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ASSERAC

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La commune d'Assérac (bzh.gif (80 octets) Azereg) fait partie du canton d'Herbignac. Assérac dépend de l'arrondissement de Saint-Nazaire, du département de Loire-Atlantique. 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de ASSERAC

Assérac vient de l'anthroponyme "Altarius" et du suffixe latin "acum" (chez).

Selon M. Léon Maître, dans « Guérande et la presqu'île guérandaise », nous lisons : « Ce qui a été violent, c’est la conquête du territoire, par ce que les Vénètes se sont exposés au courroux du César en retenant captifs les envoyés de Crassus. Tout annonce qu'une grande lutte s'est livrée dans cette contrée entre Pont d'Arm et la Brière. Le palus que la mer baigne aujourd'hui de ses eaux, au sud de Barzin, est rempli de mouvements de terres rectilignes et circulaires qui sont inexplicables sans la présomption d'un champ de bataille. Un habitant de Barzin assure qu'à marée basse il aperçut un jour une quantité considérable d'ossements d'hommes et de chevaux au-dessous du grand'Arm. Les champs du reste portent aux alentours des noms significatifs qui confirment son récit : il y a le pré du sang, le champ du Maro (la mort), les jardins du cimetière et les carnels (ossuaires) ».

Richard et son fils Frédor, compagnons du chef normand Bernard, fondateur de La Roche-Bernard, créent en 1095 un oratoire à Pen-Bé (cartulaire de l'abbaye de Redon) et s'installent à Faugaret. La terre et seigneurie d'Assérac appartient à Guillaume d'Assérac en 1210 et à Thebaud de Rocheford en 1288. Elle est érigée en marquisat en 1574 au profit de Jean de Rieux (maréchal et gouverneur de Bretagne). Nicolas Fouquet en devient le marquis entre 1656 et 1658. 

La châtellenie de Ranrouet (ou Ranrouët), chef-lieu de celle d'Assérac et qui dépendait elle-même de la Châtellenie de La Roche-Bernard, était en 1212 à Guillaume d'Assérac. En 1420, le duc Jean V permet à Jeanne, dame de Rochefort et de Rieux de lever des impositions sur ses terres et baronnies pour l'aider à réparer ses châteaux dont celui de Ranrouet. En 1440, Jean V saisit les 3/5 de la châtellenie de Ranrouet. Le duc Jean Y anoblit en 1438 le domaine de Kerrobert. En 1441, il décharge Guillaume Eonnet du fouage pour services rendus. En 1522, Claude de Rieux donna en partage à son frère François « le château de Ranrouët et les terres et seigneuries d'Assérac et de Faugaret » (Archives Loire Inférieure E301). Par lettres patentes datées de septembre 1574, Henri III unit en faveur de « son cousin » Jean de Rieux, chevalier de son Ordre, les seigneuries d'Assérac, Faugaret, Ranrouët, Betton, Thouairé, Coëtfrec et le Gué-de-l'Isle en une seule seigneurie qu'il érigea en marquisat sous le nom d'Assérac. Ces lettres furent enregistrées au parlement de Bretagne février 1576. Le duc de Mercoeur avait une garnison au château de Ranrouët. Le marquis d'Assérac, qui la commandait, pressurait les habitants et continua à le faire après la paix de 1598. Les Etats de Bretagne demandèrent le démantèlement du château qui eut lieu de 1614 à 1618. 

L'étendue de son territoire était primitivement beaucoup plus importante qu'aujourd'hui : Pénestin (Morbihan) a fait partie d'Assérac jusqu'en 1767. La partie d'Assérac qui touchait à la Vilaine et formait la section A en a été détachée pour être réunie à Camoël en 1828. 

Il existait vers la fin du XIVème siècle dans la paroisse d'Assérac une seigneurie séculière et une commanderie, portant l'une et l'autre, le nom de Faugaret. Au point de vue religieux, la paroisse d'Assérac comprenait jadis Vieille Roche dans sa juridiction et une lettre du pape Pie IX permettait aux habitants de ce village d'y faire baptiser leurs enfants à Assérac. De 1907 à 1939 un chemin de fer traverse la commune d'Assérac.

Ville d'Assérac 

Note 1 : les plus anciens maires connus de la commune d'Assérac depuis 1793 sont : Rival, Le Tilly, Lecarno, Belliot, Blino de Couessin, Lizeul, Crusson, Bercegeay, Pedron de la Rochette (1879), Le Tilly, Athanase de Couessin (en 1896), Alain de Champasvin, Paul Crusson, Jean Nogues, ... Jusqu’au 22 avril 1792, les actes sont signés des recteurs ou vicaires, le dernier est signé par M. Lévêque. Puis les actes sont signés : Rival, greffier. Depuis le 10 septembre 1792 : Le Tilly, maire. Du 20 janvier 1793 jusqu’en 1795, par Lecorno, laboureur à Berzibérin, officier public, membre du Conseil général, élu le 1er janvier 1793. De 1798 à 1800, Rival, agent municipal. Du 20 fluvial an VIII, Ch. Rival, maire provisoire. Du 17 messidor an VIII, Rival, maire. Du 10 vendemiaire : Guillaume Belliot. Depuis le 22 pluviose an XI, on ajoute dans les actes : arrondissement de Savenai. En 1800, les registres ont été visés deux fois par Delaunay, commissaire du gouvernement. Depuis cette époque jusqu’en 1897, voici la liste des maires et officiers de l’Etat-civil : J. Blino, maire de 1805-1813. Blino, adjoint de 1813-1817. M. de Couëssin, maire. Blino, maire 1817-1818. M. le Chevalier Athanase de Couëssin, maire de 1819 au 2 octobre 1830. Christophe Lizeul, maire, jusqu’au 21 avril 1833. Crusson, maire en 1834. Christophe Lizeul, maire jusqu’au 19 juillet 1852. Bercegeay, maire, jusqu’au 5 décembre 1854. Pedron, maire jusqu’au 31 décembre 1858. Christophe Lizeul, maire jusqu’au 29 mars 1862. Crusson, maire jusqu’au 13 décembre 1865. Pedron, maire jusqu’au 15 avril 1868. A. de la Rochette, maire, jusqu’au 4 mars 1869. Beillois, maire jusqu'au 2 octobre 1870. Bazile Pedron, maire provisoire, jusqu’au 28 octobre 1870. Christophe Lizeul, maire provisoire, jusqu’au 11 avril 1871. Benjamin Le Tilly, maire jusqu’au 12 mai 1871. Benjamin Le Tilly, maire jusqu’au 2 février 1896. Benjamin Tilly, fils, maire, jusqu’au 3 février 1890. Athanase de Couëssin, élu le 9 février 1896.

