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BANNALEC |
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La commune de Bannalec ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de BANNALEC
Bannalec vient du breton "balan" (genêt).
Bannalec semble être une paroisse primitive dont le territoire englobait autrefois les territoires actuels de Bannalec, de Scaër et de Kernével (aujourd'hui en Rosporden). Une charte du cartulaire de l'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé, datée de 1030, mentionne pour la première fois Bannalec sous le forme Banadluc.
Du Moyen Age à 1789, la paroisse est sous la domination des seigneurs du fief de Quimerc'h : les Quérimerc'h jusqu'en 1350, les Hautbois jusqu'en 1526, puis les Tinténiac. Le hameau de Bossulan, aujourdhui rattaché à Nizon, en dépendait.
La partie orientale de la commune ainsi que les terres du village de Trébalay (noté Treu Taballae vers 1050 et Treaballe en 1535) qui était une ancienne trève de Bannalec appartenaient à l'abbaye bénédictine de Quimperlé. En effet, le cartulaire de Quimperlé, relate que vers 1050, Alain Canhiart ou Caniart, après sa victoire sur Guyomac'h, vicomte de Léon, donna au monastère de Quimperlé Treutaballac et Treuguennou in plebe Banadluc. Treutaballac a formé depuis la trève de Trébalay, en Bannalec, et Treuguennou a été trève de Saint-Thurien jusqu'à la Révolution. La paroisse de Bannalec dépendait autrefois de l'ancien évêché de Cornouaille.
On rencontre les appellations suivantes : Plebs Banadluc (en 1030-1031), Banadlec (en 1220), Banazlec (en 1257 et vers 1330), Banazleuc (en 1368), Banazlec (en 1398 et 1536).
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PATRIMOINE de BANNALEC
l'église Notre-Dame-du-Folgoët (XVI-XVII-XVIIIème siècle). Elle comprend, précédée d'un clocher, une nef de quatre travées avec bas-côtés, puis deux travées plus étroites avec des bas-côtés et ailes formant faux transept, enfin un choeur profond. On distingue deux campagnes de construction : les deux travées supérieures de la nef, le transept et le choeur datent du XVIème siècle, le reste date du XVIIème siècle. Le clocher, avec double balustrade et une seule galerie, surmonté d'une flèche, date de 1687. La nef et les bas-côtés avec leurs fenêtres en arc datent de 1687 (date gravée au-dessus du porche sud). La sacristie porte la date de 1648. Le retable date du XVIIème siècle : il forme deux niches soutenues par des colonnes à cannelures et couronnées de chapiteaux d'ordre corinthien qui contiennent du côté de l'Evangile, la statue de saint Laurent, du côté de l'Epitre, la statue du pape saint Sixte. Une autre niche, formant fronton au-dessus du retable, renferme la statue de Notre-Dame du Folgoët. Deux belles statues sont adossées aux deux gros piliers qui séparent la nef du transept : Saint Pierre et Notre-Dame de la Clarté. Aux fonts baptismaux, on remarque une jolie cave baptismale du XVIème siècle et une statue de saint Jean Baptiste. On y trouve les statues anciennes de sainte Catherine, saint Jean-Baptiste, sainte Anne, saint Pierre, saint Cornely, saint Laurent, du pape saint Sixte, de la Sainte-Trinité (ancienne Notre-Dame du Folgoët), de la Vierge-Mère en pierre du XVème siècle, de la Vierge ouvrante (XVIIème siècle). La Vierge ouvrante est une statue à volets qui se trouvait précédemment dans la chapelle de Loc-Marzin ou Saint Martin et qu'on a transporté dans l'église paroissiale pour y être vénérée sous le nom de Notre-Dame de la Passion. La partie inférieure au-dessus de l'estomac, s'ouvre en deux volets : à l'intérieur on découvre cinq scènes de la Passion, sculptées en bas-reliefs (le Baiser de Judas, la Flagellation, Notre Seigneur devant Pilate, Notre Seigneur chargé de sa croix et Notre Seigneur en croix). On y trouve aussi une statue de Saint-Guénolé (abbé mitré en chape, avec crosse), en granite (polychromie ocre jaune) avec revers sculpté, exhumée de la fosse du paratonnerre. Le cadran solaire date de 1605 ; | |
la chapelle Saint-Mathieu de Troganvel (XVème siècle), dite Loc-Mahé et restaurée en 1860 et en 1952. Il s'agit d'un édifice religieux de la fin du XVème siècle : clocher trapu surmonté d'une flèche conique. Le chevet date du XVème siècle. On y trouve quelques statues anciennes : la Vierge-Mère, saint Mathieu, saint Tugen, saint Corentin. On y voit les armoiries des Le Vestle, des Mur, seigneurs de Livinot, des du Hautbois, seigneurs de Kerimerch. On y trouve une fontaine de dévotion ; | |
la chapelle de Quimerc'h (1828). Il s'agit d'un petit oratoire ayant remplacé l'ancienne chapelle du château détruite en 1828 ; | |
