Web Internet de Voyage Vacances Rencontre Patrimoine Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Bienvenue ! 

ABBAYE SAINT-MAURICE DE CLOHARS-CARNOET

  Retour page d'accueil       Retour page Monastères   

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Abbaye Saint-Maurice de CLOHARS-CARNOET - Clohars-Carnoët

L'abbaye Saint-Maurice ou l'abbaye de Carnoët (Abbatia Sancti Mauritii Carnoetensis) est fondée au XIIème siècle (vers 1170) par saint Maurice, abbé de Langonnet dès l'âge de 30 ans. Il s'y établit avec douze religieux. Saint-Maurice Duault naît en 1115, au village de Groshaner ou Croixanvec, en Noyal-Pontivy, comté de Porhoët et meurt le 29 septembre 1191. Le revenu annuel de l'abbé de Saint-Maurice était jadis de trois mille francs. Hervé de Cabocel succède à saint Maurice et il est gratifié de plusieurs biens par les seigneurs du pays. Il vit encore en 1220. Guillaume fait confirmer par le pape Honorius II les donations faites à son monastère. La bulle est du 30 août 1225. Bernard est abbé l'an 1249, suivant l'ancien catalogue. Rivallon Posthec lui succède, et vit encore en 1276, suivant le même catalogue. Il est inhumé dans le chapitre. Albéric meurt le 10 octobre 1295, selon l'obituaire de Quimperlé. Le catalogue lui donne pour successeurs : Simon, Henri de Pochaer et Guillaume, auteur de la Vie de saint Maurice, et abbé en 1323. On trouve ensuite Guillaume de Keresper, qui fait le choeur et ses ornements en 1407, puis Guillaume de Keranguen, abbé le 22 avril 1421. Guillaume Derrien ou Derien est abbé en 1458 et en 1464, et rend aveu à Geoffroi de Plusquellec, seigneur de Kerlisien, en 1453. Henri de Coistreu fait faire les chaires du choeur en 1472, rend aveu à Jean, seigneur de Coetqueveren, en 1468, et à Riou de Rosmadec en 1478. Jean Kerdeffrec'h est maintenu en possession de l'abbaye de Saint-Maurice par lettres enregistrées à la chancellerie en 1479. Il assiste, le 14 octobre 1480, à la première entrée de Guy du Bouchet, évêque de Quimper. Bizien de Kerampuil fait faire, en 1506, une croix de vermeil. Il rend aveu à Jean de Malestroit, seigneur de Pontcallec, en 1500. Pierre Corre, bachelier en théologie, tient le siége abbatial au moins depuis 1509 et jusqu'en 1520. Il rend aveu, en 1515, à Olivier de Planc, seigneur de Kerguegant. Louis du Pou succède à Pierre Corre. Mais il a un compétiteur en la personne de frère Yves de Bouteville, qui est maintenu le 1er juin 1521. Frère Louis du Pou obtient un relèvement le 7 juillet 1526, et il semble qu'il gagne son procès, son nom ayant été mis au catalogue des abbés. Il donne procuration, en 1527, pour rendre hommage au seigneur de Quimen. Jean de Kerdeffrec'h suit Louis du Pou dans les catalogues. Michel de Coetlogon dispute à ce dernier la possession de l'abbaye mais il est maintenu en 1529. Il est débouté le 8 mai 1533, Jean de Kerdeffrec'h meurt en 1541 après avoir fait serment de fidélité au roi le 8 juillet. Jean du Staer obtient l'abbaye en commende en 1541, et il y est maintenu contre frère Guimart de Kerastoi, frère Louis du Dresnay, frère Jean du Quellenec et frère Guillaume Sauvage qui aspiraient à cette place. Il n'en jouit pas longtemps, étant mort dès l'an 1543. Michel Jacob fait serment de fidélité au roi en 1543, comme abbé commendataire de Carnoët, et meurt en 1553 ou se démet, car il semble vivre encore en 1554. Toussaint Barrin