire (37 sur 40 élus), Jacques Faugaret (1 sur 40 élus), Jean-Baptiste Renaud, recteur (1 sur 40 élus).

En 1946, la commune d'Escoublac-La Baule est classée comme sinistrée. La commune est dénommée Escoublac de 1790 à 1924, Escoublac-La Baule à partir du 1er juillet 1924 et jusqu'au décret du 10 mai 1962, et relevait du canton de Guérande jusqu'en 1985. Ce n’est que le 13 novembre 1961, que le conseil municipal se prononce par douze voix contre dix pour l'appellation de La Baule - Escoublac. La commune d'Escoublac - La Baule est dénommée la commune de La Baule-Escoublac à partir du 15 mai 1962.

Note 1 : Poncet Du Dreiseuc, seigneur de Lesnarec (décédé en 1560) lègue ses biens à son fils Jean Du Dreiseuc (époux de Marguerite Brecel). Ce dernier lègue la seigneurie d'Escoublac à son fils Bonaventure du Dreiseuc ou Dréseuc (décédé en 1575) et la seigneurie de La Haye à son deuxième fils Pierre du Dreiseuc. Bonaventure (époux de Françoise Lauban) lègue ses biens en 1580 à sa fille Françoise du Dreiseuc (décédée le 25 avril 1622) qui épouse en première noce Gédéon Le Pennec, seigneur du Boisjolan et en seconde noce Des Brosses Nicolas, seigneur de Kergomar. Gabriel Le Pennec (fils de Françoise du Dreiseuc et décédé en 1634), qui hérite des biens en 1624, lègue ses biens en 1651 à son fils Jacques Le Pennec, seigneur d'Escoublac (décédé en 1705). Ce dernier lègue ses biens en 1690 à son fils Charles Le Pennec (époux de Jeanne Gorge) qui ont deux enfants : Jacques Le Pennec et Julie Le Pennec. Cette dernière (1685-1749) épouse Charles Sesmaisons (1677-1730), marquis des Sesmaisons. Leur fils Claude Sesmaisons (époux en 1743 de Marie De La Fontaine Sollar et décédé en 1779) était lieutenant général des armées. Claude Sesmaison (fils de Marie de La Fontaine Sollar et décédé en 1804) épouse en 1778 Renée de Goyon. On trouve aussi comme seigneur d'Escoublac : Claude-Laurent Le Pennec (en 1742), Jacques Alain Le Pennec, frère du précédent (en 1749), Claude François de Sesmaisons (en 1755), Claude François Donatien de Sesmaisons (en 1779).

En 1813 et 1817, le comte Donatien de Sesmaisons demande à l'Etat propriétaire des terres vacantes qu'étaient les dunes d'Escoublac la concession du littoral ensablé pour y effectuer des plantations. Il reçoit ainsi la concession des 628 hectares de sable par une ordonnance royale du 26 août 1818. Suite à de nombreuses difficultés et contestations entre 1826 et 1831, le comte de Sesmaisons décide de céder ses droits et obligations liés à la concession. Les successeurs du comte de Sesmaisons sont alors pour une partie Jules Benoît en 1831 et 1834, pour la seconde partie : le marquis de Monti (en 1836), Hippolyte Dubois (en 1841), Jules Bonhomme Colin (en 1843) et Jacques Yves Berthault (en 1845). La concession est retiré en 1860 au concessionnaire Berthault pour créer la forêt de l'Etat qui deviendra la forêt d'Escoublac. Outre la société Benoît (sur la partie achetée au comte de Sesmaisons en 1831 et 1834, avec le quartier de la Plage Benoît), quatre entreprises de lotissement vont être à l'origine du développement de La Baule-Escoublac : la Société des Dunes (créée à l'initiative de Berthault et à qui l'on doit le quartier des Ondines, du marché, de la gare, de Saint-Clair et Saint Georges, de la Butte du Moulin et enfin de Pornichet), la Compagnie Foncière d'André Pavie (à l'origine de l'Institut Verneuil, des quartiers de l'Hôtel-Royal et du château Pavie), la Société anonyme de La Baule (oeuvre de Jules Hennecart et d'Henri Edouard Darlu) et enfin la Société immobilière de La Baule-les-Pins (de Louis Lajarrige qui, avec la Société Générale foncière, fonda Baule-les-Pins).