la chapelle de Véronique (1605-1610), édifiée par le baron de Kermeno à partir de 1605. Elle est en forme de croix latine avec chevet à pans coupés : les ailes sont ouvertes sur la nef par une grande arcade en tiers-point à pénétration directe. On y voit un joli clocher-mur, accosté d'une tourelle d'accès surmontée d'un dôme amorti par un petit lanternon. La sacristie date de 1662. Les sablières sculptées sont l'oeuvre du charpentier Vincent Le Maout (Vinca Le Maut) en 1605. On y trouve plusieurs statues anciennes : la Vierge-Mère, sainte Véronique, saint Alain, saint Eloi, saint Barthélémy, saint moine avec chapelet (saint Antoine ?) et une mise au tombeau du XVIIème siècle. Les vitraux restaurés sont du XVIIème siècle et représentent au milieu : le Baiser de Judas, le Portement de Croix et le Crucifiement ; au sud : la mort de la Sainte Vierge et sa glorieuse Assomption ; au nord : la Cène, la Véronique et un ange portant une croix. Ces verrières portaient jadis l'inscription "Olivier Leaustic vicaire 1622" et avaient été pulvérisées par la foudre le 22 mars 1947 ; | |
la chapelle Saint-Cado (1650), édifiée par la famille Tinténiac. Sa charpente en forme de coque de bateau renversé est fort originale. On y voit un crucifix sur poutre de gloire avec deux panneaux représentant la Vierge et saint Jean. On y trouve quelques statues anciennes : saint Cado, saint Louis et saint Hervé ; | |
la chapelle Notre-Dame-des-Neiges ou "l'Eglise Blanche" (1860), qui remplace un ancien sanctuaire religieux du nom de Notre-Dame de l'Isle-Blanche. Il s'agit d'un édifice rectangulaire reconstruit au XIXème siècle, suivant un plaque indiquant : fondée le 18 mars 1860. Le clocher est à flèche. On y trouve la statue de saint Guénolé (abbé mitré tenant un livre dans la main gauche) provenant de l'ancienne chapelle Saint-Guénolé : une inscription est peinte sur le socle "Saint-Guénolé, Dom Colliot présida le centenaire de la chapelle le 7 août 1960" ; | |
la chapelle Saint-Jacques (1683), édifiée par les seigneurs de Mur de Livinot. Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire avec bas-côté nord de quatre travées. Elle possédait jadis des fonts baptismaux et un cimetière. On voit sur le pignon ouest, des armes mi-parti au I Guengat au II Langoueouez, et sur la façade sud les armes des Livinot. On y trouve plusieurs statues anciennes : saint Jacques, saint Jean Baptiste, la Vierge-Mère, saint Urlo, saint Guénolé et saint Antoine. La statue de Saint-Guénolé (abbé en chasuble tenant un livre ouvert dans la main gauche) est une statue en bois (polychromie noir et blanc) ; | |
les vestiges de la chapelle Sainte-Triphine (1500-1510), dite aussi de Trebalay et en ruines en 1954. Elle est mentionnée dans la donation d'Alain Canhiart à Sainte-Croix de Quimperlé en 1030. L'édifice actuel datait du XVIème siècle et portait les armes de Pierre de Kergus, abbé de Sainte-Croix de 1500 à 1521 et celles de son successeur Daniel de Saint-Alouarn. Le clocher couronnait d'un dôme était plus récent et datait du XVIIème siècle. La chapelle a été restaurée en 1969 ; | |
l'ancienne chapelle de Locmarzin, tombée en ruines après la guerre de 1914. Elle portait la date de 1668 ; | |
les anciennes chapelles aujourd'hui disparues : chapelle Notre-Dame de Lorette, chapelle Saint-Trémeur, chapelle Saint-Mathieu de Keranvoas, chapelle Saint-Lucas, chapelle Saint-Guénolé (située non loin de Loge-Bégoarem et ses pierres ont servi à édifier en 1860 la chapelle de l'Eglise-Blanche), chapelle Saint-Tugdual, chapelle Sainte Anne et chapelle Saint-Alain ; | |
le calvaire du placitre de la chapelle Saint-Mathieu (XVI-XVIIème siècle) ; | |
le calvaire de la chapelle Sainte-Triphine (XVIème siècle) ; | |
d'autres croix ou vestiges de croix : la croix de l'église de Bannalec (1822), la croix du cimetière de Bannalec (1884), la croix de Kermalen (XVIIème siècle), la croix de Saint-Jacques (XIXème siècle), la croix de Trébalay (XIVème siècle), la croix de Véronique (1637, 1713, XIXème siècle), la croix de Trébalay (1802) ; | |
le manoir de Ménec (XV-XVIème siècle), édifié à l'emplacement d'une maison noble du XIVème siècle appartenant à Louis Du Tertre. Restauré au XVème siècle, par la famille Le Vestle ; | |
le manoir du Quilio (XVIème siècle), érigé par Charles de La Mollen. Vendu en 1660 à Thomas Le Couriault ; | |
la chaussée-digue (1472), construite par Charles de Quimerc'h ; | |
le puits de Quimerc'h (XVème siècle), seul vestige du château féodal reconstruit en 1472 par Charles de Quimerc'h. Le château de Quimerc'h est, en 1420, la propriété de Hévin de Quimerc'h. Jean V, duc de Bretagne, voulant reconnaître ses services, érigea ses terres en baronnie. Hévin de Quimerc'h est fait chambellan du duc de Bretagne. En 1597, est livré, sous les murs du château de Quimerc'h, l'un des derniers combats entre Ligueurs et Royaux. Ce château aurait été remanié par Tinténiac (XVI et XVIIème siècle) et rasé en 1828 ; | |
la fontaine Sainte-Anne (XVIIème siècle) ; | |
l'oratoire Sainte-Anne-des-Bois (1880) ; | |
le four à pain de Le Guernic (XIXème siècle) ; |
A signaler aussi :
le monolithe de Trémeur (période gauloise) ; | |
la motte féodale de Le Quilio (moyen âge), propriété du seigneur du Quillihouc ; | |
les mottes féodales de Prat Lez et de Kerguillerm ; | |
les dolmens de Cosqueriou d'an Traon et de Kercoat ; | |
les allées couvertes de Kermaout et Kerjean ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de BANNALEC
(à compléter)
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