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ALLINEUC

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La commune d' Allineuc (pucenoire.gif (80 octets) Alineg) fait partie du canton d' Uzel. Allineuc dépend de l'arrondissement de Saint-Brieuc, du département des Côtes d'Armor (Bretagne).

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE d'ALLINEUC

Allineuc vient du breton « an linoc » (linière).

Allineuc est une paroisse primitive, née d'un défrichement d'une ancienne zone forestière appelée forêt de Coetrach, et englobait jadis le territoire actuel d'Allineuc et celui de l'Hermitage-Lorges. Allineuc (Alinec) a une église dès 1330 (Pouillés de Tours, p. 354). Elle est citée comme paroisse dès 1407 (lettres de Jean V, n° 449) et a pour trève L'Hermitage-Lorge jusqu'en 1627. Allineuc relevait jadis de la seigneurie de Quintin et faisait partie du bailliage du Plain.

L'ancienne paroisse d'Allineuc avait pour ressort Saint-Brieuc et pour subdélégation Quintin. Au moment de la Révolution, le duc de Lorge était le seigneur de la paroisse d'Allineuc qui dépendait alors du doyenné d'Uzel. Elle a fait partie de l'ancien comté de Goëlo. Cette paroisse, qui appartient sous l'Ancien Régime au diocèse de Saint-Brieuc, élit sa première municipalité au début de 1790. Le territoire d'Allineuc est diminué à trois reprises :

la paroisse de l'Hermitage est érigée le 27 février 1627 ;

l’enclave du Pavillon en Allineuc est réunie à Gausson par arrêté du 2 avril 1823 ;

3 enclaves situées au voisinage des villages de Kerno et Langavry, en Allineuc, sont réunis à l’Hermitage par arrêté du 28 novembre 1827.

On rencontre les appellations suivantes : Alinoc (vers 1330), Alinet ou Alinec (en 1407), Alineuc (en 1439), Alyneuc (en 1480, en 1513 et en 1536) et Allineuc dès 1645 (archives des Côtes d’Armor, 1E 2357).

Nota : la commune d'Allineuc est formée des villages : la Brousse, Ville-Brûlée, le Bosmeur, le Viziou, etc...

Ville d'Allineuc (Bretagne).

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PATRIMOINE d'ALLINEUC

l'église Saint-Pierre et Sainte-Anne (1604-1735). Suivant la tradition, la première église d’Allineuc aurait été édifiée dans la forêt de Lorges, au lieu dit la belle église, il n’en subsiste aucuns vestiges. C'est un édifice fort irrégulier, qui a subi de grosses réparations à des époques différentes. L'église est restaurée en 1930. Edifice irrégulier, en grande partie de la fin du XVIème siècle, comprenant deux nefs d’égale largeur, séparées par une arcature de six arcades en plein cintre. La nef nord est flanquée d’une chapelle, dite du Rosaire, communiquant avec elle par trois arcades également en plein cintre. Cette chapelle, érigée en vertu d’une autorisation du 25 février 1600, fut bénite sous l’invocation de saint Yves, le 23 mai 1604, et ne prit le vocable du Saint-Rosaire que le 7 septembre 1642. Tous les murs de l’édifice, qui est lambrissé, sont couronnés d’une belle corniche à modillons. Au bas de l’église, clocher carré dont la base porte la date de 1735 ; et, sur la longère sud, porche très bas. Au milieu du XIXème siècle, le pignon est fut refait ; puis, en 1930-1931, l’église fut restaurée sous la direction de M. Le Goaster, architecte. Une partie de la longère sud fut alors reconstruite, la toiture refaite, ainsi que le haut du clocher et la flèche couverte d’ardoises qui le surmonte. Mobilier : Maître-autel et autels latéraux du XVII-XVIIIème siècle ; chaire du XVIIIème siècle, de style un peu bâtard, dont les panneaux ont probablement été restaurés : statues du XVIIIème siècle de saint Pierre, sainte Vierge, sainte Anne, saint Joseph, saint Joachim, sainte Marguerite, sainte Philomène ; statuette moderne de saint Yves (R. Couffon) ;

