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ASSERAC

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La commune d'Assérac (bzh.gif (80 octets) Azereg) fait partie du canton d'Herbignac. Assérac dépend de l'arrondissement de Saint-Nazaire, du département de Loire-Atlantique. 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de ASSERAC

Assérac vient de l'anthroponyme "Altarius" et du suffixe latin "acum" (chez).

Richard et son fils Frédor, compagnons du chef normand Bernard, fondateur de La Roche-Bernard, créent en 1095 un oratoire à Pen-Bé (cartulaire de l'abbaye de Redon) et s'installent à Faugaret. La terre et seigneurie d'Assérac appartient à Guillaume d'Assérac en 1210 et à Thebaud de Rocheford en 1288. Elle est érigée en marquisat en 1574 au profit de Jean de Rieux (maréchal et gouverneur de Bretagne). Nicolas Fouquet en devient le marquis entre 1656 et 1658. 

La châtellenie de Ranrouet (ou Ranrouët), chef-lieu de celle d'Assérac et qui dépendait elle-même de la Châtellenie de La Roche-Bernard, était en 1212 à Guillaume d'Assérac. En 1420, le duc Jean V permet à Jeanne, dame de Rochefort et de Rieux de lever des impositions sur ses terres et baronnies pour l'aider à réparer ses châteaux dont celui de Ranrouet. En 1440, Jean V saisit les 3/5 de la châtellenie de Ranrouet. Le duc Jean Y anoblit en 1438 le domaine de Kerrobert. En 1441, il décharge Guillaume Eonnet du fouage pour services rendus. En 1522, Claude de Rieux donna en partage à son frère François « le château de Ranrouët et les terres et seigneuries d'Assérac et de Faugaret » (Archives Loire Inférieure E301). Par lettres patentes datées de septembre 1574, Henri III unit en faveur de « son cousin » Jean de Rieux, chevalier de son Ordre, les seigneuries d'Assérac, Faugaret, Ranrouët, Betton, Thouairé, Coëtfrec et le Gué-de-l'Isle en une seule seigneurie qu'il érigea en marquisat sous le nom d'Assérac. Ces lettres furent enregistrées au parlement de Bretagne février 1576. Le duc de Mercoeur avait une garnison au château de Ranrouët. Le marquis d'Assérac, qui la commandait, pressurait les habitants et continua à le faire après la paix de 1598. Les Etats de Bretagne demandèrent le démantèlement du château qui eut lieu de 1614 à 1618. 

L'étendue de son territoire était primitivement beaucoup plus importante qu'aujourd'hui : Pénestin (Morbihan) a fait partie d'Assérac jusqu'en 1767. La partie d'Assérac qui touchait à la Vilaine et formait la section A en a été détachée pour être réunie à Camoël en 1828. 

Il existait vers la fin du XIVème siècle dans la paroisse d'Assérac une seigneurie séculière et une commanderie, portant l'une et l'autre, le nom de Faugaret. Au point de vue religieux, la paroisse d'Assérac comprenait jadis Vieille Roche dans sa juridiction et une lettre du pape Pie IX permettait aux habitants de ce village d'y faire baptiser leurs enfants à Assérac. De 1907 à 1939 un chemin de fer traverse la commune d'Assérac.  

Note 1 : les plus anciens maires connus de la commune d'Assérac depuis 1793 sont : Rival, Le Tilly, Lecarno, Belliot, Blino de Couessin, Lizeul, Crusson, Bercegeay, Pedron de la Rochette (1879), Le Tilly, Athanase de Couessin (en 1896), Alain de Champasvin, Paul Crusson, Jean Nogues, ... 

