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ARGOL |
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La commune de Argol ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE d'ARGOL
Argol vient du breton « ar » (près de) et « coll » (coudrier).
Argol est une ancienne paroisse primitive. Le territoire dArgol, sous le nom d'Archol ou Arcol, est (selon un acte du Cartulaire de labbaye de Landévennec, p. 157) donné par le roi Gradlon à l'abbaye de Landévennec. A lorigine, Argol est un simple prieuré de Landévennec.
La paroisse de Landévennec est créée à ses dépens, ainsi que celle de Telgruc (avec sa trève La Magdeleine, aujourd'hui en Telgruc). Elle a eu jadis sous sa dépendance et jusquen 1842 la trève de Trégarvan. La paroisse d'Argol dépendait autrefois de l'ancien évêché de Cornouaille. En 1780, cette paroisse, qui était à la présentation de l'abbé de Landévennec, valait 500 livres et ne comportait pas de vicaire.
On rencontre les appellations suivantes : Plebs Arcol (au XIème siècle) et Argoll (en 1405).
Note 1 : En 1800, la population était de 594 âmes, dont 300 communiants, et en 1900 de 1485 habitants. En 1780, le rôle des décimes (Note : Les décimes ou don gratuit, étaient une contribution que le clergé, exempt en principe, s'imposait à lui-même pour subvenir aux besoins de l'Etat. Cet impôt, voté par les Assemblées du Clergé, était réparti par un bureau ecclésiastique sur chaque bénéfice, proportionnellement à l'importance de son revenu. Le total de cette contribution montait, pour le seul diocèse do Cornouaille, à la somme do 25.000 livres en 1780) était de : taxe personnelle du recteur, M. le Garrec (18 livres), la fabrice (7 livres), le Rosaire (2 livres, 12 sols, 6 deniers), trève de Garvan (3 livres 12 sols 6 deniers).
Note
2 :
liste non exhaustive des Prêtres
d'Argol : - Halcun,
prêtre d'Arcol, figure comme témoin aux obsèques de Gradlon, à Landévennec.
- 1468 :
L'annate d'Argol est adjugée pour 10 livres à Jan an Guiriec, clericus, rector
de Argol (Déal.)
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PATRIMOINE d'ARGOL
l'église Sainte-Geneviève ou Saint-Pierre et Saint-Paul (1576-XVIIème siècle). Sainte-Geneviève en est patronne secondaire, depuis 1634 au moins. L'église a été reconstruite entre 1575 et 1641. En forme de croix latine, l'édifice comprend une nef avec bas-côtés de quatre travées. Le clocheton qui surmonte le pignon ouest, sans galerie, est daté sur un linteau de 1582. Le porche sud, reconstruit en 1839, est timbré des armes anciennes remployées de l'un des abbés Tanguy. A l'intérieur, on trouve des statues du XVIIème siècle : saint Pierre, saint Paul, la Vierge-Mère, Notre-Dame de Rochamadour, saint Corentin, sainte Anne et Sainte Geneviève, saint Roch, saint Sébastien, sainte Marguerite, Notre-Dame de Pitié. On voit des fresques murales du XVI-XVIIème siècle. Les retables, chaire et confessionnaux datent du XVIIème siècle. En face de l'église, on peut voir une belle statue du roi Grallon : il s'agit d'une sculpture de Patrig Ar Goarnig ; |
Nota : Ce que l'église offre de plus remarquable à l'extérieur, c'est son clocher dont la base est ornée, à ses angles, de colonnettes à pointes de diamant, et surmontée d'une belle flèche gothique, ayant les caractères de la fin du XVème siècle ou du commencement du XVIème. Les patrons de la paroisse sont saint Pierre et saint Paul, qui ont dans le sanctuaire leurs statues datant du XVIIème siècle. Il existe une autre belle statue de saint Pierre, en Kersanton, le représentant vécu d'une chasuble de forme antique, style XVème siècle, tenant la clef et coiffé de la tiare à triple couronne. L'autel Nord est couronné d'un beau retable XVIIème siècle, à colonnes torses et festons, encadrant une très jolie statue de sainte Geneviève, patronne secondaire de la paroisse. En 1634, un testament fait mention d'un legs « à Notre-Dame saincte Genofeve en l'église d'Argol » (G. 211). Les autres statues anciennes sont celles de la Vierge-Mère, sainte Anne, Notre-Dame de Roc'hamadour et saint Corentin (MM. Peyron et Abgrall - 1902).
l'ancienne
chapelle de la Trinité, en ruines dès 1804. Une croix, dite "Croaz
an Dreinded" et restaurée en 1923, en marque l'emplacement.
«
La chapelle de la Trinité, à l'Est du bourg, sur route de Trégarvan. En
1804, elle était complètement ruine, et à cette époque le Recteur se
propose d'en vendre les pierres pour aider à la réparation de l'église
paroissiale »
(M. Abgrall) | |
l'ancienne
chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle, en ruines dès 1804. Elle est
appelée en 1666 Notre-Dame de Rochamadour. La fontaine subsiste.
