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Bienvenue chez les Aigrefeuillais

AIGREFEUILLE-SUR-MAINE

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La commune d'Aigrefeuille-sur-Maine (pucenoire.gif (870 octets) Kelenneg ar Mewan) est chef lieu de canton. Aigrefeuille-sur-Maine dépend de l'arrondissement de Nantes, du département de Loire-Atlantique. 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE d'AIGREFEUILLE-SUR-MAINE

Aigrefeuille-sur-Maine vient du latin "acrifolium" (houx) et du celtique "mad" (répandre) et "uenna" (eau qui déborde). 

A Aigrefeuille-sur-Maine, des traces de l'époque gallo-romaine se rencontrent au lieu-dit "La Chaussée" où passait jadis la voie romaine Nantes-les Sorinières et au lieu-dit "La Ville" qui devait être une grande villa au II-IIIème siècle.  

Une commanderie de Templiers s'implante à partir de 1250 à Aigrefeuille-sur-Maine au lieu-dit "La Chaussée". Au XVIIIème siècle, pendant la Révolution, Aigrefeuille-sur-Maine, placée sur une grande route importante est vingt fois prise et reprise par les deux parties. Son église est endommagée ainsi que la chapelle Saint-Sauveur et plusieurs maisons du bourg. Les archives de la mairie sont la proie des flammes. 

Après avoir surpris et battu les républicains à Montaigu, Charette les poursuit jusqu'à Aigrefeuille-sur-Maine. Beysser, qui commande alors les Bleus, s'arrête blessé dans le bourg. Trois jours après, le 27 septembre, le général Canchaux arrive avec son corps d'armée à Aigrefeuille-sur-Maine et il place son avant-garde au Pont de Remouillé. Début 1794, Charette, avec 3000 hommes se rassemble près d'Aigrefeuille-sur-Maine afin d'escorter un convoi destiné à Stoffet. En traversant la route entre Aigrefeuille-sur-Maine et Montaigu, les Républicains commandés par Travot prennent le convoi. En brumaire an IV, le 8ème bataillon de la Sarthe occupe Aigrefeuille-sur-Maine. En 1828, la duchesse de Berry passe à Aigrefeuille-sur-Maine.

On rencontre les appellations suivantes : G. de Acrifolio, Acrifolium, Agrefolum, Agrefoille, Egrefein.

Note 1 : les Charettes, seigneurs de Montbert et de La Guidoire, sont de hauts personnages de l'histoire nantaise. Ils ont donné sept maires, de nombreux hommes de loi, et ont signé : Charette de Montbert, Charette de La Gascherie, Charette de La Contrie. Jacques de Charette, décédé le 25 février 1677, est maire de Montbert. En 1647, Jean de Charette, seigneur de La Guidoire, est inhumé à Nantes (mais ses entrailles sont déposées en l'église de Montbert et son coeur en celle d'Aigrefeuille-sur-Maine). Gilles de Charette, marié à Marie de Montigny, donne à la paroisse d'Aigrefeuille-sur-Maine, le terrain sur lequel est bâtie, en 1714, la chapelle de Saint-Sauveur. L'héritière de La Guidoire, Claire de Charette, épouse, en 1745, Henri d'Avaugour, seigneur de Clisson, descendants des ducs de Bretagne. Cette dame, qui vivait surtout à la Cour, vend en 1757, d'une part, La Brenière (située à Montbert) aux de Menou et d'autre part, La Guidoire (située à Aigrefeuille-sur-Maine) aux Tollenare, négociants à Nantes et une des plus riches familles de l'Ile Feydeau.

Note 2 : liste non exhaustive des maires d'Aigrefeuille-sur-Maine : Jean Roch (sous l'Empire), J. B. Roumain du Plessis, Mispreuve de La Guidoire (sous la Restauration), ....