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PATRIMOINE de ASSERAC

l'église Saint-Hilaire (1886) qui remplace un sanctuaire roman et un sanctuaire du XVIème siècle. L'église est consacrée le 12 juillet 1886. Le vitrail actuel date du XIXème siècle. Les armoiries des marquis d'Assérac se trouvent sur les vitraux de la Chapelle de la Vierge de l'église actuelle. Ces vitraux ont été retirés de l'ancienne église de même que ceux qui représentent les armes des Rieux. Vers 1500, Claude et François, fils du Seigneur Jehan, sire de Rieux et de Rochefort, comte d'Harcourt Maréchal de Bretagne, régent du duché pendant la minorité de la Duchesse Anne, puis Maréchal de France, firent don à l'église d'Assérac du grand vitrail que l'on voyait encore avant la démolition du monument et qui portait leurs deux blasons. Le marquis d'Assérac avait toutes les prééminences de seigneur supérieur et fondateur dans les trois anciennes églises paroissiales d'Assérac, Herbignac et Férel. ;

les vestiges de la chapelle de Pont-d'Armes (XVI-XVIIème siècle), situés à Pont-d'Armers (ancienne frairie) ;

la croix de Pen-Bé (XIIème siècle). Cette croix commémore la création du prieuré qui date de 1095 ;

le calvaire (1889), situé rue du Calvaire. Ce calvaire proviendrait des ateliers d'Yves Hernot (1820-1890) à Lannion (Côtes-d'Armor) ;

le manoir de Faugaret (X-XIVème siècle). Il s'agit de la demeure des premiers seigneurs d'Assérac jusqu'à leur départ pour Ranrouët à Herbignac durant la première moitié du XIIème siècle. La demeure devient ensuite une commanderie des Templiers ou Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem avant de passer entre les mains des familles Cady de Pradoy et Jacquelot de Boisrouvray. On attribue aux Templiers de la commanderie de Faugaret , la création de la première chapelle de Férel, qui fait alors partie de la paroisse d'Herbignac et cela jusqu'en 1749. François Jaunais (1696-1772) est mentionné comme métayer à la métairie de Faugaret en 1737 et il y reste vraisemblablement jusqu'à sa mort (vers 1772). Une écurie remplace aujourd'hui l'ancienne chapelle. La châtellenie de Faugaret, sis en Assérac, était un démembrement de la Roche-Bernard. En 1394, Raoul de Montfort, sire de la Roche-Bernard, donna à sa soeur Marguerite, femme de Jean, sire de Malestroit "le manoir et la seigneurie de Faugaret et généralement tout ce qu'il possédait en Assérac, Herbignac et Camoël" (Dom Morice, Preuves, II, 422). Les seigneurs de Malestroit possédèrent ensuite Faugaret qui dut venir aux Rieux à la suite du mariage de Françoise Raguenel, dame de Malestroit, avec Jean IV, sire de Rieux. Le manoir possédait jadis une chapelle privée ;

la maison du Quenet ou Quesnet (XV-XVI-XVIII-XIXème siècle). Ce domaine est la ropriété du seigneur de Bresceau au XVème siècle. Suite à son ralliement au roi de France, contre le duc de Bretagne, la demeure est confisquée et détruite. Il ne subsiste que la vieille tour. Le domaine du Quenet passe ensuite, le 24 octobre 1487, entre les mains de la famille Cevy de Boschet. Le château revient par la suite à la famille Couessin en 1695 dont l'une des héritières épouse un certain La Rochette en 1795. Le dernier de la famille de La Rochette avait fait construire au XIXème siècle un château à Monchoix, où il est mort en 1905. Le bâtiment située du côté de la chapelle date du XVIIIème siècle. En 1857, Caroline de La Rochette épouse Louis de La Beschu de Champsavin dont la famille conserve le domaine jusqu'en 1964. La chapelle est reconstruite au XIXème siècle ;

