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ANETZ

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La commune d'Anetz (bzh.gif (80 octets) Arned) fait partie du canton d'Ancenis. Anetz dépend de l'arrondissement d'Ancenis, du département de Loire-Atlantique. 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de ANETZ

L'origine du nom d'Anetz est inconnue. Anetz est mentionné au XIème siècle sous le nom de "Ani sedium". D'aucuns pensent que Anetz vient d'agneau (agnus en latin) car l'on trouve Anetz écrit "Agnetz" dans les anciens registres. D'autres prétendent qu'Anetz vient d'Asinus (dénomination qui aurait été donnée par les Païens des premiers siècles).

Le bourg d'Anetz est édifié sur un ancien site gallo-romain. L'an 1104, Guillaume, abbé de Saint Florent(-le-Veil), obtient de Benoît, évêque de Nantes par la Protection d'Alain Fergent, duc de Bretagne, la confirmation de la possession de l'église d'Anetz (Arnet). La maison seigneuriale est le château de Vair, qui en 1100 appartient à Samuel de Vair. Sa fille Laurence, épouse Bernard de Montrelais qui en 1140 est enterré dans l'église de Saint Nicolas d'Angers. La veuve donne ensuite aux religieux de cette maison une masure qu'elle possède à Ingrandes. En 1196, André, seigneur de Varades, lègue par testament dix sols à l'église d'Anetz. Il y avait à Anetz un prieuré. La paroisse a longtemps dépendu de l'abbaye de Saint Germain d'Auxerre. De 1501 à 1565, la paroisse est desservie par 3 ou 4 prêtres à la fois : leurs noms sont ceux des familles nobles du pays (Mabit, Davy, Bernard, Perroteau, Vaillant, Chauveau, Mortier, Barbin, Chaperon, Gautier, ...). Au moment de la Révolution, il y avait deux prêtre à Anetz : PF. Briand et JB. Lambert. De 1779 à 1785, le curé, disait-on, avait pas moins de 6 vicaires.

La famille de Cornulier s'installe au Plessis de Vair en 1664 (Claude Cornulier est conseiller de Louis XIV et président du Parlement de Bretagne). De comté en 1653, la seigneurie devient marquisat en 1683 par Louis XIV et Plessis de Vair devient ensuite le siège du marquisat de Châteaufromont, qui appartient à Charles de la Noue.

Note 1 : la commune d'Anetz est formée des villages : La Chaussée, les Cosniers, Bin-Boire, Belle-Croix, Berluce, Barbinière, du Fresne, la Robinière, des Foucheries, de la Contrie, de la Pannerie, ... En 1863, au village de la Barbinière, est érigée une croix de mission et chaque année on a coutume d'y dresser un reposoir aux Fêtes-Dieu.

Note 2 : Instruction publique à Anetz. — En l'année 1600, Arthur Mabit de la Rafardière fonda un bénéfice dont la dotation se composait d'un capital de 400 livres, de quelques pièces de terre en pré et en vignes. Le titulaire était tenu de célébrer quelques messes et d'instruire la jeunesse (Registre de la fabrique d'Anetz). Cette paroisse étant comprise dans le ressort féodal du marquisat de Château-Fromont, eut sa part dans les générosités du président de Cornulier. Ce grand seigneur appela, en 1733, des soeurs de l'ordre du Saint-Esprit de Plérin, les installa dans une maison à Saint-Herblon et leur donna pour mission de soigner les malades et de faire l'école aux enfants de la contrée. On a la certitude que son institution se soutint jusqu'en 1792, sans cesser de répandre des bienfaits tout autour de Saint-Herblon (Archives départementales, G. 63) (L. Maître).