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PATRIMOINE d'AIGREFEUILLE-SUR-MAINE

l'église Notre-Dame (1898-1900), édifiée par l'architecte Bourgouin. La première pierre est posée le 25 mars 1898 et bénie le 7 août 1898. Les cloches datent de 1901. L'église est consacrée le 26 septembre 1950 par Mgr Villepelet. L'orgue, œuvre de Le Logeais, date de la fin du XIXème siècle. L'autel et le retable datent de la fin du XIXème siècle. La pierre tombale de Jean Roch date de 1809. La pierre tombale de Jeanne Barguerie date de 1815. Les vitraux modernes sont l'oeuvre de la maison Dagrande (Bordeux). Les seigneurs d'Aigrefeuille avaient jadis les prééminences de l'église d'Aigrefeuille-sur-Maine avec banc et accoudoir, enfeu, lisière et armoiries ;

la chapelle Saint-Sauveur (1714). Le 11 mars 1704 et le 3 août 1705, Julien Doué aurait vu, dit-on, la Vierge et Jésus (sous les traits d'une dame demandant l'aumône et d'un mendiant). Le terrain est un don de Gilles Charrette (époux de Marie de Montigny),. La construction de la chapelle est financée par Olivier La Chapelle. La chapelle est bénie le 6 août 1714. Elle est détruite durant la Révolution puis restaurée et reconstruite en 1804 ;

la croix des Tenauderies (1936), située route de Château Thebaud ;

la croix (XIXème siècle), située au n° 16 route de Vieillevigne. Cette croix est en fer forgé ;

la croix des Gastines (1869), œuvre de Joseph Villaine. Située route de Château-Thébaud, elle a été édifiée par la famille Peneau et bénie le 5 décembre 1869 ;

le château de la Guidoire (XVIII-XIXème siècle). Il s'agit du siège de la seigneurie d'Aigrefeuille-sur-Maine (dont le siège se trouvait d'abord à La Ville) qui a le rang de châtellenie. On y trouve une orangerie (XVIIIème siècle) et une chapelle privée, édifié en 1762 par Mme de Tollenare et dédiée à sainte Thérèse d'Avila. Propriété de Jehan de la Cheverue (en 1380), de Guy de La Chapelle, de la famille Charrette de La Gascherie (de 1609 à 1757), de Mme Descamps, veuve de Charles de Tollenare (en 1757) et des familles Mispreuve, Cormier de la Roche, Du Bourg. René de Charette fait l'acquisition du domaine en 1609 ;

l'auberge du Grand-Cerf (XVII-XVIIIème siècle). Cette auberge est encore appelée "auberge des Trois Rois Mages" en 1750, puis "Pignon Blanc" durant la Révolution ;

la maison Roblin (XVI-XVIIIème siècle). Elle servait d'auberge au XVIIIème siècle et se nommait "La Belle Etoile" ;

le pont de Guideau (vers 1790). Ce pont est élargi en 1890 puis dans les années 1960-1970 ;

le lavoir (XIXème siècle), situé à La Savarière ;

le moulin des Epinettes (XIXème siècle) ;

le moulin du Reuzard ou Rinsard (XVII-XVIIIème siècle) ;

le moulin de la Vieille Ecluse (XIVXVème siècle). Ce moulin était au XVème siècle, la propriété des Carmélites des Couëts ;

les vestiges du moulin à vent de la Croix-Moutard (XVIIIème siècle). Il cesse de fonctionner vers 1820 ;

les anciens moulins aujourd'hui disparus : Bernard, Pont-Guidereau ;

A signaler aussi :

la porte (XVI-XVIIème siècle), située 9, place de l'Eglise ;

la porte du presbytère (1760), située Chemin des Tanneries ;

le puits du presbytère (XVIIème siècle) ;

le puits (XVIII-XIXème siècle), situé rue de la Chapelle ;

le domaine de La Chaussée, au temps des Templiers. Avec ses neuf métairies, il enrichit par la suite le prieuré des Carmélites des Couëts. En 1769, les prix de location étaient : Branchetière (506 livres), Préaudière (298 livres), Milsandière (434 livres), Basse-Rivière (422 livres), Haute-Rivière (323 livres), Triaudière (327 livres), Huperie (304 livres), Relipière (362 livres), Guiltière (288 livres). Tous ces biens d'église trouvèrent des soumissionnaires en 1791 ;

le domaine du Plessis. Propriété des Roumain, puis des Harmange ;