Note 2 : Voici la liste des recteurs ou curés depuis 1679, telle, du moins, que la présentent les registres paroissiaux : Edmont Crunet, était recteur en 1679. André Dubing, de 1705 à 1728. Jacques Bonaventure Le Moyne de Talhouët, de 1728 à 1766. J. Rousseau, en 1766, nommé recteur de Bouguenais en 1767. F. de Saint-Malon, de 1767 à 1769. Legras de 1769 à 1786. J. B. Prosper Fidèle Levesque, de 1786 à 1829. Buffetrille, de 1829 à 1852. Ollivaud, de 1852 à 1861. David, de 1861 à 1864. Sotin, de 1864 à 1873, nommé curé de Vertou. J. B. Chauveau, à partir de 1873, etc ... M. Levesque fut emprisonné à Nantes, pendant la Révolution ; ayant réussi à s'évader, il s'expatria d'abord en Espagne, en compagnie de M. Raulin, vicaire d'Assérac, M. Tual, recteur de Nivillac, M. Villeneuve, vicaire desservant de la Roche-Bernard, de M. Vignard, curé de Camoël, et de M. Bigaré, vicaire de Pénestin, puis en Angleterre. Il revint en France avant la fin de la Révolution, se cacha dans la paroisse de Nivillac, qui faisait alors partie du diocèse de Nantes, et où il possédait des propriétés, et il y exerça le ministère catholique. Il survit à la révolution et vint après la pacification reprendre possession de sa cure, où il mourut le 25 juillet 1829, laissant une grande réputation de science et de vertu. Plusieurs fois on lui avait offert des évêchés qu'il avait toujours refusés. La cure d'Assérac avait, ainsi que celle d'Herbignac, été réunie, invalidement, au diocèse de Vannes, par l'Assemblée nationale, au commencement de l'année 1791. Mais cette réunion illégale n'eut d'effet que pendant la durée de l'épiscopat de l'évêque intrus, Charles le Masle, né à Guérande en 1723, recteur d'Herbignac en 1791, et élu évêque de Vannes au mois de mars 1791. Sa nomination fut annoncée à l'assemblée, à la séance du 9 mars 1791, et il reçut la consécration épiscopale à Paris le 8 mai 1791.  

Ville d'Assérac

Note 3 : Villages et hameaux d'Assérac : Le Bourg, Pont-d'Armes, Kéranger, Kermorais, Kerichard, Poilvert, Ville-Tahon, Kerbernard, Monchois, Kerolland, Bel-Air, Saudrais, Caire, Kersafa, Moulin de l'Eclis, Limarzel, Bournué, Avaloué, Kerjacob, Keriaval, Pradelan, Kerarnaud, Le Blanc, Le Quenet, Carroué, Kerougas, Barzin, Kerollivier, Saint-Jossé, Isson, Kergéraud, Kermalinge, Trélogo, Quescouille, Mesquéry, Keravelo,  Pennebé,  Créno, Ferme de l'Eclis, Vieil Eclis, Lande de Caire, Briandais, Kergau, Tence, Moulin de Redunel, Etang, Moulin de Kerougas, Aurore, Malafer, Crahé, Plessis, Ville-aux-Vents, Trivalan, Berzibérin, Faugaret, Pen-Buzo, Quescouis, Bout-de-la-Bole, Kernay, Malabrie, Parc-Guyaré, Redunel.  Les rôles des fouagers ordinaires et extraordinaires étaient établis, d’après les pièces déposées à la mairie, depuis 1700, pour les frairies suivantes : 1° La frairie du Bourg ; 2° La frairie de Quindéniac ; 3° La frairie d'Isson ; 4° La frairie de Limarzel ; 5° La frairie de l'Armor ; 6° La frairie de Tréhiguier ; 7° La frairie de Vieille-Roche. La frairie de Vieille Roche ne figure qu'à partir de l'année 1758. La frairie du Bourg était sous le patronage de Saint-Hilaire ; celle d'Isson sous la protection de Saint-Jean-Baptiste, et celle de Limarzel avait pour patron Saint-Josse. A la fin du XIXème siècle, les foires de la commune d'Assérac sont au nombre de sept, dont cinq se tiennent au chef-lieu et deux à Pont-d'Armes, aux dates suivantes : les 10 février, 30 mai, 15 juillet, 9 et 30 septembre, au bourg ; les 8 avril et 25 juin, à Pont-d'Armes.

Note 4 : Avant l'organisation de l'instruction dans toutes les communes, les gens aisés envoyaient leurs enfants en classe à Guérande ou à Herbignac. Quelques vieillards m’ont raconté, qu'à Crahé, une soeur du tiers ordre donnait l'instruction aux petites filles. Avant 1859, une demoiselle Halgand instruisait les jeunes filles dans la vieille maison du couvent. Au début du XIXème siècle, une vieille fille, appelée Mariette, réunissait les filles et les garçons dans la maison de Guénec, au bourg. Puis ensuite un nommé Chédotal de la Bosse, ancien séminariste, instruisait  les enfants dans la maison de Jean-Marie Bernard, au bourg. Deux congréganistes, de Ploërmel, firent la classe, pendant quelques années, dans la maison de Pierre David, tisserand. Puis M. Nogues, décédé, instituteur à Mesquer, fit la classe dans la maison de Pignon, Louis M. 0llivier exerçait les fonctions d'instituteur en 1838. A la fin du XIXème siècle, la commune d'Assérac a deux écoles primaires ; une école de garçons et une école de filles. L'école des garçons est dirigée par des laïques et comprend alors deux classes. L'école des filles est dirigée par des congréganistes et comprend deux classes. Les congréganistes sont des religieuses de l'ordre des filles du Saint-Esprit de Saint-Brieuc. L'école des garçons a été fondée régulièrement vers 1848. L'école a été fréquentée pendant l'année scolaire 1896-1897 par 119 élèves. En 1848, il y avait 61 élèves. Depuis 1848, les instituteurs qui se sont succédés, sont : Jacques-René Ollivier jusqu'en 1855, Gougaud en 1856, Rialland en 1857, Marchand en 1858, Gasnier en 1861, Le Chapelain en 1870 (décédé à Assérac), Bézier en 1870, Chrétien en 1879, Cormier en 1882, Legras en 1890 (décédé à Assérac), Monnier en 1891, Eugène Chiron à partir du 15 janvier 1891, .... L'école des filles est fréquentée vers 1897 par 120 élèves. Depuis 1859, l'école est dirigée par les filles du Saint-Esprit. Mme Le Mée, sœur Joséphine, y exerce pendant plus de 33 ans. Il y a une fondation de 200 fr. par an, pour l'école des Sœurs (E. Chiron).

