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ARRADON

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La commune d' Arradon (bzh.gif (80 octets) Aradon) fait partie du canton de Vannes. Arradon dépend de l'arrondissement de Vannes, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de ARRADON 

Le nom "Arradon" est, semble-t-il, d’origine gauloise. 

Arradon est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Ploeren. La paroisse d'Arradon est citée pour la première fois dans les archives en 1387, mais elle semble plus ancienne. Ploeren a perdu Culéac et Le Vincin au profit de la commune d'Arradon.

Arradon faisait jadis partie de la châtellenie de Largouët qui relevait alors du duc de Bretagne et comprennait de nombreuses seigneuries. La plus importante seigneurie est celle de Kerdréan ou Kerran, berceau de la famille d'Arradon qui apparaît à la fin du XIIIème siècle. En 1443, Arradon comptait plus d'une douzaine de seigneuries et leur nombre dépassait la vingtaine au XVIIème siècle. La trève de l'île-aux-Moines dépendait autrefois de la paroisse d'Arradon. 

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PATRIMOINE de ARRADON

l'église Saint-Pierre (1885 et 1901). Il s'agit d'un édifice de style gothique, non orienté, commencé le 2 août 1885 et achevé le 23 septembre 1888. Cet édifice remplace une ancienne église et a été édifié à l'initiative du recteur Quilleré, puis après 1886, du recteur Questel. Cette église est réalisée entre 1885 et 1887 sur les plans de l'architecte Mainguy, de Nantes, par Bonnet, entrepreneur de Guérande, et inaugurée le 15 août 1887. La croix de mission due à Hernot date de 1899, et la flèche, construite par l'entrepreneur Le Normand sur les plans de Mainguy, date de 1900-1901. La nef qui date de 1885-1887 est constituée de six travées. Trois peintures ornent l'église : - une peinture représentant un "Sacré-Coeur de Jésus entouré d'angelots" datée du XVIIIème siècle et située dans le transept Sud, - une peinture "La Déploration du Christ mort", oeuvre d'Auguste Boyer, datée de 1847 et située dans le déambulatoire, - une fresque représentant "la Vierge tendant son fils aux enfants et une Crucifixion", oeuvre d'André Mériel-Bussy et située dans les fonts baptismaux. L'église abrite une statue en bois du XVIIème siècle représentant saint Vincent Ferrier (qui a séjourné à Arradon en 1419), ainsi que les statues de saint Pierre et saint Roch. L'horloge (aujourd'hui installée dans la nef Sud), oeuvre de Gourdin, père et fils, de Mayet (Sarthe), date de 1895

l'ancienne église Saint-Pierre (XVème et XIXème siècles), située Place de l'Eglise et amputée en 1889. Le carré du transept de la fin du XVIème siècle et le choeur de l'ancienne église ont été conservés et transformés en chapelle. Le choeur est devenu la nef et on ajouta deux croisillons et un choeur peu profond à l'Ouest. On y remarque plusieurs éléments gothiques : les contreforts du chevet, des fenêtres en arc brisé et le carré du transept avec ses piles à chapiteaux moulurés. L'église abrite un décor représentant la Trinité au milieu d'angelots, peint en 1783 par Vautrin (1729-1793), de Vannes ; 

la chapelle Sainte-Barbe (XVIIème siècle), située rue Saint-Vincent Ferrier, sur une hauteur. Il s'agit d'un petit édifice rectangulaire surmonté d'un clocheton ; 