Note 2 : les recteurs d'Escoublac, sous l'Ancien Régime, sont : Jehan Le Moulnier (en 1511), Breton, Birgan, Benoît, Alliot, Couronné, Lourmeau, Jean Baptiste Rémaud qui prêta serment à la Constitution (attaqué dans son presbytère, il mourut à l'hôpital de Guérande, en mars 1794). Après la Révolution, les recteurs sont : Perraud, Guimet, Mortier (1820 à 1866), Paillussière, Baillache, Aimand.

Note 3 : liste non exhaustive des maires d'Escoublac : Mathurin Phelippes de Beauregard (de 1790 à 1791), Julien Le Texier avec Dauce pour adjoint (de 1791 à 1795), Faugaret (avec Chaffiraud comme secrétaire), Pierre Chaffiraud (de 1804 à 1815), le chevalier de Sécillon, chef de la Légion royale du Morbihan (de 1815 à 1816), Louis Le Pourceau de Tréméac (de 1816 à 1826), Olivier Berthaud (de 1826 à 1831), François Pierre Dauce (de 1832 à 1835), Jacques Olivier (de 1835 à 1837), François Pierre Dauce (de 1837 à 1848), Pierre Berthaud (de 1848 à 1852), Etienne Brény (de 1852 à 1870), Jean Marie Le Gall (de 1870 à 1871), Etienne Brény (de 1871 à 1876), François Athanase Durand (de 1876 à 1884), Jean François Sohier (de 1884 à 1891), François Athanase Durand (de 1891 à 1900), Edouard Trabaud Kirkham (de 1900 à 1917), André Pavie (de 1917 à 1925), Roger Maury de Lapeyrouse Vaucresson (de 1925 à 1935), Louis Lajarrige (de 1935 à 1939), Marcel Rigaud (de 1939 à 1945), René Dubois (de 1945 à 1971), Olivier Guichard (de 1971 à 1995), Yves Métaireau (à partir de 1995), etc .... Les agents municipaux pendant la Révolution sont : Etienne Sohier (agent municipal vers l'an IV), Julien Le Texié (agent municipal vers l'an V), Etienne Sohier (agent municipal vers l'an VI), Louis Brény (agent municipal vers l'an VI et l'an VIII).

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PATRIMOINE de LA BAULE-ESCOUBLAC

l'église Saint-Pierre d'Escoublac (1786), œuvre de l'architecte M. Le Fort et des entrepreneurs Jean Besconte et Jacques Marchand. En 1782, l'ancienne église des moines de l'abbaye de Saint-Florent-le-Veil est menacée par les dunes. Un arrêt de la Cour du 25 juillet 1770 ordonne à tous les habitants de la Paroisse d'Escoublac " d'enlever les sables menaçant l'église et de faire les ouvrages nécessaires pour prévenir la ruine qui menace la Paroisse ". Le désensablement organisé doit commencer le lundi 26 novembre 1770, et le Général reconnaît le 5 mai 1771 " que certains ne vont pas au désensablement ou envoient seulement leurs femmes avec les enfants qui s'amusent ". Le 1er janvier 1775, le Général reproche au Recteur d'avoir abattu des arbres qui arrêtaient les sables. Le 24 juillet 1777, le Conseil Général de la Paroisse d'Escoublac délibère pour la première fois sur la question de refaire une nouvelle église ailleurs. La première pierre de la nouvelle église est posée le 22 février 1785, sur un terrain (près du calvaire) de la famille de Sesmaisons. La nouvelle église est bénite le 4 juin 1786 (dimanche de Pentecôte) sous le vocable de Saint Pierre. Dans l'église de 1785, au bas, on a replacé des vitraux de l'ancienne, enfouie sous les sables. De même, on a sauvé le maître-autel en bois sculpté et quelques statues. Le vitrail du "Chevalier Priant" date du XVIème siècle. Le vitrail de "David jouant de la Harpe" date du XVIème siècle. La statue en bois représentant "l'éducation de la Vierge" date du XVIème siècle. Un plat de quête en cuivre date de 1702. Le "Chemin de Croix", oeuvre de Xavier de Langlais, date de 1935. A signaler que c'est dans cette église qu'est élu le premier maire de la commune d'Escoublac, l'abbé Phelippes de Beauregard, le 1er février 1790. Une certaine dame Tinguy, en deux donations des 14 mai 1784 et 13 juin 1786, fait don à la paroisse d'Escoublac des terrains pour la cure et le cimetière ;