Note 5 : Personnages célèbres : Nous avons vu qu'un seigneur d'Assérac, Pierre de Rochefort, fut maréchal de France. Un autre, Jean de Rieux, fut maréchal de Bretagne et tuteur de la duchesse Anne. Dans les actes de décès de l'année 1807, on trouve l'acte de Godet de Châtillon. « Le sixième jour d'avril Monsieur Pierre-Louis Godet de Chatillon, ancien chevalier de l'ordre militaire et royal de Saint-Louis, maréchal des camps, veuf en premières noces de dame Jegot de la Ploture, en second mariage de dame Anne d'Any, époux en troisième de dame Marie-Emilie de Courson, né dans la paroisse de Saint Laurent à Nantes, âgé de 66 ans du 11 novembre, est décédé en sa maison du Plessis, en la commune d'Asserac ». Godet de Châtillon a fait les campagnes de Napoléon Ier et précédemment a dû être mêlé aux guerres de la Vendée. Il a été enterré dans l'ancienne église ou l'ancien cimetière. Lors de l'édification de la nouvelle église, sa pierre tombale, en marbre blanc, a été transportée au Plessis et placée sous le monument de la Madone, édifié dans le bosquet. On ne peut lire que la première ligne de l'inscription. M. Athanase-Emmanuel-Joseph de Couëssin, chevalier des ordres de Saint-Jean de Jérusalem et de la Légion d’honneur, décédé au château du Quenet, 14 septembre 1847. M. Charles-Louis-Ernest Poictevin de la Rochette, représentant aux assemblées de 1848-1850, député à l'assemblée de 1871. Sénateur inamovible en 1875. Décédé à Nantes, le 20 janvier 1876. M. Athanase-Louis-Antoine Poictevin de la Rochette, député de la Loire-Inférieure, décédé à Paris, le 4 mars 1879, chevalier de la Légion d'honneur.

Ville d'Assérac

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PATRIMOINE de ASSERAC

l'église Saint-Hilaire (1886) qui remplace un sanctuaire roman et un sanctuaire du XVIème siècle. " L'ancienne église, de style roman, était remarquable par ses vitraux de couleur. Dans l'ancien baptistère, il y avait une cheminée, chose n'existant que dans quelques églises. Le sommet de l'église était incliné à droite, comme l'ancienne église de Batz. Inclinato capite emisit spiritum. L’ancien cimetière s'élevait autour de l'ancienne église ". L'église est consacrée le 12 juillet 1886. Le vitrail actuel date du XIXème siècle. Les armoiries des marquis d'Assérac se trouvent sur les vitraux de la Chapelle de la Vierge de l'église actuelle. Ces vitraux ont été retirés de l'ancienne église de même que ceux qui représentent les armes des Rieux. Vers 1500, Claude et François, fils du Seigneur Jehan, sire de Rieux et de Rochefort, comte d'Harcourt Maréchal de Bretagne, régent du duché pendant la minorité de la Duchesse Anne, puis Maréchal de France, firent don à l'église d'Assérac du grand vitrail que l'on voyait encore avant la démolition du monument et qui portait leurs deux blasons. Le marquis d'Assérac avait toutes les prééminences de seigneur supérieur et fondateur dans les trois anciennes églises paroissiales d'Assérac, Herbignac et Férel. " Les 3 nefs et le chœur de la nouvelle église ont été construits en 1886. L’ancien clocher est resté au bout de la nouvelle construction. L’église est de style ogival, à 3 nefs, bas-côtés, transept, chevets à pans ; il y a 58 vitraux formant à l'intérieur une décoration charmante " ;

Nota 1 : Les armoiries des marquis d'Assérac étaient, suivant le nobiliaire et armorial de Bretagne, par Pol Potier de Courcy : Assérac d' (Seigneur du dit lieu), paroisse de ce nom – de Ranrouet paroisse d'Herbignac, évêché de Nantes. Gironné d’or et d’azur de huit pièces. Devise : Franc à tout venant. Les armoiries ont été copiées sur les vitraux de la chapelle de la Vierge de l'église actuelle. Ces vitraux ont été retirés de l'ancienne église et replacés dans la grande fenêtre de la chapelle de la Vierge, avec un vitrail représentant le père éternel et les armes des Rieux. Les armoiries sont reproduites aussi dans la clef de voûte de l'église. Vers 1500, Claude et François, fils du seigneur d'Assérac, Jehan, sire de Rieux et de Rochefort, comte d'Harcourt, maréchal de Bretagne, régent du duché pendant la minorité de la duchesse Anne, puis maréchal de France, firent don à l'église d'Assérac du grand vitrail que l'on voyait encore avant la démolition et qui portait leurs deux blasons : Ecartelé au 1 et 4, vairé d'or et d'azur, au 2 et 3 d'azur à 5 besants d'or ; de gueules à 2 faces d'or ; le second écartelé au 1 et 4, vairé d'or et d'azur, au 2 d'azur à besants d'or ; au 3 d'or à la croix engreslé d'azur, de gueules à 2 faces d'or. M. Lizeul, Christophe, à Pont d'Armes, possède encore un vitrail de l'ancienne église, avec les armes des marquis d'Assérac, parfaitement conservé ; je croix qu'il en existe d'autres dans la commune. Du nobiliaire et Armorial de Bretagne par Pol Potier de Courcy : « Guillaume, témoin en 1212 d'une donation à l'abbaye de Blanche Couronne. Fondu dans Rochefort puis Rieux en faveur desquels Assérac a été érigé en marquisat en 1574. Cette seigneurie acquise par les Lapriac en 1679 a passé par alliance aux Kerc'hoent en 1775 » (E. Chiron). 

Nota 2 : Le cimetière actuel n’étant pas très ancien et les concessions à perpétuité y étant rares, peu d'inscriptions anciennes sont à remarquer. On trouve plusieurs tombeaux de famille et quelques plaques tombales provenant de l'ancien cimetière. On voit les tombeaux de M. de Couëssin, décédé en 1847 et de M. de la Rochette, décédé en 1876, dont il a été question précédemment, ainsi que le tombeau de M. de la Rochette, décédé en 1879. Sur une plaque, on lit : Ici repose Hyppolite Marie Le Beschu de Champsavin, ancien zouave pontifical, ancien officier de dragons pontificaux, médaillé de Castelfidardo, chevalier de Saint-Grégoire-le-Grand, décédé au Val, 22 décembre 1881, à l'âge de 47 ans. Une autre : Mme Athanase de Couëssin, née Jeanne de Vilaines, décédée au Quenet, 25 août 1859. Mme Ernest Poictevin de la Rochette, née Marie-Anne de Couëssin, décédée au Quenet, le 26 juillet 1868. Puis sur une pierre tombale : Ici repose le corps de dame Le Paige de Saintenon, veuve de Messire E. F. M. de Couëssin, décédée à Nantes, le 7 janvier 1829. Une autre : M. Christophe Lizeul, né en 1779, décédé le 29 juin 1862, maire de cette commune pendant 30 ans. Plus loin : Pierre Aubron, chevalier de la Légion d'honneur – 6 janvier 1807 – 24 août 1890. « O Mon Dieu, donnez le repos éternel au meilleur des époux et au plus tendre des pères ». Ce dernier était le père de M. Aubron, colonel d'infanterie à Lyon, officier de la Légion d'honneur. Sur une croix en pierre, on lit : « Ici repose le corps de Marie Françoise Le Rouzic, épouse de J. L. Le Tilly, mère de onze enfants ». Au dos est écrit : « Ne pleurons pas comme ceux qui n’ont pas d'espérance » (E. Chiron).