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ANCIENNE NOBLESSE d'AIGREFEUILLE-SUR-MAINE

La châtellenie d'Aigrefeuille : La paroisse d'Aigrefeuille-sur-Maine, si gracieusement baignée par la Maine aux pittoresques méandres, formait au moyen-âge une seigneurie qualifiée de châtellenie. Cette seigneurie dut donner son nom à une famille dont l'histoire nous est inconnue, mais que représentait encore en 1359 Amaury d'Aigrefeuille, écuyer et seigneur d'Aigrefeuille (De Cornulier, Dictionnaire des Terres du Comté Nantais).

Au siècle suivant les sires de Cheverue possédaient la châtellenie d'Aigrefeuille. François de Cheverue, en effet, seigneur dudit lieu et d'Aigrefeuille, écuyer à la cour du duc de Bretagne, abandonna en 1454 au Chapitre de Nantes certain droit qu'il prétendait avoir sur les dîmes de Vallet (Archives de Loire Inférieure, G 240). Jean de Cheverue, sire d'Aigrefeuille, épousa Jeanne de Coëtlogon et laissa sa seigneurie à son fils Gilles. Celui-ci, grand pannetier de Bretagne et de la reine Claude, décéda vers 1528, ayant eu au moins deux enfants Claude et Isabeau. Claude de Cheverue fit hommage au roi pour sa terre d'Aigrefeuille en 1539 et 1548 ; mais il mourut sans postérité et sa succession passa à son neveu Pierre Heaulme, fils d'autre Pierre Heaulme et d'Isabeau de Cheverue. Ce Pierre Heaulme, mari de Renée Grimaud, seigneur de la Rousselière et d'Aigrefeuille, fit hommage au roi pour cette dernière seigneurie le 9 novembre 1566 (Archives de Loire Inférieure, B 1007 et 1008). François Heaulme en 1578, puis Charlotte Heaulme en 1596 possédèrent ensuite Aigrefeuille. Cette dame épousa : -1° Guy de la Chapelle ; -2° Louis de Hénault ; -3° Jean de Launay ; ce fut durant son second mariage qu'elle vendit Aigrefeuille, par contrat du 7 janvier 1609, à René Charette et Renée de la Bouexière sa femme (Généalogie de la maison de Charrette). L'acquéreur d'Aigrefeuille, déjà seigneur de Montebert et maire de Nantes, rendit aveu au roi pour sa nouvelle seigneurie en 1619 ; il mourut en 1621 et fut inhumé au couvent des Jacobins de Nantes (Livre doré de Nantes). Son fils cadet Jean Charette devint alors seigneur d'Aigrefeuille et fit hommage au roi pour cette terre le 18 mai 1639. Il décéda le 6 février 1647 en sa maison de la Brenière ; son corps fut transporté chez les Jacobins de Nantes, son coeur déposé en l'église d'Aigrefeuille et ses entrailles en celle de Montebert (Archives de Loire Inférieure, E 2, 828). Il ne laissa point, parait-il, de postérité, car sa succession fut recueillie par son frère aine, René Charette, seigneur de Montebert, marié en 1635 à Charlotte Cornulier. René Charette rendit hommage au roi pour Aigrefeuille en 1658 ; sénéchal et maire de Nantes en 1636, il mourut en 1669 et fut inhumé en l'enfeu de sa famille au couvent des Jacobins (Livre doré de Nantes). Son fils Jacques Charette, seigneur de Montebert et d'Aigrefeuille, maire de Nantes en 1668 et premier président à la Chambre des comptes de Bretagne en 1673, décéda en 1677, laissant veuve Jeanne de Monthullé qui, le 22 janvier 1679, rendit aveu au roi pour sa châtellenie d'Aigrefeuille (Archives de Loire Inférieure, B 1009). Gilles Charette, fils des précédents, seigneur de Montebert et d'Aigrefeuille, et Marie de Montigny, sa femme, firent hommage au roi pour Aigrefeuille en 1717 ; ce seigneur mourut à Nantes en 1724 et sa veuve à Paris en 1751. Ils avaient eu deux fils, René Charette, seigneur de Montebert mort en 1752 et Gilles Charette, seigneur d'Aigrefeuille, tué à la guerre dès 1742 (Généalogie de la maison de Charrette). A la suite de tous ces décès la famille Charette vendit la seigneurie d'Aigrefeuille, le 27 avril 1757, à Thérèse Descamps, veuve de Charles Tollenare et à Louis Tollenare, son fils, négociants à Nantes. Ces derniers en firent hommage au roi le 1er juillet 1774 (Archives de Loire Inférieure, B 1004 et 1052).