l'église Sainte-Thérèse de la Baule les Pins. La bénédiction de la première pierre de la première église (architecte Adrien Grave) a lieu le 15 juillet 1928. Cette première église est construite en plusieurs étapes et démolie en 1972. La seconde église est inaugurée le 25 juin 1972 par Mgr. Vial, évêque de Nantes ; 

la chapelle Sainte-Anne (1881-1903), située Place Leclerc et œuvre de l'architecte Georges Lafont. Cette chapelle est édifiée par les familles Hennecart et Darlu. Sur la cloche se trouve le texte suivant : « Aux fondateurs, Jules Hennecart, Annette Hennecart, née Mockau, Edouard Darlu, Jeanne Darlu, née Stévenin, Georges Lafont, architecte. La Bôle 1879-1883 - usines de J. Voruz aînée, Nantes 1883. ». Construite en 1881, on lui ajoute deux nefs latérales et un presbytère en 1903. Cet édifice devient le 26 décembre 1902 la propriété de l'association syndicale des propriétaires du lotissement de Jules Hennecart, quand la famille de ce dernier quitte La Baule. En 1925, un projet d'agrandissement est réalisé par l'architecte Bougouin (ou Baugouin). Appelée à l'origine Notre-Dame des Dunes, elle est érigée en paroisse en 1927 (elle devient, ainsi que le presbytère, propriété de l'Association Diocésaine de Nantes le 20 avril 1927), et rebaptisée Notre-Dame de La Baule. La statue qui se trouvait jadis dans la niche du choeur, fut offerte par la baronne de Nervo, pour avoir été sauvée de l'incendie du Bazar de la Charité à Paris. Parmi les prêtres qui officièrent ici, citons l'abbé Baillarche, l'abbé André (en 1898), l'abbé Guillaud (jusqu'en 1912), l'abbé Hervé, l'abbé Chochon en 1923. La chapelle est remplacée par l'église Notre-Dame en 1935. En 1948, elle cesse d'être affectée au culte d'une façon continue et sera acquise par la commune le 9 novembre 1981. Devenue « espace culturel », elle sera dénommée chapelle Sainte-Anne pour son inauguration, après de gros travaux, en décembre 1989 ;

Nota : Voici quelques dates pour l'église Notre-Dame de la Baule : - 1923 : arrivée de l'abbé Chochon et construction de l'église Notre-Dame de La Baule (mort d'Henri Edouard Darlu qui avait légué à l'évêché un terrain de deux milles mètres carrés). - 23 mars 1931 : début des fondations de l'église (architecte Baugouin). - 29 août 1931 : bénédiction de la première pierre par Mgr. Le Fer de la Motte. - 26 mai 1935 : célébration de la première communion solennelle. - 1er juillet 1935 : fin des travaux. - 21 août 1935 : bénédiction solennelle. - 25 mai 1942 : consécration de l'église par l'évêque de Nantes, Mgr. Villepelet.

l'ancienne chapelle Saint-Nicolas (XVIIème siècle) appartenant jadis au manoir de Ker-Allan. Entre 1726 et 1747, François Thuaud est l'aumônier de cette chapelle ;

la chapelle Sainte-Anne (1650), située chemin du Meginot. Elle sert de chapelle de secours lors de l'édification de la nouvelle église en 1786 ;

la chapelle du Sacré-Cœur (1931-1934), située avenue d'Agen et œuvre de l'architecte Paul Henri Datessen. Cette chapelle remplace l'ancienne chapelle Notre-Dame de Grâce, édifiée, pour les besoins de l'Institut Marin Verneuil, sur le territoire de la Compagnie Foncière d'André Pavie, à l'angle formé par les avenues Drevet et Glaize, et trop petite, en 1925, pour desservir le quartier de la Plage Benoît, de la Compagnie Foncière d'André Pavie, et du Parc des Sports de François André ;