le manoir de Kerbernard (XVI-XVIIIème siècle). Occupé dès le XIème siècle par les envahisseurs normands menés par Bernard, Frédor et Richard, Kerbernard garde sur ses terres la trace de cette occupation sous la forme d'un ancien camp normand. L'occupation s'est poursuivie au Moyen Âge sous la forme d'un ensemble légèrement fortifié qui devait participer à la protection de la presqu'île guérandaise. On y trouve en fait deux groupes d'édifices : le Pourprix et Kerbouri. Les édifices sont situés sur l'un des chemins de Saint-Jacques de Compostelle, sur le trajet ouest de Vannes à Guérande, avec passage de la Villaine à Tréhiguier. Les bâtiments de Kerbernard dominent les marais de Pont-Mahé. Propriété de la famille Le Tresle, vassaux des Rochefort, au début du XVIIème siècle, puis de la famille Rieux au milieu du XVIIème siècle. La famille Le Tresle de Kerbernard est signalée dans les textes dès le XVème siècle. La propriété est cédée ensuite par mariage à la famille Calvé de Soursac (Louise Le Tresle de Kerbernard épouse Michel Calvé de Soursac en 1772), puis aux familles Chanu de Limur (Françoise Marie Calvé de Soursac épouse Charles Chanu de Limur en 1816), Jacquelot du Boisrouvray (Marie Alexandrine Chanu de Limur épouse Adrien de Jacquelot du Boisrouvray en 1872) et Mercier de Lepinay (Marie Thérèse de Jacquelot du Boisrouvray épouse Henry Mercier de Lepinay en 1920). Les édifices sont restaurés et aménagés après 1795. On y trouvait jadis une chapelle, un vivier et un étang ;

le manoir du Plessis (XVIIème siècle). Propriété de Marc Duboschet en 1681. L'édifice sera occupé par une école durant la Révolution. Le cadran solaire de la tour carrée porte la date de 1801 ;

le manoir de Kerouglas ou Kerougast (1714-1820-1886). Ce manoir s'élève à l'emplacement d'une ancienne forteresse, détruite durant les Guerres de Religion. La partie centrale est reconstruite vers 1820. L'aile droite est reconstruite en 1886. C'était jadis un intense foyer intellectuel au XVIIIème siècle, fréquenté par les Haumont, Le Bail, Delaunay, Caillo, Crespel et Lizeul ;

le logis de Kerollivier ou Kerolivier. Propriété de la famille Trévelec, alliée aux Martel du Pé, et vendu aux Berthelot de La Glétais. Propriété ensuite de la famille Guichard, descendante du banquier Law. Olivier Guichard était Haut-Commissaire du Gouvernement Français, pour le Sahara ; 

le logis du Crahé (XVIIème siècle). Propriété successive des familles Tilly, Coquard (vers 1740), Ponty (vers 1750) et Caillot (vers 1760). Durant la Révolution, le logis aurait, dit-on, servi de relais à la gendarmerie et de prison ;

le logis de Pen-Bé (XVIème siècle). Il semble appartenir à l'origine à l'ordre des Templiers ;

le presbytère (XVIII-XIXème siècle), situé rue du Calvaire ;

la fontaine Saint-Hilaire (XIXème siècle), située rue de la Fontaine ;

5 moulins dont les vestiges des moulins de Redunel (XVIIème siècle) situés route d'Herbignac ;

A signaler aussi :

le puits de Kerbouri (XVIIIème siècle) ;

l'ancien château de Ranzegat. Ancienne propriété des familles Rado du Matz et Rado de Saint-Guédas ;

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ANCIENNE NOBLESSE de ASSERAC