la chapelle Saint-Joseph (1862-1864), édifiée sur les plans du Dr Herr (revus par le père Martin) par les Jésuites du collège Saint-François-Xavier de Vannes dans leur propriété de Penboch achetée en 1854. En forme de croix, elle possède un porche. Au sommet du clocher se trouve une statue de saint Joseph, due au sculpteur Carado de Vannes. Les vitraux du choeur datent de 1887-1888 et sont l'oeuvre de Megnen d'Angers. Les vitraux de la nef, qui représentent les saints de Bretagne, datent de 1934 et sont l'oeuvre de Rault de Rennes. Les vitraux représentant les quatre évangélistes, Yves Nicolazic et la Bonne Armelle, oeuvres du maître verrier Lardeur de Paris, datent de 1937 et 1940. Le vitrail daté de 1937 et représentant l'évangéliste saint Mathieu est un don de l'historien Roger Grand, décédé en 1962 ; 

la chapelle Saint-Martin (XVIIème et XXème siècles), restaurée en 1651, 1922, 1932, et située au village du Moustoir. Elle remplace une chapelle beaucoup plus ancienne. Il s'agit d'un simple édifice avec un petit clocheton et reconstruit en 1932. La chapelle abrite les statues de saint Martin et saint Roch ; 

la chapelle Notre-Dame (XVème siècle) du prieuré de Vincin, restaurée au XVIIIème siècle. Elle est construite au XVème siècle, au Vincin (paroisse de Ploeren). Il s'agit d'un édifice en forme de croix latine, restauré au XVIIIème siècle, époque à laquelle fut reconstruite la tour sur le carré du transept qui faisait partie de l'édifice primitif. Un vitrail de la "Présentation de la Vierge", oeuvre de Champigneulle, date de 1876 et a été offert par Mgr Bécel. La chapelle abrite une statue, en albâtre, de la "Vierge à l'Enfant" du XVème siècle

les chapelles privatives de Kerran (XVIIIème siècle), de Roguedas (XIXème siècle), de Porcé (1911), de Langat (XIXème siècle) ; 

le prieuré du Vincin (XVIIIème siècle), situé au Nord-Est de la commune d'Arradon. Le prieuré dépendait primitivement de la paroisse de Ploeren et existait déjà au XVème siècle (fondation ducale). Il est la propriété de l'évêque de Vannes au XVIIème siècle. L'édifice est reconstruit au début du XVIIIème siècle. Vendu comme bien national en 1791, il est racheté par le clergé en 1817. Il est à nouveau saisi en 1906 pour devenir alors la propriété du département du Morbihan. L'édifice est racheté de nouveau en 1950 par le diocèse de Vannes pour devenir une maison de retraite ; 

le manoir de la Chesnaie ou de la Chesnaye. Siège d'une ancienne seigneurie ayant appartenu à la famille de la Chesnaye, puis à la famille Coué en 1637 ;

le château de Kerdréan ou Kerran (XIIIème siècle), encore surnommé Kerdréan ou Cardréan. Berceau de la famille Arradon (1288-1640), puis il passe par alliance entre les mains du Comte de Lannion (en 1642 et jusqu'en 1766), et d'Edmond de Stapleton (jusqu'en 1842). A partir de 1842, il est successivement la propriété des familles Robien, Jollivet-Castelot (en 1852), Gouté de Gudanas, et Henry Laporte. Il possède une chapelle privée reconstruite au XIXème siècle, un pigeonnier et une tourelle du XVIème siècle

l'ancien château de Porcé, aujourd'hui disparu. Il s'agit en fait de l'ancien manoir de Kervoyer appartenant à la famille La Revellière. Il possédait autrefois une chapelle privée dédiée à Sainte Marguerite, démolie, et remplacée par une chapelle édifiée en 1911. Il a servi de dépôt de munitions entre 1940 et 1944. Il est détruit par le feu en 1944 ; 

le manoir de Kerrat ou Kerat (XVème siècle). Siège d'une ancienne seigneurie et propriété de la famille Redoret (Louis de Redoret en 1464), puis de la famille Arradon (Jehan d'Arradon en 1481). Les rangées de boulins servent de pigeonnier ; 

le manoir de Kerbilouët ou Kerbilaouët (XV-XVIème siècle), propriété de Guillaume Guillement ou Guillemet (en 1462), puis de la famille Le Prat et Rio (au XVIIème siècle). Les deux rangées de boulins servent de pigeonnier ; 