Châtellenie d'ancienneté, Aigrefeuille avait dès le XVIème siècle et conserva jusqu'à la fin le manoir de la Guidoire pour chef-lieu. La seigneurie se composait de trois principaux fiefs : Aigrefeuille, la Guidoire et le Marzellay ; elle relevait directement du roi à cause de sa châtellenie de Touffou, avait une haute justice exercée au bourg d'Aigrefeuille-sur-Maine et des fourches patibulaires à trois piliers ; elle comprenait enfin la majeure partie de la paroisse d'Aigrefeuille-sur-Maine. Il était dû au roi une rente de sept sous, appelée le manger du roi, mais le seigneur du Grasmouton, sergent féodé de Touffou, devait venir lui-mêmne la réclamer au sire d'Aigrefeuille, le jour de saint Vincent, à l'issue de la messe paroissiale et au bourg d'Aigrefeuille-sur-Maine (Aveu d'Aigrefeuille en 1679).

Dans ce même bourg appartenaient au seigneur d'Aigrefeuille un marché tous les mercredis et cinq foires par an, aux fêtes de Saint-Nicolas de mai, Sainte-Marguerite, Saint-Mathieu, Saint-Barnabé et Saint-Nicolas d'hiver. Outre les droits adhérents à ces marchés et foires, le sire d'Aigrefeuille avait un droit de coutume sur toutes les marchandises « passant et repassant en ladite paroisse d'Aigrefeuille ».

Le même seigneur avait les droits de fuie, garenne, moulin et four à ban ; — les prééminences de l'église d'Aigrefeuille avec banc et accoudoir, enfeu, lisière et armoiries, et la présentation de la chapelle de la Navarière ; — un droit de pêche en la rivière de Maine « ô toutes sortes de retz et engins » ; — quelques dîmes et diverses rentes féodales (Aveu d'Aigrefeuille en 1679). Il jouissait aussi du pouvoir de faire les derniers mariés de la paroisse courir la quintaine, et du droit de lancer, certain jour de fête, une soule au peuple à la grande joie des jeunes gens.

Plusieurs terres en Aigrefeuille relevaient de la châtellenie et leurs possesseurs étaient tenus à certaines redevances au seigneur : ainsi le propriétaire de la Clavelière devait cinquante anguilles le jour de Noël, — et celui de la Ville une lamproie le premier dimanche de carême, une paire de gants à la Pentecôte et un épervier ou une maille d'or pour rachat (Aveu d'Aigrefeuille en 1679).

Le domaine proche de la seigneurie d'Aigrefeuille se composait de la maison noble de la Guidoire, qui subsiste encore, et de ses dépendances comme jardins fuie, étang, vignes et bois ; — des métairies de la Fumelière, la Bourderie, la Vrezière et les Haute et Basse Chèzes — des deux moulins à eau de Ruzart sur la Maine et d'un moulin à vent proche le bourg, etc. (Aveu d'Aigrefeuille en 1679) (abbé Guillotin de Corson).

(à compléter)

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