le temple protestant (1931), situé rue Edmond Rostand et œuvre de l'architecte Paul Henri Datessen ;

la croix en bois du Souvenir (1951) ;

le château de la Saudraie (XVème siècle), situé chemin du Ménigot. Ce château dépendait jadis de la seigneurie d'Escoublac. Il comporte une chapelle privée (édifiée vers 1750 et les poutres de la charpente sont sculptées), une douve et une tour carrée. Pendant la Révolution, des prêtres réfractaires ont dit la messe en la chapelle de La Saudraie. Propriété de Jacques Le Pennec en 1634 puis de la famille Laragon des Buttes, alliée aux Le Gruyer et Le Texier. Avant les de Carqueray (ou Caqueray) et de Verneuil, la Saudraie (ou Sauldraie) a appartenu aux Geoffroy de Villeblanche et Le Torzec ;

le château de Lesnerac ou Lesnérac (XVème siècle). Ce château était pour partie déjà construit en 1460. Il s'agit de l'ancienne seigneurie de la famille Le Pennec, établie au milieu d'un vaste bois de chênes. Propriété de la famille Lesnerac puis du comte de Sesmaisons (en 1818 et jusqu'en 1836) et des familles de Monti et Moulins de Rochefort. Une chapelle privée, dédiée à Saint-Jean, est édifiée au XVIIIème siècle à l'écart du château. Les écuries de la ferme de Lesnerac datent du XIXème siècle. Une des fenêtres est ornée d'une coquille Saint-Jacques. Par ordonnance royale du 26 août 1818, le comte de Sesmaisons avait été chargé de boiser 628 hectares de l'étendue sableuse. Le projet ne put être mené à bien et le comte quitta la région en 1836. Une grande considération s'attachait aux Sesmaisons (seigneurs de Lesnérac, la Sauzinière et Port-de-Chèze). Ils étaient Brigadiers des armées des rois. Par leur alliance avec les Trévelec, ils quittèrent la région Guérandaise pour se fixer à la Desnerie en la Chapelle-sur-Erdre ;

le manoir de Ker-Allan (XVème siècle). Propriété de la famille Thouet de Ker-Allan (au XVème siècle), puis des familles Brenoguen, Kerpoisson (vers 1550 et jusqu'en 1804), Secillon (à partir de 1804) et Boutroux. La fuie date du XV-XVIIème siècle. Il possède une fuie datée du XVème siècle ;

le manoir de Brederac (XV-XIXème siècle). L'apparition dans les textes du manoir date des années 1492, on peut donc estimer que la construction est antérieure vers 1476. La bâtisse est successivement améliorée, rehaussée, agrandie et restaurée entre les années 1800 et 1925. Un médaillon, composé d'une figure humaine entourée d'une couronne de trous, se trouve encastré dans le mur de la façade. Le premier propriétaire connu fut Maître Le Texier Jean de 1632 à 1639. C'est vers 1730 que Paul Maillard Desforges, écrivain de son état et croisicais d'origine vient s'installer dans un coin du manoir pour y rédiger ses poèmes sous le nom de "mademoiselle de Malcrais " (pseudonyme emprunté à sa vigne qu'il possédait en Escoublac, la vigne de Malcrais). Il publia ces écrits sous cette plume pour se faire connaître et édité à Paris. Une chambre lui fut aménagée dans la continuité de la grange et non dans l'habitation principale. Cette bâtisse est la plus ancienne construction de la commune de La Baule Escoublac ;

l'ancien manoir de Tréméac, situé à l'ouest du bourg d'Escoublac et aujourd'hui disparu. Propriété de la famille Le Pourceau de Rolivaud. Résidence d'un ancien maire (de 1817 à 1826) de la commune d'Escoublac : Louis Jean Marie Le Pourceau de Tréméac (1753-1826), ancien capitaine d'infanterie, Chevalier de l'Ordre Royal et Militaire de Saint Louis. Il est l'époux de Jeanne Gadet de Châtillon (1760-1820), fille du comte de Châtillon, maréchal de Camp de l'Armée du Roi. C'est durant son mandat que le comte de Sesmaisons (Claude Louis Gabriel Donatien comte de Sesmaisons, né le 23 décembre 1781 au château de Lesnérac, et époux de Charlotte, fille du Chancelier Dambray) reçoit la concession des dunes par l'ordonnance du 26 août 1818 ;

la tours (vers le XVème siècle), située Allée des Lutins. Il s'agit, semble-t-il, d'un ancien moulin ;

les vestiges d'étable (XVIIIème siècle) situés à Rézac ;

la ferme de Méru (XVIIIème siècle), située avenue Jean Sohier ;

la maison (XVIIIème siècle), située à Rézac ;