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PATRIMOINE de ANETZ

l'église Saint-Clément (Moyen Age - 1897 - 1913). Elle est, semble-t-il, de fondation antérieure à 1104 et fut donnée à cette époque à l'abbé de Saint-Florent. Tournée vers l'Est comme toutes les anciennes églises, elle est maintenant en forme de croix latine, car deux chapelles ont été ajoutées vers 1850. Le clocher qui surplombe la grande porte, ne date que de 1739, car en 1738 la foudre détruisit le clocher initial. Le clocher a été reconstruit au XIXème siècle dans le style néo-byzantin. C'est, semble-t-il, pour cela que le curé de l'époque (l'abbé Bidier), fit placer deux statues de Saint Sébastien et de Sainte Barbe, au Grand -Autel : "le 4 décembre 1744, furent par moi, recteur d'Anetz, bénites les 2 statues de St Sébastien et de Ste Barbe, placées au haut du grand autel, pour accomplir le voeu fait par moi et tous les habitants de cette paroisse en célébrant la grand'messe. Que St Sébastien nous protège des maladies contagieuses, et Ste Barbe de la foudre et du tonnerre. Ainsi soit-il. (Bidier, recteur d'Anetz)". La sacristie est incendiée le 2 mai 1783. La chapelle, du côté de l'Evangile (nord), est sous l'invocation de la Sainte Vierge. Edifiée en 1850, elle était décorée d'un tableau disparu représentant la Vierge tenant l'Enfant Jésus et d'une statue de Sainte Anne, toujours à l'église. Cette chapelle est dite aussi chapelle de Vair du nom des seigneurs qui la firent édifier. Le seigneur de la Noué, conseiller du Roi, doyen en son parlement de Bretagne, a été enterré avec une chasse de plomb dans cette chapelle contiguë à l'église paroissiale le 5 janvier 1668. Mais seules les entrailles de messire Claude de Cornulier, marquis de Château Fromont, y furent inhumées. Le corps fut transporté par Barbis, recteur d'Anetz dans l'église de Saint Pierre en la chapelle Saint Clair. Depuis 1700, plusieurs membres de la famille de Cornulier ont été ensevelis dans la chapelle de la Vierge. On y avait d'ailleurs fait installer une cheminée pour faire du feu en hiver. La chapelle du côté Sud (côté de l'Epitre) était à cette époque dédiée à Sainte Emerance. Un tableau du Bon-Pasteur ornait l'autel. L'église n'eut jamais plus de 2 cloches à la fois : les parrains étaient des seigneurs ou des notables, tels Jacques de La Nouë, dame Elisabeth de Vair, Claude Cornulier, dame Renée Hay, Toussaint de Cornulier, dame Marie Charlotte de la Tronchais, Julien Angebault, Marie Charlotte de Sesmaisons (marquise de Cornulier), ... et les cloches portèrent les noms de Clément, Anne, Claude-Renée, Anne-Renée, Marie-Hippolyte, Marie-Charlotte, ... La plus grosse des cloches pèse 500 livres. En 1787, le baptistère se trouvait placé en face de la porte d'entrée du midi, et en 1852, M. Grandin, alors curé, le fait transporter au bas de l'église, sous la tribune. La sacristie est terminée en 1857 d'après les plans de l'architecte M. Faucheux. En 1858, un perron est édifié à la porte latéral-sud de l'église (cela nécessite 47,60 m3 de pierre de grison et coûte 353,60 F). Un nouveau choeur est aménagé par l'architecte M. Perron, et le 15 août 1871, M. l'abbé Prin, curé d'Anetz, peut célébrer la messe dans le nouveau choeur. En 1881, 1882, M. Prin poursuit l'oeuvre de restauration de la vieille église : les plans sont dressés par MMrs Le Diberden, architectes à Nantes et les travaux menés par Mr. Emile Job, entrepreneur à Ancenis. Le transept, les deux chapelles et une travée de la nef sont surhaussés. Le lambris en bois vermoulu est remplacé par une voûte en briques. L'entrée des chapelles renfermant chacune une double travée de voûtes en pierre entr'ouverte par une seule arcade en anse de panier portant les deux arcades gothiques, est restaurée en tuffeau très épais. En 1889, on édifie la dernière travée de la nef, on ouvre une fenêtre de chaque côté et on monte la tribune. L'ancien clocher qui était condamné est jeté à bas puis relevé jusqu'à la chambre des cloches (les travaux du clocher sont mis en adjudication en 1897). Le dallage de l'église est posé par maître Réthoré, des lambris plaqués à la base des murs par maître Plateau et les vitraux également mis en place. Les deux autels sont l'oeuvre de Mr Valet de Nantes et sont bénits en 1903 et en 1904. Comme dans toutes les paroisses anciennes, le cimetière était à l'origine situé autour de l'église et le cimetière actuel, situé à l'Est du bourg, est bénit en 1840 par M. Frenaux, curé d'Ancenis. En février 1890, la croix en bois du cimetière avait été brisée et renversée par un coup de vent : elle sera remplacée par une croix en granit d'un poids de 7000 kg sortit de chez Mr Thomas à Bécon sur Maine et bénite le 1er novembre 1891 (une quête avait permis l'érection de cette croix, d'un coût de 520 F). Une table mémoriale des morts pour la patrie est placée face à la porte d'entrée sud : elle est inaugurée et bénite le 5 novembre 191. Sur le mur nord de la nef, se trouve une pierre tombale ;