le manoir de Roguedas (XVIIème siècle), édifié à l'emplacement d'un édifice primitif daté des XVème et XVIème siècles. Siège d'une ancienne seigneurie. Cette seigneurie très riche possédait 27 tenues et 3 métairies. Propriété successive des familles Malestroit (de 1390 à 1581), Du Bois de La Salle (jusqu'en 1677), La Bourdonnaye (en 1677), Gibon Du Grisso ou de Keralbeau (jusqu'à la Révolution), Arouin-Foulon, Panckouke (en 1867), Bolloré (1919), Hubert de Kernavanois (1932) et Leroux (en 1959). Il est vendu comme bien national en 1794 et restauré en 1985. Il possède une chapelle privée du XIXème siècle. Ce manoir garde le souvenir d'Armelle Nicolas (surnommée "la Bonne Armelle"), décédée en odeur de sainteté et qui y était servante de 1636 à 1671 ; 

le manoir de Kervoyer. Siège d'une ancienne seigneurie. Il possédait autrefois une chapelle privée ;

le manoir de Locqueltas. Siège d'une ancienne seigneurie ayant appartenu successivement aux familles Guillo (Jehan Guillot en 1464), Aubin et Robien (en 1789). Il possédait autrefois une chapelle privée ;

le manoir de Moréac. Siège d'une ancienne seigneurie. Il possédait autrefois une chapelle privée ;

le manoir ou château de Truhélin ou Trévelin (XIXème siècle), reconstruit par la famille Jollivet. Siège d'une ancienne seigneurie nommée Truélin et appartenant successivement aux familles Le Hen ou Lehen (de 1407 à 1513), La Forêt et Luco, puis à de La Landelle. On mentionne un Geffroy Lehen en 1464. L'ancien édifice avait hébergé saint Vincent Ferrier en 1419 ; 

le manoir de Langat ou Langatte. La seigneurie appartenait à la famille Drouet en 1640. Il possède une chapelle privée du XIXème siècle ;

le manoir de Ratz (XIXème siècle). Le corps central date de 1821 ; 

la villa Bagatelle (1878) ;

les moulins à vent de Ponster, de Gras-er-Velin, de Kerbellec (XVIIème siècle), et les moulins à eau du Ponster, du Paluden (XVIIIème siècle). A signaler aussi deux moulins à vent dans l'île d'Irus ; 

A signaler aussi : 

le dolmen de la Roch (époque néolithique) ; 

les villae gallo-romaines de Lodo, Pen-er-Men, Roguedas, Bourgerel, Kervoyer ; 

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ANCIENNE NOBLESSE de ARRADON

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 8 nobles d'Arradon :

Jehan GUILLOT (60 livres de revenu) ;

Harouet BELLEC, remplacé par son fils Jouachim : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge et d'une épée ;

Pierre LE PREVOST (400 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée et d'une vouge ;

Louis de REDORET (200 livres de revenu), remplacé par Jehan de Redoret : comparaît en homme d'armes ;

Ollivier d'ARRADON (200 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Geffroy LEHEN (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée et d'un arc ;

Geffroy de BOTEVEN (20 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une hache ;

Jehan de QUELEN (800 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 8 nobles d'Arradon :

Jehan d'ARADON : comparaît en homme d'armes ;

François du QUELEN : comparaît en archer ;

Jehan TUBOUC, remplacé par Ollivier Garff : porteur d'un paltoc, comparaît armé d'une jusarme ;

Jehanne du CELIER, remplacée par Louis Le Clerc : comparaît armé d'une pertuisane ;

Ollivier du PLESSIX ;

Gilles LEHEN : comparaît en archer ;

Pierre le PRESVOT, remplacé par Jehan des Vaux : comparaît en archer ;

Ollivier BODEVIN : porteur d'une brigandine ;

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