3 moulins dont le moulin de la Falaise (XVème siècle) situé chemin du Moulin. Ce moulin appartient en 1444 à Jehanne Chesnol. Il est encore appelé "Beauregard" et a cessé de fonctionner en 1922 ;

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ANCIENNE NOBLESSE de LA BAULE-ESCOUBLAC

Parmi les familles nobles d'Escoublac nous pouvons citer : de Sesmaisons (avec pour successeurs les de Monti et les du Moulin de Rochefort), de Kerpoisson (seigneurs de Coiscas ou Coitcas ou Coëtcas), Laragon et Le Texier (à La Saudraie). 

Il existait au XIème siècle une famille portant le nom d'Escoublac et à laquelle appartenaient en 1065 Bernard d'Escoublac et vers 1070 Grohel, fils d'Auffroy d'Escoublac. Il est probable qu'elle possédait la seigneurie d'Escoublac, mais nous n'en savons rien de plus. Au XVème siècle Escoublac appartenait en 1422 et 1428 à Jean Gouyon, sire de Matignon, puis à Lancelot Gouyon seigneur du Lude, fils l'un et l'autre de Bertrand Gouyon, sire de Matignon, et de Marie de Rochefort. Lancelot Gouyon, ayant été fait prisonnier par les Anglais, fut obligé de vendre sa terre d'Escoublac pour payer sa rançon ; il la vendit pour dix-huit cents écus d'or, en 1433, à Pierre de l'Hospital, seigneur de la Rouardaye en Bains, sénéchal de Rennes et juge universel de Bretagne. Ce dernier seigneur mourut le 14 septembre 1444, laissant veuve Sibylle de Montbourcher qui se remaria à Lancelot Gouyon, sire du Lude, veuf lui-même d'Isabeau Le Moine. Après la mort de Pierre de l'Hospital, son fils François de l'Hospital, issu, semble-t-il, d'un premier mariage contracté avec Perrine de Muzillac, devint seigneur de la Rouardaye et d'Escoublac. Il rendit aveu au duc de Bretagne pour cette dernière terre en 1445 et 1476, et épousa Marguerite Chauvin. Vint ensuite Poncet de l'Hôpital, seigneur de la Rouardaye et d'Escoublac en 1506, époux de Marguerite du Houx, décédé en 1528, laissant ses seigneuries à son fils Christophe de l'Hospital ; celui-ci fit en 1543 la déclaration au roi de sa terre d'Escoublac. Christophe de l'Hospital mourut, parait-il, sans postérité, et ses seigneuries passèrent à son frère Gilles de l'Hospital qui devint plus tard chevalier de l'Ordre du roi et mari de Jeanne Cadio. Mais au mois de juin 1553, Gilles de l'Hospital, seigneur de la Rouardaye, échangea avec Poncet du Dreiseuc, seigneur de Lesnérac, sa châtellenie d'Escoublac contre la terre seigneuriale de la Seilleraye en Carquefou (Archives Loire Inférieure E1228). Poncet du Dreiseuc fit hommage au roi pour Escoublac