La seigneurie d'Assérac dans la paroisse de ce nom appartenait originairement à une famille noble appelée comme elle et portant pour armes : Gironné d'or et d'azur de huit pièces. Le premier seigneur connu d'Assérac vivant à la fin du Xème siècle se nommait Frédor et devait être de race normande comme le premier baron de la Roche-Bernard son suzerain, Guillaume d'Assérac figura en 1210 parmi les témoins d'une restitution faite à l'abbaye de Blanche-Couronne. Pierre d'Assérac eût une grave contestation avec les Templiers de Faugaret au sujet d'un droit d'avênage et des coutumes des foires de Saint-Lyphard qu'ils percevaient moitié par moitié ; le sire d'Assérac violenta à cette occasion deux hommes du Temple de Faugaret, leur extorqua de l'argent et les jeta dans ses prisons ; excommunié à la suite de ces méfaits, Pierre d'Assérac finit par se repentir et répara ses torts en 1222 (Archives de la Vienne, 3H541).
Alain d'Assérac, ambassadeur en Angleterre du duc Jean Ier l'an 1268, fut, semble-t-il, le dernier de son nom, car en 1275 sa seigneurie appartenait à Guillaume Ier sire de Rochefort, probablement par suite d'une alliance contractée avec l'héritière d'Assérac.Thébaud de Rochefort, fils de Guillaume, possédait Assérac en 1294 du vivant de son père ; il devint seigneur de Rochefort et épousa Anne de Neuville. Vinrent ensuite comme seigneurs d'Assérac : Guillaume II, sire de Rochefort décédé vers 1347, ayant épousé d'abord Philippette de Laval, puis Jeanne de Calletot ; — Thébaud III, sire de Rochefort mari de Jeanne d'Ancenis et tué en 1364 à la bataille d'Auray ; — et enfin Thébaud IV dernier seigneur du nom de Rochefort, mort sans postérité en 1371. La soeur de Thébaud IV, Jeanne de Rochefort, recueillit sa riche succession ; veuve d'Eon de Montfort, elle se remaria en 1374 à Jean II, sire de Rieux, en eut neuf enfants, perdit son mari en 1417 et mourut elle-même le 3 mai 1423. Dès lors, pendant trois siècles, Assérac appartient à la puissante maison de Rieux. Jeanne de Rochefort apporta aussi au sire de Rieux le château de Ranrouët pour lequel elle rendit aveu au duc de Bretagne dès 1371 ; ce château situé en Herbignac devint le chef-lieu de la châtellenie d'Assérac. A la mort de Jeanne de Rochefort, Assérac échut à l'un de ses fils cadets Pierre de Rieux, maréchal de France. Celui-ci fait prisonnier par les Anglais dut leur payer une énorme rançon ; il engagea à cet effet sa terre de Ranrouët pour 25 000 écus d'or au prince Richard de Bretagne ; toutefois le duc Jean V eut la bonté de lui avancer en 1431 la somme de 15 000 écus pour retirer cette seigneurie dont on voit par suite l'importance (Archives Loire Inférieure E30). Tombé de nouveau entre les mains de l'ennemi, Pierre de Rieux mourut en prison en 1438 sans postérité. Mais le duc de Bretagne, n'ayant pas été remboursé de ses avances, prit après ce décès possession de Ranrouët en 1441 ; il ne tarda pas toutefois à rentrer dans ses fonds, car la châtellenie d'Assérac passa peu de temps après avec Ranrouët au neveu du défunt, François de Rieux fils de Jean III sire de Rieux. Ce seigneur d'Assérac, devenu baron de Rieux, épousa en 1443 Jeanne de Rohan et mourut en 1458. Après lui Assérac fut le lot de son fils cadet, autre François de Rieux, qui rendit aveu au baron de la Roche-Bernard en 1464 et mourut sans contracter d'alliance. Assérac revint alors au neveu de ce dernier, Claude sire de Rieux, fils de Jean IV. En 1522, Claude de Rieux donna en partage à son frère François « le château de Ranrouët et les terres et seigneuries d'Assérac et de Faugaret » (Archives Loire Inférieure E301). Ce François de Rieux fit hommage au roi pour ces seigneuries en 1532 et fonda la branche des Rieux d'Assérac : il épousa Renée de la Feillée, dame du Gué-de-l'Isle et la laissa veuve avant 1552. Jean de Rieux, son fils, fit ériger Assérac en marquisat en 1574 et s'unit à Philippette de Saint-Amadour ; il mourut en 1577, comme le prouve la lettre