Ville d'Assérac

les vestiges de la chapelle de Pont-d'Armes (XVI-XVIIème siècle), situés à Pont-d'Armers (ancienne frairie). " La chapelle de Pont d'Armes, qui sert aujourd'hui (fin du XIXème siècle) de magasin est la propriété de M. Lizeul. Elle est assez bien conservée. La fenêtre extérieure donne sur un grenier. A l'intérieur, la grande fenêtre placée au-dessus de l'autel, a ses bords encore recouverts de peintures et de feuilles d'ornementation. A droite de l'ancien autel se trouve un lavabo ou bénitier en pierre sculptée. La chapelle de Pont-d'Armes devait avoir un desservant spécial ne dépendant pas de la cure d'Assérac. La maison de Couëtmeur, attenant à la chapelle, était probablement la maison d'habitation. Au-dessus de la porte d'entrée de la maison se trouve une pierre, en forme d'écusson, devant indiquer la demeure d'un personnage de marque. La fenêtre de la mansarde, en pierre sculptée, indique que cette demeure sortait de l'ordinaire pour l'époque " (E. Chiron) ;

la chapelle de Kerbernard se trouvait accolée à la nef latérale gauche de l'ancienne église dont elle faisait pour ainsi dire partie intégrante. Elle a été démolie vers le milieu du XIXème siècle, car elle menaçait ruine ;

la chapelle du Bile, aujourd'hui détruite, se trouvait à la pointe du même nom et dépendant de la paroisse d'Assérac ;

l'ancienne chapelle de Pennebé, élevée à la fin du XIème siècle et aujourd'hui disparue. Sur le pâtis entourant la chapelle de Pennebé, se tenait autrefois, une foire et assemblée-gagerie qui amenait une grande quantité de gens de Saint-Molf, Mesquer et Piriac. " A la fin du XIXème siècle, on y organisait encore un marché à la graisse, un marché aux sabots et un marché aux veaux " (E. Chiron) ;

la chapelle de Tréhiguier sert à la fin du XIXème siècle de magasin. On voyait encore à cette époque, au-dessus de la porte, les armes des Rieux, marquis d'Assérac. Elle dépendait aussi d'Assérac ;

la chapelle de Lesté, en Pénestin, devait dépendre d'Assérac. Nous avons trouvé sur les registres paroissiaux, à la date du 18 janvier 1752, l'acte indiquant la bénédiction de la chapelle du Lesté en Pénestin ;

l'ancienne chapelle du Quenet, aujourd'hui disparue ;

la croix de Pen-Bé (XIIème siècle). Cette croix commémore la création du prieuré qui date de 1095. « La chapelle de Pennebé, dont les derniers vestiges ont disparu il y a peu de temps, fut élevée à la fin du XIème siècle. Le prieuré de Notre-Dame de Pennebé avait pour prieur commanditaire, en 1791, époque de l'exigence du serment à la constitution civile du clergé, Dom Barton (Richard-Béde). La légende que le cartulaire de Redon a conservée de l'érection de la chapelle de Pennebé est très curieuse : " De là, ils regardaient comme d'un observatoire (probablement des étrangers jetés à la côte) si le vent était favorable ou non pour pouvoir retourner dans leur pays. L'un d'eux souffrait violemment d'une maladie. Diverses révélations et ses compagnons eux-mêmes l'engagèrent à attendre là, au milieu du sommeil le secours de Dieu, comme cela était arrivé à beaucoup de saints. S'étant endormi il se réveilla parfaitement guéri et bien portant, disant comme le patriarche : Vraiment le Seigneur est dans ce lieu et je l'ignorais. Les patrons du navire rendant de grandes grâces à Dieu, élevèrent un autel en l'honneur de sa Sainte-Mère et aussitôt un vent favorable enflant leurs voiles, ils fendirent les vagues et regagnèrent leur pays. Trois habitants du domaine de Misquiric, sortis de la même famille, Juhel, Coquard, Jarnogon, Leroux et Normandeau qui s'étaient partagé leurs biens mais avaient laissé indivise entre eux la pointe de Penbec parce qu'elle était improductive et stérile, voyant le tout puissant opérer des merveilles sur leur terrain, engagèrent, du consentement du seigneur de Misquiric un homme pieux, Aluehen, à y élever, avec leur concours, un oratoire pour servir la Vierge immaculée, promettant d'y attacher une fondation de dix novales. Aluehen refusa d'abord, objectant l'aridité du lieu si exposé aux vents et aux tempêtes ; il y consentit enfin mais à la condition qu'il pût à son gré disposer en faveur de telle ou telle abbaye des terres qu'on lui offrirait, ce qui fut accepté volontiers par les donateurs et ratifié par leur seigneur, Frédor, fils de Richard. Quand l'homme de Dieu eut bâti son oratoire il alla à Redon et concéda à l'abbé Justin et au couvent da Saint-Sauveur, pour participer aux prières de la communauté le lieu précité avec la chapelle et les terrains annexés. Puis prenant la bure il revint à son ermitage avec l'abbé et obtint aisément de Frédor, fils de Richard, de Frédor, fils de Daniel, seigneur d’Acérac, ainsi que des donateurs que, pour le salut de leurs âmes, l’abbaye de Redon fut constituée héritière des dites possessions. Et cela en présence et avec le consentement de Benoit évêque de Nantes, invité à bénir le sanctuaire. Par égard pour l'abbé et dans l'intérêt de la fondation les trois habitants de Misquiric autorisés par leur seigneur Frédor fils de Richard, déclarèrent de plus que si quelques-uns de leurs héritiers voulaient faire de leur propre fonds une donation à l'oratoire, eux, les donateurs acquitteraient les droits dus au seigneur de Misquiric. Et ils leur enjoignirent de ne jamais rien demander aux moines de Penbec sinon Jésus-Christ " (Cartulaire de Redon, page 387) » (E. Chiron) ;

les plus anciennes croix sont la croix rouge, la croix d'Armor, pour l'ancienne frairie du même nom, la croix d'Isson ;

le calvaire (1889), situé rue du Calvaire. Ce calvaire proviendrait des ateliers d'Yves Hernot (1820-1890) à Lannion (Côtes-d'Armor) ;