le 2 octobre 1553 (Archives Loire Inférieure B1008). Ce seigneur était fils de Jean du Dreiseuc, sire de Lesnérac ; il avait épousé Marguerite Brecel et il mourut en 1560 laissant un fils mineur, Bonaventure du Dreiseuc seigneur d'Escoublac (Archives Loire Inférieure E1228). Mais, ce jeune homme mourut à la fleur de l'âge en 1574, laissant de son union avec Françoise Lauban une fille nommée Françoise du Dreiseuc. Comme cette demoiselle se trouvait mineure, ce fut son oncle Pierre du Dreiseuc, seigneur de la Haye, qui fit en son nom hommage au roi en 1575 (Archives Loire Inférieure B1012). Françoise du Dreiseuc épousa Gédéon Le Pennec, seigneur du Boisjolan en Saint-Nazaire, et lui apporta Escoublac et Lesnérac, terres pour lesquelles il rendit hommage le 16 juin 1586 (Archives Loire Inférieure B1012). Cette dame devenue veuve se remaria avec Nicolas des Brosses, seigneur de Kergomar ; mais elle jouit jusqu'à sa mort arrivée le 25 avril 1622, de la châtellenie d'Escoublac qui échut alors à son fils aîné Gabriel Le Pennec (Archives Loire Inférieure E1229). Ce dernier fit la déclaration d'Escoublac au Roi en avril 1623 ; il mourut en 1634 et fut inhumé le 3 décembre en son enfeu dans l'église d'Escoublac ; il laissait des enfants dont l'aîné, Jacques Le Pennec rendit aveu pour Escoublac en 1659 et 1679. Mais ce Jacques Le Pennec, seigneur d'Escoublac, était mort en 1687, époque à laquelle son fils Charles Le Pennec se trouvait en possession de la châtellenie. Ce seigneur épousa Jeanne Gorge qui lui donna au moins deux enfants, Jacques et Julie, celle-ci mariée en 1705 avec Charles de Sesmaisons. Jacques Le Pennec, seigneur d'Escoublac dès 1703, épousa Jeannne-Céleste de Lambilly, et mourut à l'âge de 57 ans, en avril 1741. Il laissait des enfants, qui lui succédèrent mais moururent encore jeunes : Claude-Laurent décédé à 22 ans le 7 juin 1748 et Jacques-Bertrand mort à 24 ans en février 1755. Leur héritier fut leur cousin Claude-François, marquis de Sesmaisons, fils de Charles de Sesmaisons et de Julie Le Pennec. Le marquis de Sesmaisons fournit au roi, le 21 avril 1755, le minu de la châtellenie d'Escoublac, qu'il laissa à un fils issu de son union avec Marie-Gabrielle de la Fontaine-Solar. Ce fils, Claude-François-Donatien, comte de Sesmaisons, succéda donc à son père, mort en 1779, en qualité de seigneur d'Escoublac. Il avait épousé en août 1778, Renée-Modeste de Goyon de Vaudurant. Il émigra pendant la Révolution, vit ses terres d'Escoublac confisquées par la Nation et mourut en 1804.