de condoléances qu'écrivit alors le comte de Laval à sa veuve. Il laissait deux enfants Jean et Gabrielle qui possédèrent l'un après l'autre le marquisat mais qui moururent sans alliances, le premier en 1595 et sa soeur deux ans plus tard (Archives de Loire Inférieure E1169). Leur succession fut recueillie par un cousin René de Rieux fils de feu Jean de Rieux seigneur de l'Isle-Dieu, alors sous la tutelle de sa mère Jeanne de la Motte de Vauclair. Ce jeune marquis d'Assérac périt à Rome à l'âge de dix-sept ans, en 1609, en voulant sauver son page qui se noyait dans le Tibre. Comme René de Rieux ne s'était point encore marié, le marquisat d'Assérac échut à son oncle Jean de Rieux, seigneur de la Feillée, qui rendit, en 1627 aveu au roi pour Assérac et mourut en 1630. Ce dernier laissait de son union avec Suzanne de Rieux un fils Jean-Emmanuel de Rieux, marquis de. Châteauneuf et d'Assérac, marié : -1° en 1639 à Anne Mangot, fille du garde des sceaux de France, -2° en 1645 à sa cousine Jeanne-Pélagie de Rieux ; ce seigneur décéda en 1656.
Jean-Emmanuel de Rieux étant criblé de dettes, il lui avait fallu avant de mourir vendre une partie de ses terres. Le marquisat d'Assérac fut acheté en 1656 par le surintendant des finances Nicolas Fouquet qui en fit l'année suivante hommage au roi ; mais la veuve du défunt marquis, Jeanne-Pélagie de Rieux, parvint à rentrer en possession d'Assérac et en fit à son tour hommage au roi dès 1658 (Archives de Loire Inférieure, B1000 et B1014). Son fils Jean-Gustave de Rieux, marquis d'Assérac, épousa en 1677 Anne-Hélène d'Aiguillon ; deux ans plus tard il fut forcé par ses créanciers de vendre définitivement son marquisat le 28 février 1679. L'acquéreur d'Assérac fut René de Lopriac, baron de Coëtmadeuc, qui rendit hommage au roi le 21 juin 1680 et lui fournit aveu l'année suivante. Ce seigneur, veuf de Hélène Romieu, se remaria d'abord en 1681 avec Marguerite de Langourla, puis en 1764 avec Jeanne Sauvaget ; ce dernier mariage fut réhabilité un an plus tard dans la chapelle de Ranrouët. René de Lopriac mourut le 4 décembre 1707. Il laissait deux fils de sa première union : Jacques de Lopriac qui rendit aveu pour le marquisat d'Assérac en 1708, mais décéda à Paris sans postérité le 29 août 1712 — et René de Lopriac, marquis d'Assérac après la mort de son frère aîné, marié en 1696 à Judith Rogon et décédé en 1734 (Archives d'Ille-et-Vilaine). Du précédent mariage naquit Guy-Marie de Lopriac auquel son père donna dès 1721 le marquisat d'Assérac pour lequel il fit hommage au roi en 1728.
Il avait épousé en 1718 Marie-Louise de la Rochefoucault de Roye et mourut subitement le 10 juillet 1764, ayant vu décéder avant lui en 1747 son seul fils Guy-Louis de Lopriac, marquis de Donges, âgé de 23 ans. Il lui restait une fille Félicité de Lopriac, femme de Louis-Joseph, marquis de Kerhoent ; cette dame hérita à sa mort de la seigneurie d'Assérac et en fut la dernière marquise. Le 25 juillet 1794 la tête de Mme de Kerhoent tomba à Paris sur l'échafaud révolutionnaire. Par lettres patentes datées de septembre 1574, Henri III unit en faveur de « son cousin » Jean de Rieux, chevalier de son Ordre, les seigneuries d'Assérac, Faugaret, Ranrouët, Betton, Thouairé, Coëtfrec et le Gué-de-l'Isle en une seule seigneurie qu'il érigea en marquisat sous le nom d'Assérac. Ces lettres furent enregistrées au parlement de Bretagne février 1576.
En réalité le nouveau marquisat ne se composa que des trois anciennes châtellenies d'Assérac, Ranrouët et Faugaret ; les quatre autres seigneuries dénommées dans l'acte royal se trouvaient trop éloignées d'Assérac pour lui rester unies. A l'origine ces trois châtellenies relevaient de la Roche-Bernard : en 1294, en effet, Thébaud de Rochefort devait à l'armée du duc de Bretagne, à cause de sa terre d'Assérac « un chevalier et demy sous la menée du sire de la Roche-Bernard ». Quant à Ranrouët et à Faugaret c'était des juveigneuries de la baronnie de la Roche-Bernard ; mais elles s'émancipèrent de bonne heure : dès 1371 nous voyons Jeanne de Rochefort rendre aveu directement au duc pour sa terre de Ranrouët, et en 1312 Jean de Malestroit faire de même pour celle de Faugaret. Néanmoins le baron de la Roche-Bernard conserva toujours un droit suzerain sur le château de Ranrouët tout au moins (Archives de Loire Inférieure, E1150).