le manoir de Faugaret (X-XIVème siècle). Il s'agit de la demeure des premiers seigneurs d'Assérac jusqu'à leur départ pour Ranrouët à Herbignac durant la première moitié du XIIème siècle. La demeure devient ensuite une commanderie des Templiers ou Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem avant de passer entre les mains des familles Cady de Pradoy et Jacquelot de Boisrouvray. On attribue aux Templiers de la commanderie de Faugaret, la création de la première chapelle de Férel, qui fait alors partie de la paroisse d'Herbignac et cela jusqu'en 1749. " La châtellenie de Faugaret, en 1390, à Isabeau de la Roche-Bernard, fut réunie, en 1564, au siège royal de Guérande et érigée en marquisat en 1574. Il est dit, dans différents auteurs, que Faugaret a appartenu aux Templiers, puis il devint une commanderie des chevaliers de Malte. Il y a encore les terrains de la grande commanderie. Cette propriété appartenait, au moment de la Révolution, à la famille Cady de Pradouais, dite aussi Cady de Pradrois, puis acquise par M. Réchin, comme bien d'émigrés, puis Bournichon par achat, et M. Le Tilly. Dans ces dernières années on a réparé le domaine de Faugaret. On en a enlevé toute sa valeur historique " (E. Chiron). François Jaunais (1696-1772) est mentionné comme métayer à la métairie de Faugaret en 1737 et il y reste vraisemblablement jusqu'à sa mort (vers 1772). Une écurie remplace aujourd'hui l'ancienne chapelle. La châtellenie de Faugaret, sis en Assérac, était un démembrement de la Roche-Bernard. En 1394, Raoul de Montfort, sire de la Roche-Bernard, donna à sa soeur Marguerite, femme de Jean, sire de Malestroit "le manoir et la seigneurie de Faugaret et généralement tout ce qu'il possédait en Assérac, Herbignac et Camoël" (Dom Morice, Preuves, II, 422). Les seigneurs de Malestroit possédèrent ensuite Faugaret qui dut venir aux Rieux à la suite du mariage de Françoise Raguenel, dame de Malestroit, avec Jean IV, sire de Rieux. Le manoir possédait jadis une chapelle privée ;

la maison du Quenet ou Quesnet (XV-XVI-XVIII-XIXème siècle). Ce domaine est la propriété du seigneur de Bresceau au XVème siècle. Suite à son ralliement au roi de France, contre le duc de Bretagne, la demeure est confisquée et détruite. Il ne subsiste que la vieille tour. Le domaine du Quenet passe ensuite, le 24 octobre 1487, entre les mains de la famille Cevy de Boschet. Le château revient par la suite à la famille Couessin en 1695 dont l'une des héritières épouse un certain La Rochette en 1795. Le dernier de la famille de La Rochette avait fait construire au XIXème siècle un château à Monchoix, où il est mort en 1905. Le bâtiment située du côté de la chapelle date du XVIIIème siècle. En 1857, Caroline de La Rochette épouse Louis de La Beschu de Champsavin dont la famille conserve le domaine jusqu'en 1964. La chapelle est reconstruite au XIXème siècle ;

Ville d'Assérac

le manoir de Kerbernard (XVI-XVIIIème siècle). Occupé dès le XIème siècle par les envahisseurs normands menés par Bernard, Frédor et Richard, Kerbernard garde sur ses terres la trace de cette occupation sous la forme d'un ancien camp normand. L'occupation s'est poursuivie au Moyen Âge sous la forme d'un ensemble légèrement fortifié qui devait participer à la protection de la presqu'île guérandaise. On y trouve en fait deux groupes d'édifices : le Pourprix et Kerbouri. Les édifices sont situés sur l'un des chemins de Saint-Jacques de Compostelle, sur le trajet ouest de Vannes à Guérande, avec passage de la Villaine à Tréhiguier. Les bâtiments de Kerbernard dominent les marais de Pont-Mahé. Propriété de la famille Le Tresle, vassaux des Rochefort, au début du XVIIème siècle, puis de la famille Rieux au milieu du XVIIème siècle. La famille Le Tresle de Kerbernard est signalée dans les textes dès le XVème siècle. La propriété est cédée ensuite par mariage à la famille Calvé de Soursac (Louise Le Tresle de Kerbernard épouse Michel Calvé de Soursac en 1772), puis aux familles Chanu de Limur (Françoise Marie Calvé de Soursac épouse Charles Chanu de Limur en 1816), Jacquelot du Boisrouvray (Marie Alexandrine Chanu de Limur épouse Adrien de Jacquelot du Boisrouvray en 1872) et Mercier de Lepinay (Marie Thérèse de Jacquelot du Boisrouvray épouse Henry Mercier de Lepinay en 1920). Les édifices sont restaurés et aménagés après 1795. On y trouvait jadis une chapelle, un vivier et un étang ;

le manoir du Plessis (XVIIème siècle). Propriété de Marc Duboschet en 1681. L'édifice sera occupé par une école durant la Révolution. Le cadran solaire de la tour carrée porte la date de 1801 ;

le manoir de Kerouglas ou Kerougast (1714-1820-1886). Ce manoir s'élève à l'emplacement d'une ancienne forteresse, détruite durant les Guerres de Religion. La partie centrale est reconstruite vers 1820. L'aile droite est reconstruite en 1886. C'était jadis un intense foyer intellectuel au XVIIIème siècle, fréquenté par les Haumont, Le Bail, Delaunay, Caillo, Crespel et Lizeul ;

le logis de Kerollivier ou Kerolivier. Propriété de la famille Trévelec, alliée aux Martel du Pé, et vendu aux Berthelot de La Glétais. Propriété ensuite de la famille Guichard, descendante du banquier Law. Olivier Guichard était Haut-Commissaire du Gouvernement Français, pour le Sahara ; 

le logis du Crahé (XVIIème siècle). Propriété successive des familles Tilly, Coquard (vers 1740), Ponty (vers 1750) et Caillot (vers 1760). Durant la Révolution, le logis aurait, dit-on, servi de relais à la gendarmerie et de prison ;

le logis de Pen-Bé (XVIème siècle). Il semble appartenir à l'origine à l'ordre des Templiers ;

le presbytère (XVIII-XIXème siècle), situé rue du Calvaire ;

la fontaine Saint-Hilaire (XIXème siècle), située rue de la Fontaine ;

5 moulins à vent dont : 1° le moulin de Kerougas ; 2° les deux moulins de Redunel (XVIIème siècle) situés route d'Herbignac ; 3° le moulin de l'Aurore ; 4° le moulin de Kerbalan ; 5° le moulins de l'Eclis ;

A signaler aussi :

le puits de Kerbouri (XVIIIème siècle) ;

l'ancien château de Ranzegat. Ancienne propriété des familles Rado du Matz et Rado de Saint-Guédas ;

Ruines du château d'Isson qui fut démoli en 1760.