« La chapelle de
Notre-Dame de Bonne-Nouvelle, dite en 1666 (H. 10), Notre-Dame de Rochemadou,
était également en ruines en 1804, et se trouvait, croyons-non située au
lieu dit aujourd'hui la Fontaine-Blanche »
(M. Abgrall) | |
l'ossuaire (à quatre arcades et une porte) de lenclos paroissial (1665), restauré en 1922 et 1981. Il a sa façade percée de quatre arcades et d'une porte, avec un bénitier pour asperger les ossements des défunts (M. Abgrall) ; | |
l'arc de triomphe (1659) de lenclos paroissial, restauré en 1906. Il se compose d'une grande arcade centrale en plein cintre avec pilastres cannelés à chapiteaux d'ordre ionique. L'arcade centrale, accostée de deux petites arcades latérales, est surmontée d'un couronnement formé de deux clochetons carrés et d'un grand fronton portant la date de 1659 ; | |
le calvaire du placitre de l'église d'Argol (1593), restauré en 1881 ou 1891. Située dans le cimetière, le socle de granit de la croix porte la date de 1593 et le reste, en kersanton et timbré des armes de l'abbé Jean Brient, porte la date de 1617. Voici ce que disent l'abbé Peyron et Abgrall en 1902 : « la croix du cimetière porte cette date LAN 1593. A sa base est un petit autel en pierre, au-dessus duquel est une Notre-Dame-dePitié, dont la robe et le manteau offrent des plis bien drapés. Deux anges debout soutiennent les bras de Notre-Seigneur et deux autres plus petits, à genoux, recueillent le précieux sang coulant des plaies de ses mains. Sur les croisillons, de chaque côté de Notre-Seigneur en croix, sont les statues de la Sainte-Vierge et de saint Jean, auxquelles sont adossées deux Saintes Femmes, et au milieu, le Sauveur assis, triomphant » ; | |
le calvaire Croas-ar-Mao (XVIIème siècle) ; | |
la croix Croas-ar-Jubile (XVème siècle), restaurée vers 1920 ; | |
d'autres croix ou vestiges de croix : Croaz-an-Dreinded (XVIème siècle), Kélérec (1945), Kerivin (1945), Kernéron (XVIème siècle), Lanvily (1716), Roscoat (XVIème siècle) ; | |
la fontaine Sainte-Geneviève, située à la sortie du bourg ; | |
la fontaine Sainte-Agnès au Merdy ; | |
13 moulins ; |
A signaler aussi :
un menhir de 2,75 m de haut, au sud-est du bourg (époque néolithique) ; | |
le pont de Térénez (1925-1952) ; | |
un tumulus ; | |
une enceinte, située au village du Merdy ; |
Nota : Voici les monuments celtiques mentionnés par M. Le Men dans Bulletin Archéologique, IV, p. 85 : " — A 1 kilomètre du bourg, dans la garenne dite Ar C'hornellou près la Villeneuve, à gauche du chemin qui conduit au passage de Térennez, un dolmen renversé, dont la table, longue de 2 m. 55, large de 2 m. 40 et épaisse de 0 m. 60, reposait sur trois supports ; la hauteur totale était de 1 m. 40. — Dans le Ménez-Han, à 1 kilomètre Ouest de ce dolmen, près d'une maison isolée au Guillidec, un tumulus de 8 mètres de diamètre. — Un dolmen isolé à Talar-Menguen, aux dépendances du village de Treuseulom. — Un dolmen, aux dépendances du village de Keridreu. — Un dolmen renversé, au village de Coatmadiou, dans la garenne dite Goarem-an-Haren, bordant à l'Est la route de Quimper à Lanvéoc. — Un dolmen dans la montagne d'Argol, près du village de Lescoat. — Quatre autres dolmens renversés, dans la même montagne, deux vis-à-vis du rocher du Merdy, un à l'Ouest, l'autre à l'Est. — Un menhir de 2m. 72, sur le versant Nord de la dite montagne, à 1 kilomètre Sud du bourg. — Un menhir haut de 1 m. 60, dans le champ Parc-Lan, à la Villeneuve. — Un autre menhir renversé, à Parc-Hamon, au village de Gasprigent. — Au village du Merdy, dans un vallon marécageux, enceinte (celtique) formant un carré de 60 mètres de côté, défendu par un double retranchement et par une double douve. La hauteur des parapets est de 1 m. 50, dans les endroits les plus élevés. A l'intérieur de l'enceinte, est une motte ou éminence factice, rectangulaire longue de 15 mètres, large de 8, qui paraît avoir été la base d'une tour divisée en deux par un mur de refend. Un retranchement, qui part de l'angle Sud-Est de la forteresse, paraît se rattacher à une seconde enceinte. — Le Bulletin, II, p. 122, signale des substructions romaines dans l'anse de Ster-Vihan, au village do Treseulon (trajectus amnis) sur la rive gaucho de l'Aulne ".
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ANCIENNE NOBLESSE d'ARGOL
Le Gouandour, sr. du Mezros, en Argol : d'argent à trois chouettes de sable, becquées de gueules.
(à compléter)
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