Le château de Ranrouët en Herbignac était, avons-nous dit, le chef-lieu du marquisat d'Assérac. Celui-ci se composait en 1627 de dix-huit bailliages rapportant alors 2 000 livres par deniers — 15 boisseaux de froment et 800 boisseaux d'avoine — 800 poulets, 200 oies, 50 oisons et 12 moutons. Ces bailliages s'étendaient en huit paroisses : Assérac, Herbignac, Férel, Camoël ; Saint-Lyphard, Guérande, Nivillac et Pénestin. La haute-justice du marquisat (dès 1407, la seigneurie d'Assérac avait été érigée en haute justice) s'exerçait au bourg d'Herbignac tous les lundi et vendredi et ses fourches patibulaires se composaient de six piliers (Aveux d'Assérac en 1627). 
Le marquis d'Assérac avait toutes les prééminences de seigneur supérieur et fondateur dans les trois églises paroissiales d'Assérac, Herbignac et Férel. Il avait en « sa ville d'Herbignac » un marché tous les lundis et quatre foires par an : le lundi de la mi-carême et aux fêtes de Saint-Jean-Porte Latine (6 mai), saint Cyr et sainte Julitte patrons de la paroisse (16 juin) et sainte Catherine (25 novembre) anniversaire de la dédicace de l'église d'Herbignac : — au bourg d'Assérac deux foires, le lundi gras et à la saint Michel ; — au Pont d'Armes, trève d'Assérac, une foire le jour saint Jean-Baptiste ; — au bourg de Saint-Lyphard une foire le 3 juin ; — et au bourg de Férel encore une foire le mardi de la Pentecôte ; — enfin il jouissait de certains droits sur les marchés et foires de la Roche-Bernard. Le seigneur d'Assérac avait aussi droit : de passage sur la Vilaine à Vieille-Roche et à Tréhigué en Assérac, — de coutumes à la chaussée de la Roche-Bernard, — de guet et de dîme en plusieurs paroisses du marquisat. Il prétendait même un droit de bris sur les côtes de l'océan (Aveux d'Assérac en 1627 et 1681). A Herbignac, le jour Saint-Etienne lendemain de Noël, tous les nouveaux mariés « ayant couché la première nuit de leurs nopces en la frairie dudit Herbignac » devaient courir quintaine sous peine de 64 sous d'amende (Aveux d'Assérac en 1627 et 1681). Il parait qu'on affectionnait singulièrement le jeu de soule dans la contrée, car le marquis d'Assérac n'en jetait pas moins de cinq chaque année : à Herbignac le jour Saint- Etienne, le premier jour de l'an et à la fête des Rois, — à Assérac le jour de Saint-Hilaire, — et à Pont d'Armes à la fête de saint Jean l'Evangéliste (Aveux d'Assérac en 1627 et 1681).
Voici quel était le domaine proche du marquisat d'Assérac  : le château de Ranrouët avec ses chapelle, colombier, bois, rabines, étangs prairies et marais « le tout contenant ensemble deux lieues de tour » ; — les métairies de l'Ecurie et de Querlan en Herbignac ; —  un moulin à eau et trois moulins à vent en Herbignac, — le four à ban, les halles et l'auditoire d'Herbignac ; — le manoir de Faugaret en Assérac ; — le four à ban d'Assérac ; — la vigne et le pressoir de l'Armor en Assérac ; — les étang de Pontpas et de Sars en Assérac ; — les moulins de Pont d'Armes et de Pénestin ; — les fours banaux de Férel et de Pont d'armes ; — les salines de Pénestin et de Baillé le domaine de Saint Lyphard (appelé parfois la châtellenie de Saint-Lyphard) grand enclos « cerné de vieux fossés et douves, contenant environ deux lieues de tour, dans lequel il y a prairies, bois, landes et pastures et a esté fait bastir nouvellement (en 1708) une mestairie et la terre déffrichée » ; — deux moulins à vent et les bois de Crévy également en Saint-Lyphard (Aveux divers d'Assérac de 1581 à 1708).

(à compléter)

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