Ville d'Assérac

Nota 3 : Des voies romaines ont existé. En consultant l'ouvrage de M. Léon Maître, on y trouve : « Quand on parcours le palus de Pont-d'Armes, on constate l'existence d'une voie romaine absolument certaine, au-dessous des marées, facile à suivre depuis les planches de Trébrézan jusqu’au val d'Assérac. J'en ai vu, de mes yeux, l'empierrement plein de tuiles à rebords, dans les marais et dans le flanc d'une vasière ; ce fait prouve au moins que la mer ne séjournait pas d'une façon constante dans la coulée de Pont-d'Arm et de Pontpas ». Plus loin : « La voie romaine qui venait de Guérande (Granona) au lieu d'infléchir à l'ouest vers le village de Pont-d'Arm actuel, qui est une création des Templiers de Faugaret, se dirigeait vers l'église d'Assérac à travers les marais où j'ai vu son empierrement, mêlé de briques, dans les fossés de desséchement et dans les vasières. Sur le territoire de la commune la voie se bifurquait dans deux direction : l'une vers Isson, l'Eclis et Pont-Mahé ; l'autre vers Herbignac ». Un tumulus, sur le territoire d'Assérac, signalé par M. de Courcy. Une cachette contenant cinq haches en pierre polie a été découverte, il y a quelques années, par un ouvrier qui travaillait à une carrière. Elles ont été recueillies par l'instituteur d'Assérac. Une autre hache a été découverte par le sieur Garand, mai 1882. Découverte en 1876 de débris d'une station romaine à l'est de la route de Trehiguier, sur le bord de l'Etang du Pont de fer, briques à rebords, poteries, etc. Découverte en 1828, d'une pièce de Tibère, à la Vieille-Roche, qui était d'Assérac, par le sieur Père. Près de la Vieille-Roche, on voit encore les vestiges d'un ancien camp, appelé le Vieux château.

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ANCIENNE NOBLESSE de ASSERAC

Propriétaires successifs de : Le Quenet : familles de Couëssin, de Poictevin de la Rochette, par alliance, puis Le Besclou de Champsavin (à la fin du XIXème siècle) ; de Kerougas : famille de Couëssin ; Le Plessis : famille Godet de Châtillon (avant la Révolution), demoisselle de Courson, par héritage, puis Leroux du Ménéhy, par héritage (à la fin du XIXème siècle) ; Kerolivier : famille Kercabus (avant la Révolution), Bernard de la Peccaudière, acquis en 1822 de dame de Kercabus, épouse de M. de Quélen, puis Berthelot de la Glétais, par héritage (à la fin du XIXème siècle) ; Kerbernard : famille Le Trezle (avant la Révolution), Calvé de Soursac, par héritage, Chanut de Limur, par héritage, puis Jacquelot de Boisrouvray, par alliance (à la fin du XIXème siècle) ; l'Escly : Yviquel de l'Escly, puis famille de la Monneraye, par alliance (à la fin du XIXème siècle) ; Faugaret : famille Cady de Pradouais, dite aussi Cady de Pradois, Réchin, comme bien d'émigrés, Bournichon, par achat, puis Le Tilly, par achat (à la fin du XIXème siècle) ; Trélogo : Yviquel de l'Esely, Privat de Bregeot, par alliance, Roussel de l'Escouet, par achat, puis Bigaré, par achat (à la fin du XIXème siècle) ; Isson, en ruines (E. Chiron).