tient l'abbaye en 1554 par le crédit du connétable de Montmorency dont il était domestique. Jean Eude jouit des revenus de l'abbaye depuis 1557 et jusqu'en 1578, date à laquelle il la cède à son frère. En 1557, Jean Eude du Vivier qui fait serment de fidélité au roi, commence à vendre les terres de l'abbaye et passe au protestantisme. Il s'empare des cloches de l'église pour en faire des canons et laisse la place à son frère, recteur de Moëlan. Richard Eude est pourvu de l'abbaye en 1578, sur la résignation de son frère, et meurt le 22 octobre 1583. Pierre de Vieux-Chastel est pourvu de l'abbaye en 1583, et répare les bâtiments de son abbaye, qui ont été très négligés par ses deux prédécesseurs. Il est tué au mois de septembre 1590 par des paysans armés. Frère Guillaume de Launai ou Launay, religieux dominicain et docteur en théologie, prédicateur et confesseur du duc de Mercoeur, est fait abbé de Saint-Maurice en 1593, et prête serment de fidélité dans la Chambre des Comptes de Nantes en 1595. Ayant été fait prisonnier, il est conduit au sieur de Saint-Luc, lieutenant du roi en Bretagne. Pendant sa captivité, il résigne son abbaye à frère Olivier de Mur, religieux de Bégard (ou Bégar), qui obtient ses provisions en 1599, mais à peine Guillaume de Launay est-il en liberté, qu'il révoque ce qu'il avait fait, et rentre en possession de son abbaye. Il fait serment de fidélité au roi en 1604, et assiste aux Etats de Rennes en 1608. Nicolas Druais succède à Guillaume de Launay, meurt en 1616, et il est inhumé dans le presbytère de son église. Guillaume Riou est nommé en 1616. Il travaille beaucoup à rétablir le temporel de l'abbaye, et meurt le 30 septembre 1641. Il est inhumé devant le maître-autel de son abbaye. Il avait assisté aux Etats de Vannes en 1619. Les bâtiments abbatiaux sont reconstruits au XVIIème (sous le règne de l'abbé Guillaume Riou) ou au XVIIIème siècle, mais on y conserve la salle capitulaire du XIIIème siècle. André Gaudesche, religieux de Fontaine-Daniel, dans le diocèse du Mans, est nommé en 1641, et comme il avait embrasé l'étroite observance, il l'introduit dans son abbaye. Il meurt le 23 septembre 1650. Pierre Cheve ou Chevé, sous-prieur de Saint-Maurice, et auparavant religieux de Prières, est nommé en 1650 et il est le dernier abbé régulier. Pierre-Guillaume de la Vieuville ou Vieuxville-Pourpris, doyen de la cathédrale de Nantes, assiste aux Etats de Nantes en 1681, comme abbé commendataire de Saint-Maurice. Il devient évêque de Saint-Brieuc en 1721 et meurt en 1727. N. de La Bourdonnaye est pourvu de l'abbaye au mois de janvier 1728. N. de Regnon du Page est nommé à Carnoët en 1742. Il était chanoine de l'église de Nantes, archidiacre de La Mée et vicaire général. Il meurt semble-t-il, en 1780. Le dernier abbé du monastère se nomme Jérôme-François de Keroulas, chanoine de Léon, nommé aux fonctions abbatiales, en 1780. Il est dépouillé de ce bénéfice en 1790. En 1790, il ne reste que 3 religieux. L'abbaye Saint-Maurice est vendue comme bien public au chirurgien Lohéac, puis à Léon Lorois qui transforme l'abbaye en château et rétablit le pardon de Saint-Maurice en 1884. Après la Seconde Guerre mondiale, les propriétaires préfèrent abandonner les ruines et les pierres du château sont utilisées par les Ponts et Chaussées à la construction du premier pont sur la Laïta.

 © Copyright - Tous droits réservés.