la chapelle Saint-Adrien (XVIIIème siècle). Edifice lambrissé comprenant une nef avec chapelle au nord et paraissant du XVIIIème siècle. Mobilier : Statues du XVIIIème siècle de la sainte Vierge, saint Adrien, saint Laurent, saint Louis et saint Roch ;

le chapelle de la Porte d'Ovain ou Porte-d'Ohain ou Dohen (1733). Construite en même temps que le château, en 1733. Edifice de plan rectangulaire avec chevet à pans coupés sur lequel s’ouvre au nord la chapelle funéraire de la Maison de Kermel et Cavelier de Cuverville ;

la chapelle Sainte-Anne de Langavry (1896-1897). Petit édifice rectangulaire moderne et lambrissé. La bénédiction de la première pierre eut lieu le 2 août 1896 et celle de la chapelle le 4 juillet 1897. Architecte : M. Le Guerrannic. Mobilier : Statue moderne de saint Quay ;

la chapelle Notre-Dame de Bon-Secours de Kergonan. De plan rectangulaire. Bâtie en 1707 par les principales familles du village, elle tombait en ruines en 1872 et fut reconstruite en 1880 sur les plans de M. Gustave Fraval, ingénieur E. C. P., qui en fut l’architecte bénévole. La bénédiction en eut lieu le 5 septembre 1880. Elle renferme les statues du XVIIIème siècle de la sainte Vierge et saint Gildas (R. Couffon) ;

l'ancienne chapelle Saint-Armel, près de la Ville-Gerbée. Mentionnée encore au XVIIIème siècle, elle est aujourd’hui détruite ;

l'ancienne chapelle de Cararon, également mentionnée au VIIIème siècle et détruite ;

le calvaire (XVIIème siècle), situé jadis dans l'enclos paroissial de l'ancien cimetière ;

la croix de Langavry (1790) ;

le château de la Porte d'Ovain ou Dohen (1733). La famille de Cuverville, originaire de Normandie, s'est établie à la Porte d'Ohain, à la fin du XVIIIème siècle ;

les manoirs de Cararon (1707) et du Vizieu (1642) ;

le manoir de Kerfagot (1713). Le domaine de Kerfagot appartient à Jean Le Tabareuc en 1513 et à Julien Caremar en 1569 ;

le manoir du Grand-Bosméléeac ou Bosméléac (1707). Le domaine appartient à Eon Le Gouri puis à Jean Le Gouri en 1513 .

les maisons de Langavry (1630), Leffo (1666 et 1692), de Kerno (1712 et 1744), du Fonteny (1715), de la Ferrière (1674), de Kerruault (1628 et 1729), de Keribet (1728) ;

les fermes du Vizieu (1670), du Petit-Bosméleac (1755) ;

la fontaine Sainte-Anne de Langavry (1691), restaurée en 1922 ;

A signaler aussi :

le menhir du Moulin de la Brousse (époque néolithique) ;

le retranchement du Mont Bara (époque protohistorique).

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ANCIENNE NOBLESSE d'ALLINEUC

Les maisons nobles d'Allineuc étaient : les Landes (à Jean Rolland en 1500), Toulnon ou Toulmain (au comte de Laval qui possédait aussi Saint-Armel en 1513 et 1536), la Villeneuve (à Jacques Rolland en 1513, et à Marie de Languyouez en 1536), Lardon ou Lourdon (à Guillaume de Gouedinc en 1513, et à Julien Daniel ou Damel en 1536), le Parc (à Guillaume Duault en 1536), Cararon, la Porte-Dohen, Kertinguy et la Douve.

Lors de la réformation du 20 mars 1536, sont mentionnées plusieurs maisons nobles d'Allineuc : Toulmain et Folyneuse (au sieur de Laval), La Villeneuve (à Marie de Languyouez, dame de Kerdelan ou Kerderan), Lourdon et Le Cours (à Julien Damel et son épouse Julienne Halna). En 1513, La Villeneuve appartient à Jacques Rolland (sieur de Kerderan) et Lourdon appartient à Guillaume de Gouedinc.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc de 1480, on comptabilise la présence de 3 nobles d' Allineuc :

Guillaume DE GOUEDINC (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Guillaume LE GOURY (10 livres de revenu) : porteur d'une salade (casque) et comparaît armé d'une vouge ;

Jehan LE TABAREUC (5 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

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