La seigneurie d'Assérac dans la paroisse de ce nom appartenait originairement à une famille noble appelée comme elle et portant pour armes : Gironné d'or et d'azur de huit pièces. Le premier seigneur connu d'Assérac vivant à la fin du Xème siècle se nommait Frédor et devait être de race normande comme le premier baron de la Roche-Bernard son suzerain, Guillaume d'Assérac figura en 1210 parmi les témoins d'une restitution faite à l'abbaye de Blanche-Couronne. Pierre d'Assérac eût une grave contestation avec les Templiers de Faugaret au sujet d'un droit d'avênage et des coutumes des foires de Saint-Lyphard qu'ils percevaient moitié par moitié ; le sire d'Assérac violenta à cette occasion deux hommes du Temple de Faugaret, leur extorqua de l'argent et les jeta dans ses prisons ; excommunié à la suite de ces méfaits, Pierre d'Assérac finit par se repentir et répara ses torts en 1222 (Archives de la Vienne, 3H541).
Alain d'Assérac, ambassadeur en Angleterre du duc Jean Ier l'an 1268, fut, semble-t-il, le dernier de son nom, car en 1275 sa seigneurie appartenait à Guillaume Ier sire de Rochefort, probablement par suite d'une alliance contractée avec l'héritière d'Assérac.Thébaud de Rochefort, fils de Guillaume, possédait Assérac en 1294 du vivant de son père ; il devint seigneur de Rochefort et épousa Anne de Neuville. Vinrent ensuite comme seigneurs d'Assérac : Guillaume II, sire de Rochefort décédé vers 1347, ayant épousé d'abord Philippette de Laval, puis Jeanne de Calletot ; — Thébaud III, sire de Rochefort mari de Jeanne d'Ancenis et tué en 1364 à la bataille d'Auray ; — et enfin Thébaud IV dernier seigneur du nom de Rochefort, mort sans postérité en 1371. La soeur de Thébaud IV, Jeanne de Rochefort, recueillit sa riche succession ; veuve d'Eon de Montfort, elle se remaria en 1374 à Jean II, sire de Rieux, en eut neuf enfants, perdit son mari en 1417 et mourut elle-même le 3 mai 1423. Dès lors, pendant trois siècles, Assérac appartient à la puissante maison de Rieux. Jeanne de Rochefort apporta aussi au sire de Rieux le château de Ranrouët pour lequel elle rendit aveu au duc de Bretagne dès 1371 ; ce château situé en Herbignac devint le chef-lieu de la châtellenie d'Assérac. A la mort de Jeanne de Rochefort, Assérac échut à l'un de ses fils cadets Pierre de Rieux, maréchal de France. Celui-ci fait prisonnier par les Anglais dut leur payer une énorme rançon ; il engagea à cet effet sa terre de Ranrouët pour 25 000 écus d'or au prince Richard de Bretagne ; toutefois le duc Jean V eut la bonté de lui avancer en 1431 la somme de 15 000 écus pour retirer cette seigneurie dont on voit par suite l'importance (Archives Loire Inférieure E30). Tombé de nouveau entre les mains de l'ennemi, Pierre de Rieux mourut en prison en 1438 sans postérité. Mais le duc de Bretagne, n'ayant pas été remboursé de ses avances, prit après ce décès possession de Ranrouët en 1441 ; il ne tarda pas toutefois à rentrer dans ses fonds, car la châtellenie d'Assérac passa peu de temps après avec Ranrouët au neveu du défunt, François de Rieux fils de Jean III sire de Rieux. Ce seigneur d'Assérac, devenu baron de Rieux, épousa en 1443 Jeanne de Rohan et mourut en 1458. Après lui Assérac fut le lot de son fils cadet, autre François de Rieux, qui rendit aveu au baron de la Roche-Bernard en 1464 et mourut sans contracter d'alliance. Assérac revint alors au neveu de ce dernier, Claude sire de Rieux, fils de Jean IV. En 1522, Claude de Rieux donna en partage à son frère François « le château de Ranrouët et les terres et seigneuries d'Assérac et de Faugaret » (Archives Loire Inférieure E301). Ce François de Rieux fit hommage au roi pour ces seigneuries en 1532 et fonda la branche des Rieux d'Assérac : il épousa Renée de la Feillée, dame du Gué-de-l'Isle et la laissa veuve avant 1552. Jean de Rieux, son fils, fit ériger Assérac en marquisat en 1574 et s'unit à Philippette de Saint-Amadour ; il mourut en 1577, comme le prouve la lettre de condoléances qu'écrivit alors le comte de Laval à sa veuve. Il laissait deux enfants Jean et Gabrielle qui possédèrent l'un après l'autre le marquisat mais qui moururent sans alliances, le premier en 1595 et sa soeur deux ans plus tard (Archives de Loire Inférieure E1169). Leur succession fut recueillie par un cousin René de Rieux fils de feu Jean de Rieux seigneur de l'Isle-Dieu, alors sous la tutelle de sa mère Jeanne de la Motte de Vauclair. Ce jeune marquis d'Assérac périt à Rome à l'âge de dix-sept ans, en 1609, en voulant sauver son page qui se noyait dans le Tibre. Comme René de Rieux ne s'était point encore marié, le marquisat d'Assérac échut à son oncle Jean de Rieux, seigneur de la Feillée, qui rendit, en 1627 aveu au roi pour Assérac et mourut en 1630. Ce dernier laissait de son union avec Suzanne de Rieux un fils Jean-Emmanuel de Rieux, marquis de. Châteauneuf et d'Assérac, marié : -1° en 1639 à Anne Mangot, fille du garde des sceaux de France, -2° en 1645 à sa cousine Jeanne-Pélagie de Rieux ; ce seigneur décéda en 1656.
Jean-Emmanuel de Rieux étant criblé de dettes, il lui avait fallu avant de mourir vendre une partie de ses terres. Le marquisat d'Assérac fut acheté en 1656 par le surintendant des finances Nicolas Fouquet qui en fit l'année suivante hommage au roi ; mais la veuve du défunt marquis, Jeanne-Pélagie de Rieux, parvint à rentrer en possession d'Assérac et en fit à son tour hommage au roi dès 1658 (Archives de Loire Inférieure, B1000 et B1014). Son fils Jean-Gustave de Rieux, marquis d'Assérac, épousa en 1677 Anne-Hélène d'Aiguillon ; deux ans plus tard il fut forcé par ses créanciers de vendre définitivement son marquisat le 28 février 1679. L'acquéreur d'Assérac fut René de Lopriac, baron de Coëtmadeuc, qui rendit hommage au roi le 21 juin 1680 et lui fournit aveu l'année suivante. Ce seigneur, veuf de Hélène Romieu, se remaria d'abord en 1681 avec Marguerite de Langourla, puis en 1764 avec Jeanne Sauvaget ; ce dernier mariage fut réhabilité un an plus tard dans la chapelle de Ranrouët. René de Lopriac mourut le 4 décembre 1707. Il laissait deux fils de sa première union : Jacques de Lopriac qui rendit aveu pour le marquisat d'Assérac en 1708, mais décéda à Paris sans postérité le 29 août 1712 — et René de Lopriac, marquis d'Assérac après la mort de son frère aîné, marié en 1696 à Judith Rogon et décédé en 1734 (Archives d'Ille-et-Vilaine). Du précédent mariage naquit Guy-Marie de Lopriac auquel son père donna dès 1721 le marquisat d'Assérac pour lequel il fit hommage au roi en 1728.
Il avait épousé en 1718 Marie-Louise de la Rochefoucault de Roye et mourut subitement le 10 juillet 1764, ayant vu décéder avant lui en 1747 son seul fils Guy-Louis de Lopriac, marquis de Donges, âgé de 23 ans. Il lui restait une fille Félicité de Lopriac, femme de Louis-Joseph, marquis de Kerhoent ; cette dame hérita à sa mort de la seigneurie d'Assérac et en fut la dernière marquise. Le 25 juillet 1794 la tête de Mme de Kerhoent tomba à Paris sur l'échafaud révolutionnaire. Par lettres patentes datées de septembre 1574, Henri III unit en faveur de « son cousin » Jean de Rieux, chevalier de son Ordre, les seigneuries d'Assérac, Faugaret, Ranrouët, Betton, Thouairé, Coëtfrec et le Gué-de-l'Isle en une seule seigneurie qu'il érigea en marquisat sous le nom d'Assérac. Ces lettres furent enregistrées au parlement de Bretagne février 1576.
En réalité le nouveau marquisat ne se composa que des trois anciennes châtellenies d'Assérac, Ranrouët et Faugaret ; les quatre autres seigneuries dénommées dans l'acte royal se trouvaient trop éloignées d'Assérac pour lui rester unies. A l'origine ces trois châtellenies relevaient de la Roche-Bernard : en 1294, en effet, Thébaud de Rochefort devait à l'armée du duc de Bretagne, à cause de sa terre d'Assérac « un chevalier et demy sous la menée du sire de la Roche-Bernard ». Quant à Ranrouët et à Faugaret c'était des juveigneuries de la baronnie de la Roche-Bernard ; mais elles s'émancipèrent de bonne heure : dès 1371 nous voyons Jeanne de Rochefort rendre aveu directement au duc pour sa terre de Ranrouët, et en 1312 Jean de Malestroit faire de même pour celle de Faugaret. Néanmoins le baron de la Roche-Bernard conserva toujours un droit suzerain sur le château de Ranrouët tout au moins (Archives de Loire Inférieure, E1150).
Le château de Ranrouët en Herbignac était, avons-nous dit, le chef-lieu du marquisat d'Assérac. Celui-ci se composait en 1627 de dix-huit bailliages rapportant alors 2 000 livres par deniers — 15 boisseaux de froment et 800 boisseaux d'avoine — 800 poulets, 200 oies, 50 oisons et 12 moutons. Ces bailliages s'étendaient en huit paroisses : Assérac, Herbignac, Férel, Camoël ; Saint-Lyphard, Guérande, Nivillac et Pénestin. La haute-justice du marquisat (dès 1407, la seigneurie d'Assérac avait été érigée en haute justice) s'exerçait au bourg d'Herbignac tous les lundi et vendredi et ses fourches patibulaires se composaient de six piliers (Aveux d'Assérac en 1627). 
Le marquis d'Assérac avait toutes les prééminences de seigneur supérieur et fondateur dans les trois églises paroissiales d'Assérac, Herbignac et Férel. Il avait en « sa ville d'Herbignac » un marché tous les lundis et quatre foires par an : le lundi de la mi-carême et aux fêtes de Saint-Jean-Porte Latine (6 mai), saint Cyr et sainte Julitte patrons de la paroisse (16 juin) et sainte Catherine (25 novembre) anniversaire de la dédicace de l'église d'Herbignac : — au bourg d'Assérac deux foires, le lundi gras et à la saint Michel ; — au Pont d'Armes, trève d'Assérac, une foire le jour saint Jean-Baptiste ; — au bourg de Saint-Lyphard une foire le 3 juin ; — et au bourg de Férel encore une foire le mardi de la Pentecôte ; — enfin il jouissait de certains droits sur les marchés et foires de la Roche-Bernard. Le seigneur d'Assérac avait aussi droit : de passage sur la Vilaine à Vieille-Roche et à Tréhigué en Assérac, — de coutumes à la chaussée de la Roche-Bernard, — de guet et de dîme en plusieurs paroisses du marquisat. Il prétendait même un droit de bris sur les côtes de l'océan (Aveux d'Assérac en 1627 et 1681). A Herbignac, le jour Saint-Etienne lendemain de Noël, tous les nouveaux mariés « ayant couché la première nuit de leurs nopces en la frairie dudit Herbignac » devaient courir quintaine sous peine de 64 sous d'amende (Aveux d'Assérac en 1627 et 1681). Il parait qu'on affectionnait singulièrement le jeu de soule dans la contrée, car le marquis d'Assérac n'en jetait pas moins de cinq chaque année : à Herbignac le jour Saint- Etienne, le premier jour de l'an et à la fête des Rois, — à Assérac le jour de Saint-Hilaire, — et à Pont d'Armes à la fête de saint Jean l'Evangéliste (Aveux d'Assérac en 1627 et 1681).
Voici quel était le domaine proche du marquisat d'Assérac  : le château de Ranrouët avec ses chapelle, colombier, bois, rabines, étangs prairies et marais « le tout contenant ensemble deux lieues de tour » ; — les métairies de l'Ecurie et de Querlan en Herbignac ; —  un moulin à eau et trois moulins à vent en Herbignac, — le four à ban, les halles et l'auditoire d'Herbignac ; — le manoir de Faugaret en Assérac ; — le four à ban d'Assérac ; — la vigne et le pressoir de l'Armor en Assérac ; — les étang de Pontpas et de Sars en Assérac ; — les moulins de Pont d'Armes et de Pénestin ; — les fours banaux de Férel et de Pont d'armes ; — les salines de Pénestin et de Baillé le domaine de Saint Lyphard (appelé parfois la châtellenie de Saint-Lyphard) grand enclos « cerné de vieux fossés et douves, contenant environ deux lieues de tour, dans lequel il y a prairies, bois, landes et pastures et a esté fait bastir nouvellement (en 1708) une mestairie et la terre déffrichée » ; — deux moulins à vent et les bois de Crévy également en Saint-Lyphard (Aveux divers d'Assérac de 1581 à 1708).