le château du Plessis de Vair (XII-XV-XVII-XIXème siècle). Une forteresse est édifiée au XIIème siècle et appartient en 1100 à Samuel de Vair. Cette forteresse est remplacée par un château aux XVIIème (vers 1683) et XVIIIème siècles. Installée dès 1664, la famille de Cornulier possède le château jusqu'en 1869, date à laquelle, il est vendu à la famille Yrigoyen. L'ancien corps de logis du XVIIème siècle est reconstruit au XIXème siècle. Il subsiste quelques vestiges de l'ancien château : une tour ronde du XVème siècle, accolée à une tour carrée du XVIIème siècle. La chapelle privée est réédifiée vers 1687 ;  

Note : Comté de Vair — Cette seigneurie à laquelle furent unies celles du Chaffault, d'Anetz et de Savenières, fut érigée en comté l'an 1653 en faveur de Charles de la Noue qui la vendit dès 1664 à Claude de Cornulier. Vair comprenait alors cinq hautes justices et seize autres juridictions relevaient de ce comté. Le château de Vair, belle et importante construction devenue au XVIIIème siècle la demeure des marquis de Châteaufromont et subsistant encore, se trouve en Anetz : il relevait de la vicomté de Donges, mais la majeure partie de la seigneurie de Vair s'étendait en Saint-Herblon et Mésanger et relevait directement du duché de Bretagne. Dès le XIIème siècle la terre de Vair appartenait à des seigneurs qui en portaient le nom. En 1482 Hervé de Vair la vendit à Sévestre du Chaffault qui la revendit dès 1496 avec sa terre voisine du Chaffault-en-Anetz à Jean de Cardonne, général des finances de Bretagne. Anne de Cardonne légua Vair à Joachim Tissart vers 1540, puis Claudine Tissart, soeur de ce dernier, l'apporta à son mari, François d'Argy vers 1557. Claudine d'Argy, leur fille, fit de même en épousant René du Breil, seigneur de Liré. Mais en 1605, René du Breil vendit Vair et le Chaffault à Guillaume de la Noue et à Anne de Cornulier sa femme. Leur fils Charles de la Noue acheta en 1651 les seigneuries d'Anetz et de Savenières et obtint en 1653 leur incorporation à celle de Vair et l'érection du tout en comté. Le domaine proche de Vair comprenait, outre le beau château de ce nom appelé jadis le Plessix de Vair, les métairies nobles de Rondbuisson, des Pâtisseaux et des Grande et Petite Trimolleries. Parmi les droits féodaux de la seigneurie remarquons que certain vassal devait la veille de Noël fournir des boeufs « pour apporter et mettre le tizon de Noël dans une cheminée du chasteau de Vair ». De son côté le seigneur était tenu d'offrir au charretier « pour deux deniers de pain et une fois du vin ». Notons enfin que le seigneur de Vair avait droit de tenir chaque année deux foires en ses fiefs.

la grange (Moyen Age) située au lieu-dit "La Grange". Il s'agit d'une ancienne grange qui faisait jadis partie d'un prieuré. Ce prieuré dépendait d'une communauté de moines de l'abbaye de Pontron (fondée en 1134) installée à Belligné ;

3 moulins à eau ;

A signaler aussi :

le vivier (XVIIème siècle), situé à La Cour d'Anetz ;

la découverte sur le territoire d'Anetz d'outillage et de mégalithes (époque néolithique) ;

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ANCIENNE NOBLESSE de ANETZ

(à compléter)

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