Châtellenie d'ancienneté, Escoublac vit au XVIIIème siècle son importance augmentée par l'adjonction des seigneuries de Lesnérac et de Trevecar, situées également en Escoublac. La première de ces terres, longtemps propriété de la famille de Lesnérac, appartenait, avons-nous dit, à Poncet du Dreiseuc lorsqu'en 1553 il acquit Escoublac. Trevecar, possédé d'abord par la famille de même nom, fut apporté au commencement du XVIème siècle par Françoise de Trevecar à son mari Jacques du Guémadeuc ; puis par Julie Le Pennec à Charles de Sesmaisons qu'elle épousa en 1705. Lesnérac et Trevecar prétendaient, aussi bien qu'Escoublac, au titre de châtellenie, mais leurs possesseurs en furent déboutés à l'époque de la réformation du Domaine en 1681. Nous n'avons pas de preuves que Lesnérac et Trevecar (ou Trévecar) aient été régulièrement unis à Escoublac, aussi donnons-nous d'abord l'état de cette seule châtellenie. Les trois seigneuries d'Escoublac, Lesnérac et Trevecar relevaient directement du duc, puis du roi en la cour de Guérande.

Escoublac était une haute justice s'étendant en dix paroisses : Escoublac, Guérande, Batz, Piriac, Saint-Molf, Mesquer, Saint-Lyphard, Saint-André-des-Eaux, Assérac et Saint-Nazaire (Contrat de vente de la châtellenie d'Escoublac en 1553). Ses fourches patibulaires se composaient de trois piliers ; ses fiefs rapportaient en 1543 100 1ivres d'argent, 14 trullées d'avoine, 2 gerbes de seigle, 2 chapons et 7 poules, enfin « une pipe de vin du cru ». Le sire d'Escoublac avait les prééminences de l'église de sa paroisse, enfeu, banc et armoiries au chanceau, avec ceinture dedans et dehors. Il lui était dû une rente appelée « debvoir des draps des morts, » consistant en « la deuxiesme robe de chacun des décédés », mais ne rapportant que « 5 sols, année commune » (Déclaration d'Escoublac en 1543 et 1622). En 1441 le duc Jean V accorda à Pierre de l'Hospital, seigneur d'Escoublac, deux foires au bourg d'Escoublac : la première, par lettres du 15 août, le jour Saint-Georges ; la seconde, par lettres du 21 octobre, à la fête de Saint-Martin d'hiver. Toutefois en 1622 trois foires appartenaient au sire d'Escoublac : au jour Saint-Georges (23 avril), à la fête de Saint-Gervais (13 mai) et au lundi suivant la mi-août (Déclaration d'Escoublac en 1622 et 1659). Le seigneur d'Escoublac avait, outre les coutumes, un droit de rouage sur les vins sortant de ses fiefs ; il prétendait aussi au « droit de bris venant par naufrage sur la coste de la mer en Escoublac » ; enfin il jouissait à l'origine d'un droit de guet à cause de son château d'Escoublac.

En revanche « tous les vassaux d'Escoublac » étaient « exempts de travailler aux fortifications de la ville de Guérande » ; et « tous les officiers, receveurs, métayers et meusniers de la chastellenie » se trouvaient également « exempts de contribuer aux fouages et aux subsides » (Déclaration d'Escoublac en 1622 et 1659). Dans un aveu d'Escoublac en 1476 le château de cette seigneurie est appelé Coëtcas ; il se trouvait encore debout à cette époque, mais il n'en était plus de même en 1543, car l'aveu rendu à cette dernière date porte : « la terre et chastellenie d'Escoublac où y a un vieux chasteau ruisneux avec un colombier aussy caduc et ruisneux ». L'aveu de 1627 mentionne : « le vieux chasteau d'Escoublac ruisné, cerné de douves et fossés avec une fuie aussi ruisnée ». Des bois futaie et taillis, des « vergers et pastureaux », un étang, un moulin à vent et les « vieilles masses » de deux autres moulins, des vignes et des salines complétaient ce domaine proche de la châtellenie d'Escoublac (Déclaration d'Escoublac en 1543, 1622 et 1659).

Le château d'Escoublac n'étant plus habitable, les seigneurs du lieu vinrent habiter celui de Lesnérac. Cette seigneurie de Lesnérac était une haute justice s'étendant en Escoublac, Guérande, Saint-Nazaire et Saint-André-des-Eaux (Déclaration de Lesnérac en 1679) ; le château ou plutôt le manoir consistait en 1679 « en un grand logis dans lequel y a une chapelle, cour cernée de murailles, fuie devant le logis, jardin cerné de fossés, garennes et bois fustaye ». Le domaine comprenait, en outre, les métairies de l'Espine et de Théaubry, une retenue, des salines et des maisons à Guérande et le moulin à vent de Kernio (Déclaration de Lesnérac en 1679).

Quant à la terre seigneuriale de Trévecar, c'était encore une haute justice s'étendant en Escoublac, Guérande et Saint-André-des-Eaux. Lorsque vint la Révolution son domaine se composait de l'ancien manoir de Trévecar converti en maison de ferme, de sa retenue et des métairies de la Ville-Ollivault en Escoublac et de Beauvau en Saint-Nazaire (Archives Loire Inférieure B1040 et G 3256).

A la fin du XIXème siècle, le principal manoir d'Escoublac est encore Lesnérac, propriété de M. de Moulins de Rochefort. « Sa grande avenue terminée par deux pavillons de briques débouche majestueusement sur la route de Saint-Nazaire. Le château est moderne ; ce qui reste du vieux conserve encore une tour élégante et des fenêtres du XVème siècle. Lesnérac forme comme une oasis de verdure au milieu de plaines sablonneuses » (abbé Guillotin de Corson).  

(à compléter)

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