Nota : " La châtellenie de Ranrouet, chef-lieu de celle d'Assérac, dépendait de la châtellenie de la Roche-Bernard et elle était en 1210 à Guillaume d'Assérac …. En 1420, le duc Jean V autorisa Jeanne, dame de Rochefort et de Rieux, à lever des impositions sur ses terres et baronnies pour réparer ses châteaux, dont celui de Ranrouet : les impositions portaient sur les marchandises qui entraient dans les seigneuries, soit pour y rester, soit pour y passer. En 1440, ce même duc saisit les 3/5 de la châtellenie de Ranrouet sur le sire de Rieux et de Rochefort, dont il était créancier, et les donna à trois de ses officiers ; quatre mois plus tard, sa belle-sœur, la duchesse d'Etampes, réclama contre cette saisie, au nom de son fils, qui fut duc sous le nom de François II ; elle prétendait que la créance appartenait à son fils par son mari décédé, et non au duc. Jean V renvoya l'affaire devant la cour de Nantes, et en attendant la sentence, prit divers partis peu conciliables ; il destitua le procureur qu'il avait nommé pour recueillir les produits et autorisa Marie, fille de la comtesse, à jouir des revenus ; en 1442, peu de temps avant sa mort, il décida que la propriété sera remise à son neveu ou à sa nièce Marie, selon que la sentence sera favorable à l'un ou à l'autre et, qu'en attendant le jugement, il prendrait soin de sa propriété. Le duc Jean V, qui a fait de nombreuses terres nobles dans le canton de Guérande, anoblit, en 1438, le domaine de Kerrobert et le déchargea des deux tiers de feu auquel il était imposé ; mais pour ne pas en charger les paroissiens, il déchargea la paroisse, selon sa coutume, de deux tiers de feu. En 1441, il exempta Guillaume Eonnet du fouage pour services rendus, et déchargea la commune d'un demi feu. Le duc de Mercoeur avait une garnison au château de Ranrouet, au temps de la Ligue. Le marquis d'Assérac, qui y commandait, pressurait les habitants et continua à le faire après la paix de 1598. Sur la demande itérative des Etats de Bretagne, le démantèlement du château, commencé en 1614, fut achevé en 1618. Le marquisat d'Assérac fut acquis par le surintendant Fouquet : après la condamnation de celui-ci, il revint à Gustave de Rieux. Un seigneur d'Assérac, Pierre de Rochefort, fut maréchal de France ; un autre, Jean de Rieux, fut maréchal de Bretagne et tuteur de la duchesse Anne. Le couvent des Cordeliers, fondé à Ancenis, en 1448, par Jeanne d'Harcourt, veuve de Jean de Rieux, renfermait, avant la Révolution, le tombeau en marbre blanc du maréchal de Rieux, tuteur de la duchesse Anne. Le duc François II trouva la demeure du château de la Bretesche, de Missillac, de son goût, mais non suffisamment fortifiée pour la défense du pays ; en 1446, il autorisa Jean de Laval, son neveu, à la garantir par des fortifications et lui accorda, à ce sujet une somme de 500 livres par an, pendant 4 ans, à prélever sur des fouages de la baronnie dont faisaient partie Missillac et Assérac " (E. Chiron).

(à compléter)

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